La scène se déroule dans le 8e. Ce jour-là, ce sont les associations qui sont en débat pour les régionales. C’est un peu à l’image de la campagne.
jeudi, mars, 2010
Dur, dur pour les remplaçants
Par gérard Lespotinsdangele le jeudi, mars, 2010, 15:41 - Blog des potins
Verni soit qui mal y pense
Par gérard Lespotinsdangele le jeudi, mars, 2010, 14:39 - Souvenirs souvenirs
Chaque semaine Les Potins d’Angèle refont le portrait des personnalités lyonnaises, et pour beaucoup moins cher que la chirurgie esthétique : 2 euros.
De la même manière, le résultat est parfois déconcertant, mais tant que les victimes s’efforcent, dans la vraie vie, de ressembler à leur caricature, tout va bien. On finirait même par se dire qu’ils sont pires en vrai.
Lundi soir au Cintra (à lire ici et à voir là), Les Potins avaient convié les élus lyonnais à un auto pince-fesse en forme de vernissage. Les dessins de Castillon et Fiche ornaient les murs, les vrais gens passaient devant. Il s’agissait de déterminer qui de la caricature ou du modèle était le plus ressemblant.
Castillon était aux anges. Pour une fois il avait toutes ses cibles préférées à portée de main. Armé de son carnet à dessins il croquait tout ce qui passait, avec la gourmandise d’un François Turcas devant un buffet de Pignol.
Très à son aise, Gérard Collomb avait l’air de s’inaugurer lui-même, un peu comme s’il était ses propres berges du Rhône. Il en profita pour souhaiter vingt ans de bonheur aux Potins, ainsi qu’à lui même à la tête de la ville. Au grand désespoir de Nora Berra, effondrée.
Queyranne, en pleine biennale d’art contemplatif, se découvrait en « Président des Brosses » et philosophait sur Pierre Desproges qui n’avait pourtant jamais vu un peigne.
Nora Berra, de plus en plus dame du monde, voulait se concilier les faveurs d’Angel Boss en lui offrant un portrait de lui-même, mi-ange, mi-démon. Angel Boss, patelin complimentait tout le monde mais, même quand il fait patte de velours, le matou garde ses griffes.
Tout le monde était venu. La droite, la gauche et la plupart des centres. On aperçût Michel Havard, sous un feuillage, près d’une plante en pot et de beaucoup d’autres qui croyaient ne pas l’être.
Le fan-club parisien de Nora Berra, découvrant le microcosme lyonnais avec l’air d’un énarque parachuté par erreur au milieu de la Ferme Célébrités.
Emmanuel Hamelin remontant la foule comme un saumon en période de frai... trop tard, les listes sont faites.
Richard Brumm, satisfait que le cocktail ne coûtât rien au contribuable renonçant du coup à compter les cacahuètes. Roland Bernard, passant de bras en bras, comme s’il n’en finissait pas de fêter sa légion d’honneur. Jean-Yves Sécheresse, en loden de gauche, tenue de rigueur des festivaliers d’hiver. Fabienne Lévy, en manteau lamé argent, prête à servir de porte anti-feu en cas d’embrasement généralisé. Aucun risque.
Au bar, le patron Jean-Michel Muller avait respecté scrupuleusement les équilibres politiques de cette ville raisonnable : 50/50, les kirs à droite, les communards à gauche. Et bien sûr, selon la stratégie dite du cross-over, la droite se jetait sur le communard pendant que la gauche se tapait le kir.
Tout le monde embrassait tout le monde, dans une grande papouillerie chaleureuse qui aurait presque fait oublier la distribution de ramponneaux au conseil municipal une heure plus tôt.
Tout le monde ? Non. Un petit îlot de centrisme résistait encore et toujours aux convenances : Azouz Begag n’était pas venu. La réincarnation facétieuse d’Edouard Herriot reculant devant le mâchon ! Et en plus au Cintra ! Il est vrai que cette respectable maison n’a jamais vu passer un tabouret Ikea. Mais après avoir vu et revu tous les dessins, dans un grand élan d’hypocrisie consensuelle, chacun déclarait trouver très drôle le clown qui lui ressemblait et se consolait en se disant qu’il existe une chose bien pire que d’être caricaturé. C’est de ne pas l’être.
