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02juin

Les Potins sont sortis

Au sommaire du nouveau numéro des Potins:
- Découvrez les plans de la navette fluviale révolutionnaire bientôt sur la Saône
- Soulage prend la Région pour une agence de voyages
- Pont Schuman: Noir desseins
- Changement dans la continuité au conseil général
- Ce n'est pas encore la classe totale à l'Hôtel-Dieu
- Rivalta à nouveau devant la justice

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30mai

Le coup de bâton

Donné avec un petit coup de balance de la justice à Jacques Remiller et Georges Fenech. Le député-maire de Vienne et l’ancien député (en reconquête) de la 11e circonscription du Rhône organisent lundi à Mornant une conférence-débat autour du thème « L’erreur judiciaire : une fatalité ? ». Rien de choquant, bien au contraire, de la part de deux ex membres de la commission parlementaire sur l’affaire d’Outreau, direz-vous. D’autant que l’un des acquittés, Alain Marécaux, y participera, tout comme Denis Seznec. L’invitation faite à l’avocat télévisuel Gilbert Collard au moment où celui-ci se rapproche du FN en se proclamant « mariniste » et en défendant la préférence nationale, a par contre de quoi laisser plus... circonspect, si l’on veut rester mesuré.

30mai

Tout le monde se lève pour Dany

Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé. C’est en résumé le message délivré par Saint Dany Cohn-Bendit de passage à Lyon mercredi dernier. Europe Ecologie – Les Verts et le PS se chamaillent à Lyon, Villeurbanne, Grenoble ou à la Région ? « S’il n’y a pas de compromis, c’est qu’il y a des erreurs de part et d’autre », tranche-t-il en renvoyant dos à dos roses et verts. Lui dont la candidature de DSK avait les faveurs pour la présidentielle au détriment de ses propres amis.

Aux yeux de l’eurodéputé, pour que PS et EELV soient « en capacité de gouverner ensemble. Il doit y avoir une remise en cause des cultures des uns et des autres ». L’amateur de foot taclant d’un même geste l’intransigeance de certains de ses camarades et les « pratiques hégémoniques » des socialistes. Collomb ? « C’est un type sympa, mais il n’écoute pas », explique Cohn-Bendit avant de se lancer dans un réquisitoire contre le Grand stade, prenant l’exemple des enceintes sportives allemandes. Queyranne ? « Durant l’entre deux tours aux régionales il n’était pas vraiment dans le compromis ».

Et de reprendre un exemple outre-Rhin en forme de parabole. « En Allemagne, le ciel est tombé sur la tête des sociaux-démocrates en mars dernier. Imaginez le choc, ils sont arrivés derrière les Verts qui dirigent désormais le Bade-Wurtemberg. Chez nous, un land c’est autrement plus important qu’une région ici. Eh bien toute l’intelligence du nouveau ministre-président Winfried Kretschmann, c’est d’avoir laissé un espace politique au SPD au sein de la coalition afin qu’il se sente respecté ». A bon entendeur…

Et là, ô miracle, Pierre Hémon est touché par ces saintes paroles. En aparté, le pourtant très virulent patron du groupe EELV au conseil municipal de Lyon, reconnaît que la politique peut aussi être affaire de compromis et que les écologistes ont certainement leur part de responsabilité dans les difficultés actuelles. Un ange passe…

Moins surprenante est la conversion du très modéré Gilles Buna. Ce vieux compagnon de route de Collomb rappelle que le maire de Lyon avait mise en pratique l’union rose-vert-rouge dès 1995, « contre l’avis de son parti, tout comme moi ». Certes, Collomb a changé depuis mais l’adjoint écolo refuse de faire une généralité des difficultés entre PS et EELV en Rhône-Alpes. Il ne veut pas comparer l’intransigeance de son camarade Etienne Tête à Lyon avec celle, tendance hégémonique, du socialiste villeurbannais Jean-Paul Bret ou le poids d’EELV à la Région qui rend le groupe incontournable. « A Charbonnières, les écologistes doivent donc être responsables et unitaires pour deux ». Démonstration dès l’assemblée plénière de cette semaine ?

