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12oct.

Les Potins sont sortis

Au sommaire du nouveau numéro des Potins:
- Semaine décisive pour le Grand stade... et l’UMP
- Erai valorise ses dépenses de l’exposition universelle de Shanghai
- Vente du Petit Fontanière: 670 000 euros sur le dos de la collectivité
- Maréchal, nous voilà... au Parc de la Tête d'Or
- A Lyon, inutile de faire un fromage de Hollande
- Cumuler nuit gravement à la santé (démocratique)

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12oct.

Le coup de bâton

Donné, avec un bel ego surdimensionné, à l’avocat lyonnais David Metaxas. A défaut d’être présent professionnellement dans le dossier concernant le commissaire Michel Neyret, notre play-boy des prétoires rentre par la fenêtre en multipliant les déclarations à la presse. Un jour il confie « adorer l’homme et détester le flic » ; un autre il dénonce les méthodes de la police, allant même jusqu’à confier qu’il a refusé de défendre Neyret. Commentaire d’un ténor du barreau : « Je ne vois pas comment il a pu refuser dans la mesure où personne ne lui a rien demandé ». Comme quoi, c’est fou ce qu’on s’aime chez les avocats lyonnais.

07oct.

Borloo pose un lapin à Lévy


C'est à désespérer ! La conseillère régionale radicale Fabienne Lévy a décidément la scoumoune. On se souvient de sa mauvaise humeur et de son mail assassin (voir Les Potins de la semaine dernière) après le déjeuner-débat organisé voici quelques jours par Marc Fraysse autour de Dominique Paillé. En froid avec l’ancien député de Villeurbanne reconverti dans le lobbying, notre élue du 1er arrondissement avait boudé et refusé d’être présente. Pas question toutefois de passer pour la troisième roue du carrosse radical du Rhône. Elle était convaincue tenir sa revanche. A Fraysse les troisièmes couteaux (merci pour Paillé qui est conseiller politique national du Parti radical) ; à elle le vrai patron du mouvement. En ayant décroché une visite de son président national, Fabienne Lévy se léchait les babines à l’avance. Elle se voyait déjà trôner à la une des journaux aux côtés de Jean-Louis Borloo dans les rues du 9e arrondissement où elle espère bien porter les couleurs radicales aux élections législatives de l’année prochaine.

Patatras ! Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas. La visite de Borloo vient de subir le même sort que sa candidature aux élections présidentielles. Sans prévenir personne, l’ancien ministre a tout envoyé promener : ses ambitions électorales, ses camarades de parti et même son apéro avec Fabienne Lévy.

L’affaire avait, il est vrai, déjà mal commencé. Dans un premier temps, la visite de Borloo avait été annoncée pour lundi dernier avant d’être reportée de quelques jours. C’est donc ce jeudi 6 octobre qu’il devait parler des jeunes et de l’insertion en allant faire un tour à l’école de Production de Vaise. Un point presse était prévu dans le quartier avant un passage (on imagine très médiatisé) sur le plateau de la Duchère où, précisait Fabienne Lévy, « Jean-Louis Borloo a beaucoup œuvré quand il était ministre de la Cohésion sociale et de la politique de la ville » .

Adieu Jean-Louis, bonjour Hervé. On ne sait pas si les radicaux lyonnais feront contre mauvaise fortune bon cœur en participant à la visite d’Hervé Morin.

Hasard des calendriers, l’ancien ministre et autre homme fort de l’Ares (Alliance républicaine, écologiste et sociale) sera à Lyon ce jeudi. Pour ne pas alimenter les rumeurs sur une brouille entre les deux hommes, une rencontre rapide avait été prévue.

En l’absence de Borloo, Morin a désormais le champ libre. Pas sûr toutefois que ceux qui, à Lyon, s’étaient rangés derrière le premier soient très nombreux à se rapprocher du second toujours décidé, lui, à se lancer dans l’aventure présidentielle. Il sera d’ailleurs intéressant de voir si Fabienne Lévy profite de l’occasion pour aller à sa rencontre.

Gérard Angel

05oct.