Timéo Danaos
JO divers...
Par gérard Lespotinsdangele le jeudi, mars, 2010, 14:32 - Souvenirs souvenirs
mercredi, mars, 2010
Les Potins sont sortis
Par gérard Lespotinsdangele le mercredi, mars, 2010, 22:24 - Blog des potins
Au sommaire du nouveau numéro des Potins:
- Tour Auto: le Parc de la Tête d'Or transformé en vaste parking
- Budget du conseil général: Mercier risque d'être emprunté
- Psychothérapie de groupe aux HCL
- Trois pôles de l'économie sociale et solidaire en projet
- Meirieu suce la roue de Queyranne
- Fialaire très radical avec Cochet
La Lettre de Ferney
Par gérard Lespotinsdangele le mercredi, mars, 2010, 22:05 - la lettre de Ferney
jeudi, mars, 2010
Régionales: Sécheresse arrose à gauche et à droite
Par gérard Lespotinsdangele le jeudi, mars, 2010, 10:04 - Blog des potins
Trop fort, le président du groupe socialiste à la mairie de Lyon ! Pour les régionales, il a décidé de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier. Ainsi, sur son blog le voilà qui faisait mardi de la retape à la fois pour Jean-Jack Queyranne et Une Région d'Avance (à droite du post) et en haut, en bien plus visible pour... Nora Berra, photo à l'appui, la tête de liste UMP étant l'invitée de 20 minutes.fr. Côté soutiens, on ne pourra pas dire que Jean-Yves Sécheresse est aride.
Les vieux font chanter Collomb
Par gérard Lespotinsdangele le jeudi, mars, 2010, 09:50 - Souvenirs souvenirs
« Il est en retard ». « Ben oui, comme d’hab ». Jeanine Moreau s’impatiente, il est déjà 15 h 30. Jeanine, pas Jeanne, d’abord elle ressemble davantage à Simone Signoret qu’à Mahaut d’Artois. Ici, tout le monde ressemble à quelqu’un. Il y a une Jessica Fletcher (d’Arabesque) très réussie, une Yvette Horner aux cheveux flamboyants comme un incendie de broussaille, une Patachou adoucie, un Gérard Jugnot assagi, une Muriel Robin grisonnée, tous en version « retraité ». 180 seniors rassemblés pour un goûter offert comme chaque année par le Sofitel. Et le maire qui n’arrive pas.
Tous les autres élus sont là, les vieux on les bichonne. Véronique Bauguil, en bichon N°1, Nadine Gelas en bichon N°2, sans sa moitié d’Haguenauer. Puis Albéric de Lavernée en bichon « conseil général » à moins que ce ne soit le bichon « vintage », la nostalgie des années 90 lorsqu’il était maire du 2e. Denis Broliquier, le bichon d’arrondissement, un gamin de 48 ans. Et Michel Havard, véritable bambino, à peine en âge d’être enfant de chœur à l’Assemblée nationale. Et Collomb qui n’arrive toujours pas !
Les vieux regardent les brioches et le brownies posés sur leurs tables avec des yeux de plus en plus grands. Si le maire les fait encore attendre, ça va se terminer en pugilat pâtissier, on ne pourra plus rien retenir. Ah, le voilà. Il entreprend une tournée de serrage de louches précautionneuse, en essayant de rattraper Broliquier qui a trois tables d’avance sur lui. Les vieux ne font pas la différence. Un maire, c’est un maire. « Mais il est socialiste ! ». « Ne dites pas de bêtises... ».
On ne touche pas aux plats. On ne touche pas non plus à la bouteille d’Evian qui trône au milieu de la table, source de jeunesse peut-être, mais un litre pour dix, ça ne va pas vous rajeunir de beaucoup.