Alexandre Buisine

25mai

Les Potins sont sortis

Au sommaire du nouveau numéro des Potins:
- Strauss-kahniens du Rhône: l'odyssée de l'espèce
- Comité régional du tourisme: pro et anti écolos aux aguets
- Le Grand Lyon candidat pour monter au capital de Saint-Ex
- Tout le monde se lève pour Dany
- Le RSI tente de rassurer les commerçants et artisans
- Collomb prêt à soutenir Hollande
- Redécoupage territorial : Guilloteau veut tenir la main de Mercier

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19mai

Le coup de bâton

Donné par l’élue radicale Fabienne Lévy à Philippe Cochet. Alors que Michel Havard se murait désespérément dans un « pas de commentaire » un peu court à propos du lancement de L’Autre Métropole par le président départemental de l’UMP (lire en pages 2 et 3), la conseillère régionale et conseillère communautaire n’a pas hésité à mettre les pieds dans le plat. S’étonnant que le député-maire de Caluire ait tout à coup des idées pour l’agglomération, elle a conclu par une litote vacharde : « Surtout que Cochet intervient beaucoup en séance depuis trois ans au Grand Lyon ». De là à penser qu’elle a dit tout haut ce que ses camarades d’Ensemble pour Lyon pensaient tout bas...

19mai

DSK: suite (d’hôtel) et fin

A Lyon comme partout en France, les strauss-kahniens sont KO debout. Ceux qui connaissent le directeur du FMI, qui ont eu l’occasion de le côtoyer de près toutes ces dernières années ont du mal à l’imaginer en violeur du Sofitel.

Bien sûr, ils n’ignorent rien de son goût prononcé pour les femmes, de sa propension à draguer lourdement tout jupon qui passe à sa portée.

Plusieurs élues et militantes lyonnaises pourraient en attester qui ont eu droit aux avances très directes et souvent publiques de Dominique Strauss-Kahn. Certaines ont accepté de leur plein gré une relation d’un soir. D’autres ont préféré remettre vertement à sa place l’intéressé. Ce fut le cas, par exemple, de l’épouse d’un ancien collaborateur de Gérard Collomb. Aucune n’a toutefois jamais subi la moindre violence. D’où la stupéfaction face aux événements qui se sont déroulés à New-York.

Ce n’est certainement pas à nous de nous prononcer sur la réalité des faits qui ont valu son incarcération à DSK. On comprend la prudence et la retenue de ses camarades socialistes. Reste que certaines réactions sont pour le moins surprenantes. Ainsi, Ségolène Royal affirme que ses pensées vont « à sa famille, à ses proches et aussi à l’homme qui traverse cette épreuve ». Pas un mot de compassion pour la malheureuse femme de chambre qui, jusqu’à preuve du contraire, est bel et bien la première victime de cette sinistre affaire. Pas un mot pour se scandaliser de l’insupportable violence faite à une femme. Voilà qui montre s’il en était besoin que l’adage « selon que vous serez puissant ou misérable » reste une vérité pour nombre de nos dirigeants.

A Lyon, les strauss-kahniens ont une autre raison de se désespérer. Ils se souviennent des déclarations sans ambiguïté de Gérard Collomb. Dans son livre Et si la France s’éveillait… le maire de Lyon promet d’être lui-même candidat pour porter son discours si d’aventure DSK ne l’était pas.

On voit mal aujourd’hui comment le directeur général du FMI pourrait encore briguer l’Elysée. D’où l’inquiétude des socialistes lyonnais.

Ils s’inquiètent d’une possible candidature de Collomb que sa petite cour risque fort d’inciter à se lancer dans la bataille. « Ca foutrait le bordel à Lyon où les élus et responsables se retrouveraient dans la position d’être pour ou contre lui », lâche ce militant qui se souvient des tensions d’il y a cinq ans, lorsque Collomb avait lâché DSK pour rejoindre Ségolène Royal.