Les Potins sont sortis


Au sommaire du nouveau numéro des Potins:
- Cap Canal devrait coûter moins cher aux Lyonnais, sauf si...
- Avec Pôle Emploi, avoir le statut d’intermittent c’est... tout un art
- Transports: les parents d’élèves font mieux que le Sytral
- Le cluster avant l’heure de l’industrie automobile lyonnaise
- Borloo pose un lapin à Lévy
- Législatives : et si l’UMP demandait leur avis aux adhérents du parti ?

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28sept.

Les Potins sont sortis



Au sommaire du nouveau numéro des Potins:
- Ces dossiers qui opposent Collomb et Perrin-Gilbert
- Nachury veut piquer la place de Perben
- Ouest lyonnais: encore un an avant de voir le tram-train circuler
- Malecot rate son atterrissage à la CNR
- Au Grand Lyon, c'est à la vie, à la flore
- Législatives: Fenech déjà en campagne

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26sept.

Le coup de bâton

Donné avec une rosette en provenance directe des Halles aux responsables du restaurant Le Purple, à la Confluence. Pour accueillir diverses personnalités tunisiennes en charge du tourisme, rien de tel qu’un buffet 100% lyonnais uniquement composé de charcuterie et de vin rouge. Pour le coup, en matière de tourisme, c’est ce qui s’appelle faire du sur-mesure en étant aux petits soins avec l’arrivant et en prenant bien en compte ses spécificités culturelles ou religieuses. Pas de doute, au Purple, le client est roi.

23sept.

Mercier veut passer la main à Longin


Et si Michel Mercier n’allait pas au terme de son mandat et laissait la présidence du conseil général avant 2014 ? L’hypothèse est loin d’être absurde. D’autant que notre Garde des Sceaux est désormais persuadé qu’il a trouvé le candidat idéal pour lui succéder en la personne de Denis Longin.

Elu pour la première fois en 2004, le représentant du canton de Lamure-sur-Azergues a su se faire apprécier par ses collègues et par son président. Ce n’était pourtant pas gagné d’avance. A l’inverse de la plupart des centristes, Longin n’est pas historiquement un homme de Mercier. Celui-ci s’était d’ailleurs bien gardé de le soutenir lors des élections de 2004 ; notamment lors du premier tour qui avait vu s’empoigner pas moins de sept candidats se réclamant de la majorité départementale.

Sous des dehors de gros nounours, Denis Longin est un homme qui connaît parfaitement ses dossiers comme le prouve chacune de ses interventions. Tout le monde s’accorde pour reconnaître qu’il est un gros bosseur. Il a abandonné toute autre activité et consacre l’essentiel de son énergie à son mandat. Aux dernières élections cantonales, il a pris du grade. Mercier l’a fait élire vice-président du conseil général ; il lui a confié deux secteurs clé, les transports (hors agglomération) et l’agriculture. Bien sûr, certains doutent que Michel Mercier ne se représente pas en 2014. Ce n’est pas la première fois qu’il annonce son retrait. Déjà, en 2004, il avait pris cet engagement. A l’époque, il était sincère. Il avait prévu de passer le flambeau à son fidèle vice-président François Baraduc. Les problèmes de santé ont fait que l’élu de L’Arbresle a renoncé à cette fonction.

Cette année, Mercier n’a, dit-on, pas voulu prendre le risque de voir le conseil général du Rhône tomber à gauche. C’est la seule raison qui l’aurait poussé à oublier sa promesse de retrait. On murmure qu’il n’en est pas moins décidé à passer le relais à Denis Longin avant la fin du mandat. Si tel est le cas, cela rappellera quelques souvenirs à certains. En 1990, le président d’alors Jean Palluy avait démissionné pour laisser la place au jeune Mercier ; celui n’avait alors que 43 ans. En 2013, Denis Longin aura exactement le même âge. Voilà qui constituerait un joli bégaiement de l’histoire. Quant à ceux dont les souvenirs sont encore plus anciens, ils ne manqueront pas de noter que le canton de Lamure-sur-Azegues dont est issu Longin était celui d’un certain Laurent Bonnevay qui, avant d’être un boulevard urbain, fut président du conseil général jusqu’à sa mort, en 1957.

Gérard Angel

21sept.