Les discours maintenant. Tout le monde a son mot à dire. Le président Cognard remercie tout le monde, il a sa liste. Broliquier remercie Jeanine. Après 42 ans de bénévolat comme secrétaire de l’association d’entraide aux personnes âgées du 2e, elle passe la main. Il lui remet une médaille de la mairie d’arrondissement. Jeanine est toute rouge et elle pleure. Ce n’est pas fini pour elle. Collomb lui remettra une carré de soie (ça l’obsède, c’est pas possible !) et un bouquet de fleurs. Jeanine ne sait plus quoi dire, du coup elle ne le dit pas.
Collomb est très bien. Il ne leur épargne rien. Avant les viennoiseries, il n’oublie pas de placer sa salade : « On me reproche souvent de n’en faire que pour derrière les voûtes, mais pas du tout ». Il égrène tous les projets qui vont embellir le 2e arrondissement. Broliquier ne pourra pas dire que c’est grâce à lui. Les vieux s’en fichent, ils ont appris la patience. On va bientôt servir le chocolat chaud. Ils ne se sont pas arrachés à Derrick pour s’assoupir au milieu des belles paroles.
Ca y est, on se jette sur le goûter. Monsieur Garcia rejoint le podium avec son accordéon. « Boirrre un petit coup c’est agrrréable », entonne Jeanine, en montagnes russes sur tous les tons, un peu comme si elle revenait vraiment de vendanges. L’accordéon essaie bien de la rattraper au vol, mais elle surfe trop vite, Jeanine, elle ne se laisse pas intimider par le solfège !
Il a fallu un peu le pousser. Mais finalement, le maire de Lyon monte sur scène. Il a prévenu, il ne connaît plus trop les paroles « Domino, Domino, j’ai besoin de t’aimer Dominique, Domino, Domino, j’ai le cœur comme une boîte à musique ». Et puis c’est à peu près tout. Des restes d’André Claveau. Qu’importe ! Ce n’est pas donné à tout le monde de faire chanter Collomb.
Timéo Danaos
Sur la piste de Jojo le mérou
Par gérard Lespotinsdangele le jeudi, mars, 2010, 09:32 - Souvenirs souvenirs
mercredi, mars, 2010
Les Potins sont sortis
Par gérard Lespotinsdangele le mercredi, mars, 2010, 17:55 - Blog des potins
Au sommaire du nouveau numéro des Potins:
- Besson lance les grandes manoeuvres des strauss-kahniens
- Avec Carignon, Vallini joue au chat et à la souris
- Gouvernance: Europe Ecologie à fond la forme
- L'amiante retarde la démolition d'une barre à La Duchère
- Economie sociale et solidaire: le terreau lyonnais
- Le "dossier réservé" de l'hôtel Boscolo
Les Potins en images
Par gérard Lespotinsdangele le mercredi, mars, 2010, 16:47 - Blog des potins
Si vous n'avez pas encore vu notre expo de caricatures, les portes du Cintra vous sont grandes ouvertes. Quant à ceux qui auraient manqué le vernissage lundi dernier, notre confrère Pierre Gandonnière et sa caméra y étaient pour eux. La vidéo est à retrouver ici. Quelques uns des puissants ont même été passés à la question au cours de la soirée. Leurs commentaires sont là.
La Lettre de Ferney 210
Par gérard Lespotinsdangele le mercredi, mars, 2010, 16:22 - la lettre de Ferney
lundi, mars, 2010
Qu'est-ce qu'elle a ma gueule ?
Par gérard Lespotinsdangele le lundi, mars, 2010, 18:21 - Blog des potins
Ca vous plait de vous faire refaire le portrait ou vous préférez laisser cet honneur aux autres ? En politique, faut-il lutter contre la caricature ? Expliquez-nous.
Si Ferney m'était conté: Episode 13, Le chevalier de Mouhy a rêvé de remplacer Choiseul
Par gérard Lespotinsdangele le lundi, mars, 2010, 18:07 - la lettre de Ferney
Si Ferney m'était conté: Episode 12, Jean-François Boyer, ou l’art du grand écart
Par gérard Lespotinsdangele le lundi, mars, 2010, 17:56 - la lettre de Ferney
jeudi, février, 2010
Pince-fesse: vernissage de campagne à l’UMP
Par gérard Lespotinsdangele le jeudi, février, 2010, 18:49 - Souvenirs souvenirs
L'enseigne ressemble à une vieille chanson d’Alain Barrière : Mavi. Un gros « tube » à l’époque, un bon tuyau aujourd’hui. Un magasin de sapes en faillite récupéré pour l’occasion. Du prêt-à-porter, parfait pour faire de la politique. « La mode à petit prix », ça tombe bien, il n’est pas question d’augmenter les impôts. La devanture est rose, un peu comme si les socialistes avaient savonné la planche.
