Orpheline de sa
candidate Ségolène Royal, Najat Vallaud-Belkacem n’a pas mis longtemps à se
ranger derrière le vainqueur de la primaire citoyenne. Jeudi dernier, France
Inter annonçait sa nomination au titre de porte-parole de François Hollande,
preuve que le futur adversaire de Nicolas Sarkozy sait laisser quelques places
de choix à celles et à ceux qui ont soutenu son ex-compagne.
Bien sûr, Najat
Vallaud-Belkacem aurait préféré la victoire de sa championne. Certains la
voyaient déjà décrocher un maroquin en cas d’installation de Ségolène à
l’Elysée. Aujourd’hui, elle ne se fait plus guère d’illusions. Son espoir
réside beaucoup plus dans la possibilité de décrocher une bonne circonscription
pour les futures législatives. Comme l’ont raconté Les Potins, elle
a un moment lorgné sur Villeurbanne où la députée sortante Pascale Crozon était
prête à jeter l’éponge. Le maire Jean-Paul Bret s’y est formellement opposé.
Pour être sûr de ne pas voir débarquer sur ses terres cette proche de Gérard
Collomb, il a même convaincu Pascale Crozon de repartir au combat.
Autre hypothèse un
temps caressée par Najat, une candidature dans la circonscription de Jean-Jack
Queyranne. Le président du conseil régional sera concerné par les règles du PS
sur le non-cumul des mandats. Il va devoir choisir entre la présidence de la
Région et son siège de député. Mais, même s’il abandonne le Parlement, la
bataille est loin d’être gagnée d’avance pour Najat ; elle devrait d’abord
convaincre les militants socialistes de la préférer à Annie Guillemot. La
mairesse de Bron l’a officiellement annoncé ; elle se verrait bien elle
aussi briguer la succession de Queyranne.
Il existe toujours une
possible candidature dans la quatrième circonscription du Rhône. C’est-à-dire
dans celle dont Dominique Perben est le député et qui passe pour être
ingagnable par la gauche. En 2007, Najat y a déjà tenté sa chance. Malgré ce
qui a été alors considéré comme un excellent score, elle avait été largement
battue (56,5% contre 43,5%) par l’ancien ministre des Transports.
Selon certaines
confidences, Najat regarderait du côté de la Saône-et-Loire. Elle se verrait
suppléante d’Arnaud Montebourg, persuadée qu’il fera son entrée au gouvernement
en cas de victoire aux présidentielles. Elle y gagnerait son billet pour
l’Assemblée nationale.
Un élément plaide en
faveur de cette hypothèse : Najat entretient grâce à son mari Boris
Vallaud d’excellentes relations avec Montebourg. Celui-ci n’est autre que le
directeur général des services du conseil général de Saône-et-Loire que préside
Montebourg.
Gérard Angel