A l’époque, tous ceux qui avaient refusé de l’imiter en tournant leur veste avaient été rangé au rang des adversaires. Presque des ennemis.

Gérard Angel

18mai

Les Potins sont de retour



Au sommaire du nouveau numéro des Potins:
- Pollution des sols au Carré de Soie: discrétion de rigueur
- Comment Jamet a eu son (Cour des) comptes
- Grand stade; Collomb et Jouanno sauvent les apparences
- Ne vous Fischer pas de la voix des sans voix !
- DSK: suite (d'hôtel) et fin
- Les écolos étalent leurs divisions
- Formation: Collomb à fond dans la com

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04mai

Les Potins sont sortis

Au sommaire du nouveau numéro des Potins:
- Humanitaire en Haïti: Collomb devrait prendre le bus en marche
- Ici l'ombre: Les Potins se prélassent en terrasse
- Véhicule électrique: prenons la voi(tur)e présidentielle
- Najat Belkacem: une vraie tête de l'Ar... lésienne
- Souffrance et inquiétude au conseil régional
- Cantines: Fournel retrouve la mémoire
- Bars: vin sur vin

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29avr.

Le coup de bâton

Donné, après un plaquage, au cabinet du maire de Lyon. Marc de café ? Boule de cristal ? On ne sait quels instruments utilisent les collaborateurs de Gérard Collomb. Toujours est-il qu’ils ont d’ores et déjà acquis la certitude que l’équipe de rugby du Lou, présidée par Yvan Patet, va intégrer le Top 14 la saison prochaine. Et ce, avant même la fin du championnat de Pro D2. La preuve ? Le cabinet du maire a déjà fait imprimer les affiches célébrant l’événement. Elles attendent sagement dans un placard pour être apposées aussitôt que la montée sera certaine. Reste à espérer que le Lou ne va pas se faire croquer dans la dernière ligne droite. Car on ne voit pas bien ce que la mairie pourrait alors faire de ces affiches déjà imprimées et payées.

28avr.

L’UMP à front renversé

Quelle honte ! Quelle horreur ! Réduire brutalement les dépenses en fermant des écoles isolées ou des résidences pour personnes âgées, ne pas investir assez pour anticiper la demande dans les cantines scolaires, supprimer un poste de directeur sur deux dans les établissements d’hébergement pour les aînés, mettre en place un plan d’austérité qui aboutit à la fermeture de trois restaurants de l’UGFRL (Union de gestion des foyers restaurants lyonnais)... Sans parler du plan d’économies au sein de l’administration.

Non, non, il ne s’agit pas d’une énième harangue du Parti socialiste contre la politique de rigueur du gouvernement Fillon. Mais du bilan de la mi-mandat de Gérard Collomb dressé par l’opposition de droite, Michel Havard en tête. Le député UMP a beau assurer que lui tient le même discours à Paris et à Lyon, il est délicieux de l’écouter dénoncer la « situation sociale dégradée » à la Ville de Lyon et se mettre résolument du côté des agents dans le malaise ambiant. Toute ressemblance avec ce que l’on peut entendre vis-à-vis du chef de l’Etat dans l’Education nationale, à l’hôpital public ou chez les magistrats ne serait que pure coïncidence. Idem quand il s’agit de pointer les cadeaux faits au privé dans « le scandale immobilier avec la rue Grôlée » ou « le scandale historique avec l’Hôtel-Dieu ». Sans compter le « scandale financier avec la Sacvl ». Si l’on écoutait l’UMP, on réhabiliterait illico l’investissement public dès lors qu’il s’agit de l’intérêt général.

C’est pourtant simple : tout est question de méthode, de savoir-faire, d’anticipation et de concertation. Car de l’argent, il y en a. Pour les transports, par exemple, Havard l’assure : il y a des « budgets non captés » par le Sytral au niveau national. Ceux qui croyaient François Fillon à la tête d’un Etat en faillite en seront... pour leurs frais. Puisque c’est l’UMP qui vous le dit.