Inauguration prévue samedi vers midi. Gling ! Nora Berra pousse la porte, elle embrasse tout le monde, Françoise Grossetête sourit, tout se passe bien on arrive des Halles de Lyon, ça met en appétit. L’ambiance est classe, on est loin de l’élégance approximative des socialistes. Gros défilé de manteaux de prix, il ne fait pas chaud. Du pied de poule, du pied de coq... du pied de grue aussi, dans un coin, accoudé au comptoir, Philippe Cochet veille au grain. Les femmes portent la coupe au carré, blonde si possible, et des écharpes aux mille couleurs chamarrées. Sauf Fabienne Lévy qui s’enguirlande elle-même d’une superbe écharpe vert-sapin. Les hommes ont des coiffures plus sages, accommodés avec les restes, plus ou moins broussailleux selon le degré de calvitie qui rationne les ressources capillaires.
On ne s’entasse pas ici comme dans le métro. On reste dans une mondanité convenable, on se voussoie, on se papote. Ca ressemble moins à une réunion politique qu’à un vernissage. Rendez-vous le 21 mars pour savoir qui aura été verni. Tout d’un coup Françoise Grossetête rassemble ses troupes : « nous n’avons pas de micro », avertit-elle. Et pas beaucoup de chauffage non plus, les convecteurs ont l’air en RTT. Il y aura pourtant deux pannes d’électricité en dix minutes, deux pétages de plombs, dans une réunion aussi bien élevée !
« C’est parti, tout le monde est dans les starting blocks », clame Françoise Grossetête. Car, elle en est sûre, la dynamique du premier tour entraînera la victoire du second. Voire du troisième ou du prochain.
Philippe Meunier fustige Jean-Jack Queyranne, qui a « laissé partir l’EPR », cette nouvelle génération de centrale nucléaire. Tout doux, ce n’est quand même pas lui qui est responsable des deux pannes de courant. « Sabre au clair (..) nous allons remettre cette région sur les rails », insiste Meunier qui a une conception un peu hussarde des transports ferroviaires. « Ne regardons pas le passé mais l’avenir, battons-nous ». Sinon ce seront nos adversaires qui le feront. Nora Berra n’est pas moins enthousiaste : « Des talents, on n’en manque pas, on n’a pas eu besoin de people ». Ca, c’est pour Gwendal Peizerat. Maintenant que les liste sont faites, il n’est plus temps de rouler des patins. Buffet. Quand on s’appelle « populaire » on fait dans les produits du terroir : charcuterie, jambon de poulet, Brouilly, Côteaux du Lyonnais, Chignin. Les tables de pique-nique sont vite nettoyées.
Dans un coin, une curiosité rarement vue dans une permanence électorale : des cabines d’essayage. Françoise Grossetête avait pourtant indiqué que son programme était « reconnu comme étant un très bon projet pour la région Rhône-Alpes », on ne pensait tout de même pas qu’on puisse l’essayer sur place. Espérons seulement que les candidats n’ont pas été sélectionnés de la même manière. Décidément l’équipe de campagne a su profiter de tous les équipements du magasin de vêtements. Les vestes ont été accrochées sur des cintres à des porte-manteaux. Les candidats n’auront pas besoin de se baisser pour les ramasser.
Timéo Danaos
mercredi, février, 2010
Les Potins sont sortis
Par gérard Lespotinsdangele le mercredi, février, 2010, 15:34 - Blog des potins
Au sommaire du nouveau numéro des Potins:
- Canal Plus réclame cinq millions à Moretton
- L'hôtellerie lyonnaise à la peine
- Comment on a lâché les vannes à la clinique des portes du sud
- Les agents de la Ville de Lyon ne battent pas en retraite
- Cumul des mandats: croyants toujours, pratiquants jamais !