Les Potins sont sortis


Au sommaire du nouveau numéro des Potins:
- Sathonay-Camp: les gendarmes devront inventer l’eau chaude
- Jacques-Cartier: la justice classe l’affaire sans suite
- Mercier veut passer la main à Longin
- Esmod: Perrin-Gilbert taille un costard à Collomb
- Biennale: Candide au pays de l’art contemporain
- Le Grand stade désormais annoncé pour juin 2014

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14sept.

Les Potins sont sortis



Au sommaire du nouveau numéro des Potins:
- La Ville mijote à nouveau un musée de la gastronomie
- Sytral: le directeur général claque la porte
- ONL: Slatkin ne veut pas de Ruins
- Un lieu pour le patrimoine immatériel : c’est l’ex-Tase
- Collomb et Bret ont déjà l’oeil rivé sur les législatives
- L'UMP se la joue binaire

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07sept.

Les Potins sont de retour



Au sommaire du nouveau numéro des Potins:
- Les magistrats mettent en cause la déontologie du patron du Medef
- Redécoupage: le casse-tête des cantons du Rhône
- Plan climat: une bouffée d'oxygène à 700 millions d'euros annuels
- Ville de Lyon: du pain noir pour Quignon
- En attendant le printemps
- Le jeu de dames se poursuit à Bron

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20juil.

Les Potins sont sortis

Au sommaire du nouveau numéro des Potins:
- Prison avec sursis pour un Lyonnais en vue aux mains baladeuses
- Gratuit: notre supplément d’été de 32 pages
- Union européenne: Collomb rejouerait bien un Concerto
- Les chemins Delacroix
- Cuisinez des glaces !
- A petite Dos(ièr)e

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12juil.

Les Potins sont (déjà) sortis



Au sommaire du nouveau numéro des Potins:
- L’hydroélectricité et le nucléaire souffrent de la sécheresse
- Incinération des déchets: une histoire à 400 millions
- Sécurité: Broliquier se plante et Collomb fait profil bas
- Sénat: Veni, Dini, Vici
- Et surtout, vive la République !
- Ils veulent tous sauver HEH

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07juil.

Les Potins sont sortis


Au sommaire du nouveau numéro des Potins:
- Le tram-train de l’Ouest lyonnais suspendu à un souci de... suspensions
- Ginon veut faire son beurre à la Sucrière
- Salle 3000: beaucoup de bruissements pour pas grand chose
- Séant: Lamu(r)e s’est faite
- Avec Collomb un favori chasse l’autre
- PS : la (petite) voix de l’Europe

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29juin

Les Potins sont sortis

Au sommaire du nouveau numéro des Potins:
- Emprunts toxiques du conseil général : scénario catastrophe à 30 millions
- Grand stade: Bouygues bien placé
- L’Agence mondiale de solidarité numérique réduite à peau de chagrin
- Muet n'est pas aphone contre le cumul des mandats
- Au bonheur du sénateur
- Municipales à Bron : un Queyranne peut en cacher une autre

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22juin

Les Potins sont sortis


Au sommaire du nouveau numéro des Potins:
- L’ancien directeur de l’Opac du Rhône mis en examen
- Saint-Fons: Le PS s’inquiète de voir Blein retrouver la mémoire
- Opéra: le chef veut sa trompette en or
- A l’école du crime
- Lyon, l’autre pays du (François) Hollande
- Législatives, municipales : l’UMP entame la valse de Vienne

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20juin

Queyranne en délicatesse avec la communauté juive

Le président régional du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) ne décolère pas. Marcel Amsallem a d’ailleurs rencontré Jean-Jack Queyranne pour lui dire tout le mal qu’il pense du vœu que la Région a voté pour apporter son soutien à l’opération « Un bateau pour Gaza ». Le malaise ne concerne pas seulement la communauté juive. Certains militants socialistes se sont également émus. Tel l’adjoint au maire du 7e arrondissement Romain Blachier. Sur son blog, celui-ci met les pieds dans le plat quand il écrit : « Que la Région, dans un moment d’égarement, essaye, après s’être tue pendant des années de s’acheter une conscience en intervenant maladroitement dans un processus complexe pour se donner bonne conscience, y compris avec les voix des élus FN, voilà qui serait dommage si la chose n’était pas seulement symbolique ».