Seule constante : la non augmentation des impôts vaut aussi bien au plan national qu’au niveau local. Mais alors, qu’aurait fait Havard à la place de Collomb ? Réponse... en 2014. Lorsqu’il sera candidat. Pas question de débuter le festival avant l’heure cette fois. Des municipales de 2008, le chef de file de l’UMP a gardé quelques cuisants souvenirs. L’un d’entre eux fut l’idée lancée très tôt d’un évènement autour du cinéma... reprise avec le succès que l’on sait par Gérard Collomb. Ainsi naquit le festival Lumière.

Havard ne rejouera donc pas la même scène et préfère « prendre le risque d’attendre 2014 pour dévoiler mes projets, que ce soit autour d’un éco-quartier ou d’autre chose ». D’ailleurs, pas un mot sur ce qu’il propose dans le document qu’il s’apprête à diffuser à quelque 8 000 exemplaires. Seulement l’annonce de sa candidature aux Lyonnais. Si Michel Havard tient ses promesses, ça risque de finir par être long trois ans de campagne sans propositions.

Alexandre Buisine

27avr.

Les Potins sont sortis


Au sommaire du nouveau numéro des Potins:
- Comment Aulas a fait convoquer Tête par la police
- Mathiolon: un renvoi qui frise la correctionnelle
- Bataille rangée autour de la présidence du CRT
- L'UMP à front renversé
- Ménage de printemps au FN
- Les illusions (perdues) de Julien-Laferrière
- Une sénatrice qui ne se laisse pas Demontès

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27avr.

Le coup de bâton

Donné avec quelques friandises au Sytral. A croire que le gymkhana de la gare de la Part-Dieu, où les automates et autres boutiques mobiles rendent la correspondance entre T1 et T3 périlleuse aux heures de pointe, n’a pas servi de leçon. On voit en effet fleurir dans les stations de métro des distributeurs automatiques de sucreries diverses et variées. Sur le quai de la ligne D à Bellecour, vous ne pouvez pas le louper : il est en plein milieu du passage. Voilà qui est très pratique. Aux heures de pointe, ça donne un obstacle de plus à éviter. Sans parler du fait que c’est le genre d’installations contre lesquelles le PNNS (Programme national nutrition santé, le mangerbouger.fr de la pub) a... une dent.

27avr.

Quand Giordano se prend à rêver d’un fauteuil de député

Les yeux fixés sur les performances des écolos lors des dernières élections européennes, régionales et cantonales, Alain Giordano se voit déjà un destin national. Son analyse est simple, pour ne pas dire simpliste. Si un accord national intervient entre le Parti socialiste et EELV (Europe Ecologie Les Verts), la formation que dirige Cécile Duflot peut espérer décrocher deux candidatures dans le Rhône.

Les écolos pourraient tout à fait jeter leur dévolu sur deux circonscriptions : celle de Villeurbanne où Béatrice Vessiller vient de brillamment se faire élire conseillère générale et une circonscription sur Lyon.

Sur le papier, c’est évidemment dans la seconde circonscription, notamment du côté de la Croix-Rousse, que les écolos obtiennent leurs meilleurs scores. Aux dernières régionales, la liste EELV a même devancé de près de deux points la liste menée par Jean-Jack Queyranne dans le 1er arrondissement. Pas sûr toutefois que le PS acceptera demain de sacrifier l’un des siens - le très actif député Pierre-Alain Muet - pour laisser le champ libre à un candidat écolo. Le maire du 9e ne l’ignore pas, lui dont l’arrondissement est à cheval sur deux circonscriptions. Du coup, le voilà qui lorgne sur la première, celle que détient l’UMP Michel Havard. Ce n’est certainement pas un hasard s’il a choisi la première circonscription pour organiser la semaine dernière une réunion avec quelques responsables d’associations locales.