- Pas question qu'Europe Ecologie se couche
La Lettre de Ferney 209
Par gérard Lespotinsdangele le mercredi, février, 2010, 14:06 - la lettre de Ferney
Si Ferney m'était conté: Episode 11, Thibouville connait mieux que personne les arrêts de nos Parlements
Par gérard Lespotinsdangele le mercredi, février, 2010, 13:57 - la lettre de Ferney
vendredi, février, 2010
Chacun sa messe
Par gérard Lespotinsdangele le vendredi, février, 2010, 09:09 - Blog des potins
Dis-moi comment se passent les réunions publiques et je te dirai quel est le parti. Chez Europe Ecologie, c'est bonne ambiance avec le ring au milieu de l'arène. Et pourtant, mardi près de la moitié des huit cents participants étaient debout, faute de place. Qu'est-ce que ça aurait été si les écolos avaient tenu meeting dans une salle plus accessible que celle de Francheville et par un temps plus clément !
La scène avait beau ressemblé à un ring, les coups ont - cette fois - été plutôt retenus. On était loin de la réunion publique sur le logement de Villeurbanne où ressortait en filigrane qu'aujourd'hui les élus en place ne faisaient rien en la matière. Mardi, l'adresse aux socialistes pouvait se résumer dans ce bon mot de Noël Mamère, reconverti en GO: "N'ayez pas peur" (des écolos). Impression confirmée par Daniel Cohn-Bendit qui, réaliste, préfère regarder le poids et l'influence d'Europe Ecologie au soir du premier tour que le nombre de régions qu'elle pourrait (peut-être) diriger. Ou une Cécile Duflot dont le discours apporte indubitablement un peu de fraîcheur à la classe politique.
Etait-ce la présence du maire socialiste de Francheville René Lambert ? L'édile est non seulement venu (après tout l'entrée est libre) mais on lui a également donné la parole. Ça n'a pas empêché Philippe Meirieu, arpentant la scène avec sa démarche syncopée, de donner quelques coups de griffes au PS. On ne refait pas le pédagogue, à fond dans sa démarche d'éducation pour offrir d'autres valeurs que celles de la consommation à tout crin aux jeunes.
On était évidemment à mille lieues du classicisme de l'UMP pour son lancement de campagne. Après tout, pourquoi changer ? C'est le premier parti de France. Le truc, c'est que pour galvaniser les foules, il faut donner l'impression d'y croire. Bernard Accoyer peut terminer son discours par un magistral: "pour la France", ça n'efface l'impression bizarre que laissent les candidats ardéchois en se plaçant dans la perspective d'une défaite avec une vice-présidence pour leur concurrent socialiste Hervé Saulignac. Ou le bide monumental parmi les militants de la conseillère élyséenne Sophie Dion qui conclut même en parlant des "belles têtes de gondole" de l'UMP pour ces régionales. Derrière Philippe Meunier a choisi de ratisser large en saluant à la fois le travail de Charles Millon... et celui d'Anne-Marie Comparini à la Région. La droite n'était pas aussi œcuménique en 1998. Il en fallait manifestement plus pour mobiliser les troupes. Les Jeunes populaires ont eu beau se lever, applaudir, hurler à l'arrivée au micro de Françoise Grossetête, ils ne représentaient qu'un quart de la salle. L'autre partie est sagement restée assise...
Au moins la députée européenne a-t-elle laissé la parole à se colistiers. En présentant les siens lundi dernier, Azouz Begag a - malgré ses promesses - monopolisé le micro dans un freestyle qu'il affectionne tant. A bon escient ? Derrière lui, à part Richard Morales qui tentait de faire bonne figure, Anne-Sophie Condemine et Anne Pellet donnaient parfois le sentiment d'être atterrées. Juste une impression sans doute. On attend avec impatience le premier "meeting" du Modem, lundi place Bellecour sur un tabouret.
jeudi, février, 2010
Pince fesse: Mardi Gras aux Pennons
Par gérard Lespotinsdangele le jeudi, février, 2010, 17:35 - Souvenirs souvenirs
Juste avant les vacances, P’tit Tim, avec sa grand-mère Dona Ferentes, a rendu sa dernière copie.