Du côté du conseil régional, les élus socialistes s’échinent à éteindre le feu qu’ils ont en partie allumé. Ils rappellent qu’ils ne sont nullement à l’origine de ce vœu dont l’initiative revient aux écologistes. Ils ont simplement choisi d’amender le texte, en retirant notamment tout soutien financier de la Région en faveur de cette opération.

On peut l’imaginer, l’opposition de droite va chercher à exploiter cette affaire qui tombe à pic à un an des prochaines échéances présidentielles et législatives. Voilà qui devrait amener Jean-Jack Queyranne à s’interroger sur cette manie ridicule qu’ont les groupes de la Région de proposer des vœux sur des sujets qui n’ont strictement rien à voir avec les compétences de leur collectivité.

Le soutien de l’opération « un bateau pour Gaza » s’inscrit dans une longue liste de vœux tous aussi exotiques les uns que les autres.

Sans remonter très loin en arrière, on se souvient qu’en avril dernier, le conseil régional a adopté un tel vœu pour « soutenir le projet Yasuni ITT et les peuples autochtones en Equateur ». Que peut Rhône-Alpes sur l’exploitation des réserves pétrolières de cette région du monde ? Soyons lucides : les 250 000 euros que va verser la Région n’auront aucune influence sur l’avenir de la forêt amazonienne.

Qu’importe ! Nos élus, probablement complexés de devoir limiter leur influence aux sept départements rhônalpins, ont ainsi le sentiment de peser sur l’avenir du monde.

Voilà qui n’étonnera guère les observateurs qui savent qu’ils se prennent déjà pour des députés ; ils ont baptisé « niche parlementaire » la possibilité qu’ils se sont donnée de proposer des initiatives lors des sessions régionales. Voilà qui les console en partie de la disparition des ces séances de questions que France 3 a longtemps diffusées sur son antenne.

Gérard Angel

15juin

Les Potins sont sortis

Au sommaire du nouveau numéro des Potins:
- Enquêtes publiques: les enjeux du Grand stade pour les nuls
- Plan climat: le décarbonné fait feu de tout bois
- Nature capitale: trois péniches pour cacher 150 camions
- UMP: à l'école du parti
- Queyranne en délicatesse avec la communauté juive
- Cochet se shoote au rapport de la chambre régionale des comptes

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09juin

Mercier pourrait avoir une Ares en travers de la gorge

Vous connaissez Arès ? Attention, ne nous trompons pas. On ne parle pas ici du dieu grec de la guerre, celui-là même que les Romains honoraient sous le nom de Mars. L’Ares dont il est ici question, c’est plus prosaïquement l’Alliance Républicaine, Ecologique et Sociale, le parti que Jean-Louis Borloo s’apprête à porter sur les fonts baptismaux d’ici la fin de ce mois.

Du côté du Rhône, on serait curieux de voir qui va rejoindre l’Alliance. La conseillère régionale radicale Fabienne Lévy se veut optimiste. Outre ses camarades valoisiens, les membres du Nouveau centre et ceux de la Gauche moderne, elle verrait bien le maire du 2e arrondissement Denis Broliquier et ses amis de Lyon Divers Droite pointer le bout de leur nez. Et d’expliquer que « comme Broliquier est fondamentalement anti-UMP, il peut parfaitement être fondamentalement pour l’Alliance ». Pas sûr toutefois que les choses soient si simples localement ; les amis de Borloo vont devoir compter avec Michel Mercier. Bien malin qui pourrait dire ce que va faire le très centriste (mais néanmoins sarkozyste) président du conseil général. Deux de ses proches sont dans l’expectative. Christophe Geourjon semble tout disposé à rejoindre l’Alliance. Tandis que Marc Augoyard a déjà franchi le pas. Faut-il en déduire que l’actuel Garde des Sceaux est prêt à se rallier à Borloo ? Quand on connaît Mercier, on le sait tout à fait capable de laisser certains de ses proches intégrer l’Alliance, histoire éventuellement de la torpiller de l’intérieur si cela s’avérait utile à son intérêt.