Pour employer un euphémisme, on dira que son activisme actuel n’est pas vraiment du goût des élus socialistes du 9e arrondissement. Voilà des mois que les relations sont mauvaises. Elles ont encore empiré ces dernières semaines. La preuve ? Les élus socialistes, le 1er adjoint Bernard Brochard en tête, refusent désormais de participer aux réunions hebdomadaires qu’organise le maire avec sa majorité. Ils justifient leur bouderie par la décision de Giordano d’associer des fonctionnaires à ces réunions qui sont théoriquement politiques.

En délicatesse avec les socialistes, Alain Giordano devra également compter avec les ambitions d’un autre partenaire des socialistes : le radical Thierry Braillard. Au terme d’un accord national, c’est déjà lui qui, aux dernières législatives, a représenté l’ensemble de la gauche dans cette première circonscription. Il n’avait d’ailleurs été battu que d’une courte tête par Michel Havard. On l’imagine aisément, Braillard va tout faire pour être à nouveau en piste l’année prochaine. Pour se donner un maximum de chance, il vient de se faire élire vice-présdient du PRG, en charge des… élections. Comme quoi, on n’est jamais si bien servi que par soi-même.

Gérard Angel

20avr.

Les Potins sont sortis

Au sommaire du nouveau numéro des Potins:
- Grand stade: la lettre à Fillon que Aulas voulait garder secrète
- Cantines: Fournel fait de la gonflette avec ses chiffres
- Quand les fins limiers du centre mènent l'enquête
- Numérique: l'Opac du Rhône veut brancher ses aînés
- Giordano se prend à rêver d'un fauteuil de député
- Grand Lyon: Buffet de campagne
- Télé: Les Potins s'en mettent plein les mirettes

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15avr.

« Lyon au Centre » d’un « sondage » contestable

Dans la petite salle, beaucoup de chaises pour un groupe n’ayant que trois élus municipaux. On en déduit donc qu’il y aura beaucoup de journalistes. Non, non. Juste beaucoup d’intervenants… « Lyon au Centre » et le groupe municipal « Centristes et Démocrates pour Lyon » mené par Christophe Geourjon accueillent, avec le sourire, la presse ce jeudi.

Après quelques formalités de rigueur, léquipe distribue à lassistance un petit dossier : une enquête (à retrouver ici) conduite par une militante, Céline Bos, à laquelle ont répondu environ 200 personnes, de novembre à décembre 2010. Une sorte de bilan du mi-mandat de Gérard Collomb fait par les Lyonnais. On veut innover à « Lyon au Centre » sauf que… Petit (ou gros) bémol : lenquête nen est pas une.

Céline Bos a lhonnêteté de le déclarer et de lécrire noir sur blanc « Même si cette enquête nest pas parfaite, elle nous permet dapporter un peu de la parole des Lyonnais ». Pas parfaite, certes. Quand on lit : « je ne vis pas à Lyon » dans les réponses rapportées, là ce n’est plus une enquête. C’est plutôt un questionnaire, dont on s’est contenté de collecter et de mettre en forme toutes les réponses. Sans panel, sans tri. Un « sondage » sans les moyens d’un sondage quoi.

Pourtant, la forme est jolie. Il y a de la couleur, des petits camemberts, et même des smileys qui sourient ou qui ronchonnent, selon les avis des répondants. Mais tout ceci n’est pas suffisant pour être convaincant, surtout lorsque l‘on se plonge sérieusement dedans. Le nombre de réponses recueillies (200), alors que la population intramuros de Lyon est de 445 274 habitants, montre déjà les limites de cette enquête. Même si la diversité de l’âge est bien représentée (de 21 ans à plus de 70 ans, c’est presque le refrain de « la maladie d’amour »), rien n’indique qu’elle soit représentative de la population lyonnaise. Idem pour la catégorie socioprofessionnelle et la répartition par arrondissement. Il y a donc encore du boulot.