Chère Maîtresse,
Voici ma dernière rédaction avant les vacances de février. Jeudi, il y avait mardi gras chez Grand Mère. Je ne sais pas pourquoi les vieux font ça le jeudi. Sans doute parce que le mardi il y a Docteur House et qu’ils préfèrent regarder la TV. Ça leur donne des idées de maladies qu’ils n’ont pas encore. Donc jeudi soir, vers 19 heures, Grand Mère s’est rendue chez le maire, pendant que ma mère était chez son père et mon père chez le masseur. Toutes ses copines étaient déjà livrées, avec des déguisements qu’on n’y croit pas, elles ont dû les prendre dans les vieilles malles qu’on n’a pas le droit d’y aller parce que c’est plein de poussière. A propos de vieille malle... non, plus tard.
Il y avait là des fées de grenier, avec leurs robes longues, des retraitées comme Grand Mère, mais sans leur baguette et il vaut mieux, la plupart y voyaient très mal avec leurs lunettes, c’était pas le moment de s’amuser à jeter des sorts à tout ce monde. Il y avait aussi des belles dames en dentelles, comme celles qui montent en haut des châteaux forts avec Sœur Anne pour voir si on ne voit rien venir. Comme dans les vieux films avec Jean Marais, cet acteur en noir et blanc que Grand Mère aime bien et qui parle comme son coiffeur « Touchez ma bosse, Monseigneur ».
Grand Mère m’a montré des confréries. Celle de la pomme. Un monsieur qui parlait tout le temps s’était habillé avec une cape jaune et un bonnet vert. On aurait dit Flash Golden. Grand Mère m’a dit : ne parle pas avec lui c’est un vieux trognon. Une brochette de Don Camillos, mais en couleur, peut-être la confrérie de l’aubergine. J’ai vite repéré les « tastevins » avec leurs tarbouifs de garde champêtre.
Nous avons croisé deux moyenâgeux, presque les plus jeunes de la troupe. L’un portait un chapeau en forme de coussin de sieste, l’autre une grande épée de croisade, toute ébréchée à force de taper sur les crânes des sarrasins. Il y avait aussi quelques vieux ménestrels, mais heureusement ils n’ont pas chanté, je ne crois pas que j’aurais aimé ça.
Quelques-uns portaient des culottes bouffantes. Quelle drôle d’idée. Moi je ne ferais jamais une chose pareille, surtout qu’on ne sait pas ce qu’elles bouffent ! Justement Grand Mère avait faim.
On s’est approché des tables. Quelqu’un avait construit une espèce de montagne en carton et avait collé dessus des tranches de saucisson avec du beurre. Je croyais qu’il ne fallait pas jouer avec la nourriture ! On nous a passé un grand plateau plein de légumes crus, des carottes, des radis, Grand Mère m’a dit : c’est le buffet. On a donc brouté le buffet. Pas longtemps. On n’arrêtait pas de se faire bousculer par des messieurs qui venaient remplir leur verre dans des brocs de beaujolais, d’où la vieille malle de tout à l’heure et le tarbouif.
J’étais très impressionné par une dame avec une robe en paillettes de toutes les couleurs. D’autres étaient habillés en chinois ou en africains, un portait un turban autour de la tête, magnifiques, on aurait dit des vrais. « Tais-toi », m’a dit Grand Mère, « C’est des vrais, des consuls ».
Un peu partout de drôles de personnages traînaient une grande cape en velours bleu en rouspétant que ça leur tenait chaud. Quand je fais ça avec ses rideaux, Grand Mère n’est pas contente du tout. Il parait que ce sont des « pennons ».
Je ne sais pas ce que veut dire pennon, maîtresse. J’ai cherché dans le dictionnaire. J’ai trouvé « penne : longue plume de l’aile ou de la queue ». Ça m’étonne un peu quand même. En tous cas, si ceux-là s’envolent un jour, il faudra me prévenir.
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