En attendant de connaître le nom de celui (ou de celle) qui prendra localement la présidence de l’Alliance, Fabienne Lévy imagine déjà que le siège historique des radicaux rue d’Algérie pourrait fort bien accueillir l’Ares. On voit mal pourquoi le président départemental Nouveau centre, le député Raymond Durand, s’y opposerait.

Posséder un local ne suffit pas pour exister sur la scène politique. Encore convient-il de trouver des candidats susceptibles de se lancer aux élections législatives. C’est loin d’être gagné. Bien sûr, Fabienne Lévy est toute prête à partir à l’assaut de la 2e circonscription face au socialiste Pierre-Alain Muet. Ailleurs, c’est nettement plus difficile. On évoque parfois les noms de Thomas Ravier dans le Beaujolais ou de Baptiste Dumas à Villeurbanne. En attendant, ce sont les jeunes qui montrent l’exemple. Sans se soucier des tergiversations de ses aînés,
a déjà commencé à réunir les jeunes qui se reconnaissent dans la mouvance centriste et radicale. Un premier rassemblement s’est tenu ce mardi, histoire de créer une dynamique unitaire et de prouver aux élus concernés que la relève est prête.

Gérard Angel

08juin

Les Potins sont sortis

Au sommaire du nouveau numéro des Potins:
- Aulas fait comparaître Tête en correctionnelle le 22 juin
- Sytral: comment le haut magistrat était rémunéré
- Grand stade: Rivalta prépare secrètement la desserte
- Conseil général: défendre le patrimoine ne va pas de soie
- Mercier pourrait avoir une Ares en travers de la gorge
- Au Sénat, prenez Buffet par le menu

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05juin

Au conseil général, c’est le changement dans la continuité

« Parce que c’était lui, parce que c’était moi ». Pour résumer l’amitié qui le lie depuis plus de trois décennies à Pierre Jamet, Michel Mercier n’hésite pas à convoquer les mannes de Montaigne et à lui emprunter la célèbre formule qu’avait utilisée l’auteur des Essais à propos de La Boétie. On laissera à plus compétent que nous le soin de chercher qui, du moraliste, du philosophe ou de l’homme politique que fut Montaigne notre Garde des Sceaux se sent le plus proche. On se contentera de constater que le tandem qu’ont formé les deux hommes au conseil général du Rhône a parfaitement fonctionné pendant un peu plus de vingt ans. Pas sûr d’ailleurs que l’aventure soit totalement finie.

Côté direction générale des services, la place est désormais pleinement occupée par Pierre Goffinet. Sur ce point, Michel Mercier n’a aucun souci à se faire. Depuis un peu plus de vingt ans qu’il travaille aux côtés de Jamet, Pierre Goffinet connaît tous les dossiers de la maison. Il n’aura nul besoin de période de rodage. Le passage de témoin se fait tout naturellement et rien de fondamental ne devrait changer dans la politique du Département. Il n’en reste pas moins que les deux hommes ont chacun leur style en matière de management et de relations humaines. Certains qui se plaignaient en privé de la toute puissance de Jamet auront probablement l’impression de respirer un peu plus librement.

A l’inverse de son prédécesseur, le nouveau DGS n’hérite pas de la casquette de directeur de cabinet. Cette fonction éminemment politique tombe dans l’escarcelle de Chrystèle Peyrachon dont la première mission va consister à nouer des contacts avec les élus qui, pour nombre d’entre eux, viennent d’en découvrir l’existence. Certains ne manqueront pas de voir derrière cette promotion interne la main de Pierre Jamet. Voilà plusieurs années que Chrystèle Peyrachon œuvre comme chargée de mission à la direction générale. On peut imaginer que le tout nouveau conseiller maître à la Cour des Comptes pourra l’aider à prendre ses marques.

Quelques esprits taquins ne manqueront pas d’insinuer qu’au-delà de ces changements, le tandem Mercier-Jamet reste d’actualité en ce qui concerne les relations politiques. Voilà plus de vingt ans que les deux hommes ont pris l’habitude de se parler plusieurs fois par jour au téléphone. On voit mal pourquoi il en irait différemment demain.

Gérard Angel

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