« Lyon au Centre » a voulu garder les réponses brutes : « Par soucis de transparence aucune modification n’a été apportée aux propos des répondants ni sur la forme ni bien évidemment sur le fond ». Sauf que cela rend le « sondage » désinvolte. Limite enquête de quartier. Le résultat n’est donc pas celui escompté. Et pour preuve, dans les réponses, on trouve des phrases plutôt cocasses comme « C‘est insifisant », On est sûr que le correcteur d‘orthographe l‘a souligné celui-là. « […] petit Casino, Monprix», au lieu de Monoprix. « L‘arrêt des terrasses en surfaces», ça c’est le genre d’information que seul « Lyon au Centre » est capable de comprendre. Ou encore « Lyon est très sale, même auprès des hôpitaux, le 7e une horreur !!!!!!!!!!!!!!!!!  ». On se croirait presque au beau milieu d’une discussion de bistrot.

Niveau questions, elles sont plutôt orientées : « A Lyon, l’accompagnement des seniors vous semble-il…», « A Lyon, l’offre d’activités sportives vous semble-t-elle… », ou encore « l’utilisation de vos impôts à Lyon vous semble-t-elle… ». Qui a déjà entendu un Français dire que ses impôts sont bien utilisés et qu’il n’en paye pas assez ? Pour poser les bases de son programme politique, on a connu mieux.

Bref, « Lyon au Centre » a voulu effectuer une enquête pour avoir l’avis des Lyonnais sur le mandat de Gérard Collomb. Bonne initiative. Sauf que ce « sondage » est à leur image : il a la fraîcheur et la bonne volonté d’élus qui accomplissent leur tout premier mandat. Mais aussi le manque de moyens d’un groupe qui ne compte que trois élus municipaux.

Céleste Bonneau

14avr.

Une soirée de soutien en DSK-timini

Ni champagne ni bal-musette, on a fait dans l’austérité grecque, hier soir, pour apporter à Dominique Strauss-Kahn tout le soutien nécessaire… à son éventuelle candidature aux présidentielles. Dans une salle Jean Couty (9e) remplie d’environ 150 personnes, les camarades socialistes ont rendu un vibrant hommage au patron du FMI sans douter, à un seul moment, qu’il « se déclare bientôt » pour 2012. Alea jacta est.

Pour cette soirée pas comme les autres, Christiane Demontès, sénatrice du Rhône, Gérard Collomb, écrivain, Sylvie Guillaume, députée européenne, et Farida Boudaoud, vice-présidente à la culture du conseil régional, jouent les cireurs de pompes au milieu d’une salle reconvertie en hémicycle. « Il n’y a pas de leader ce soir », assure la sénatrice Demontès, « c’est pourquoi on n’est pas sur l’estrade mais ici, parmi vous, pour dialoguer avec vous ». Reçu 5 sur 5, mon capitaine ! Seul l’élu du 7e Romain Blachier, adossé nonchalamment à l’estrade avant de finir dessus assis en tailleur, boude ostensiblement la consigne.

Le temps, pour Les Potins, de vérifier que le sosie de Michel Forissier présent en tribune soit effectivement un faux du vrai, et c’est déjà l’heure de tirer sur la diligence. « DSK a l’envergure d’un chef d’Etat et il est le seul à pouvoir redresser la France », estime, sûre de son fait, Christiane Demontès, avant de préciser : « Enfin, pas tout seul, ce n’est pas le messie. Même si Messi marque beaucoup de buts… [Murmures] Eh oui ! je connais un peu le foot. Et je ne vous ai pas dit qu’il était au Real Madrid ». Tant mieux, Christiane, puisqu’il il évolue au FC Barcelone…

Un qui ne la joue pas goléador, c’est Gérard Collomb. Le maire de Lyon rit jaune quand un militant invite chacun à ne pas réitérer la « connerie de 2007 », à savoir : « ne pas voter DSK aux primaires ». Une chose que Gégé promet de ne pas recommencer, parce que la « situation aujourd’hui est extrêmement plus compliquée » et que sa favorite de l’époque, Ségolène Royal, ne semble pas en mesure non plus de la simplifier. Et puis, il faut que « nous renouions avec la croissance » sermonne-t-il, les fameux 2,5% que promet le Parti socialiste, même si Le Canard enchainé du jour rappelle que la croissance française ne dépasse plus les 1,8% depuis dix ans…

Mais le graal n’est pas encore complètement plein. L’ « extraterrestre » militant de la « section Lyon 2e », Jean-Baptiste, s’en persuade : « DSK, c’est Churchill ». On va bientôt nous promettre « du sang et des larmes ». Pour l’instant, ce sera juste « paire de rois et tapis ». Le poker, au PS, c’est moins dangereux que la guerre. Sarah, une militante du 7e arrondissement, va encore plus loin. « J’ai appris que 30% des électeurs en France étaient prêts à participer aux primaires socialistes… Franchement, si on fait ça, c’est génial ». Pourvu tout de même qu’ils n’aillent pas voter Hollande

Hélas, la soirée avance. Le départ prématuré de Gérard Collomb pour une manifestation gymnique fait au moins un heureux : son directeur de cabinet, condamné à manier le diable et à porter les chaises. On n’ira pas jusqu’aux 22 h 30 initiales. Si le public commence « hélas » à s’en aller, Christiane Demontès, elle, reste. « La barque passe, le quai reste », comme on dit au Cambodge. Ce soir, beaucoup de gens ont eu droit à la parole, ce qui est assez remarquable dans un débat politique. Mais la plupart n’ont pas eu de réponses, ce qui est tout aussi remarquable. Reste désormais à « convaincre » que DSK soit le « meilleur candidat pour la gauche et pour la France », et à en « parler autour de vous ». Messi est bientôt de retour…

Braise de Rusty

14avr.

Le coup de bâton

Donné avec une baguette de chef à Leonard Slatkin. Pour la première fois à l’Orchestre national de Lyon, le maestro ne sera pas présent ce jeudi lors de la conférence de presse de présentation de la saison prochaine. Du jamais vu. Ce n’est pas que Slatkin boude Lyon. Loin s’en faut. Son problème, c’est que les musiciens de l’Orchestre de Detroit qui étaient en grève depuis plus de six mois viennent tout juste de reprendre le boulot. En tant que chef, il lui était difficile de s’absenter après une demi année de vacances forcées. Reste à espérer que ses responsabilités à la tête de l’orchestre de Détroit vont quand même lui laisser le temps de s’occuper de l’ONL.

13avr.

Les Potins sont sortis

Au sommaire du nouveau numéro des Potins:
- Le système Mercier ou la machine au ressort unique
- Mode Doux veut rouler sur les plates-bandes des politiques
- Saint-Exupéry: Grillot ne veut pas d'ADP
- Erasme a de quoi mettre les musées à la page
- Broliquier scrute Borloo
- Saint-Michel (Havard) et les démons de la désunion
- Les mauvais sondages de Collomb

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08avr.

Bide à la fédé du PS

Cela s’annonçait mal pour la conférence du Parti socialiste hier à Lyon qui mettait à l’honneur Gilles Le Bail, délégué général de la FFMJC (Fédération Française des Maisons des Jeunes et de la Culture), et son livre Et pour que Marianne Chante à nouveau. Annoncée à 17h30, puis reportée à 18h00, la conférence ne débute qu’à 18h20.

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06avr.

Les Potins sont sortis

Au sommaire du nouveau numéro des Potins:
- Conseil général: comment Collomb a cru sauver Mercier
- Recours contre le T2: Tête met l'abandon du Grand stade dans la balance
- Rames de tram: CAF estime que le marché était pipé
- Comment la Maison de l'Emploi... s'emploie
- Avec Cochet, ça déménage
- Vaulx a trouvé son Moine soldat

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