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Dernier numéro sorti

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27fév. 2013

Les Potins sont sortis

Au sommaire du nouveau numéro des Potins:
- Municipales : la droite fourbit ses hommes dans l’Est lyonnais
- Lyon: les écolos sur le chemin de l’autonomie
- Grand Lyon: pourquoi le patron de la Propreté a été viré
- PS-PC: A Vaulx l’union est un combat depuis 40 ans
- L’UMP encourage le coup d’éclat permanent
- Charbonnières-Tassin : une fusion qui rapporte

 

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27fév. 2013

La Lettre de Ferney 348

27fév. 2013

« Dans la ville faut pas s’en faire... »

C'était l’endroit où il fallait être. La proportion d’attachées de presse présentes au kilomètre carré en faisait foi. La plupart n’avait même pas pris le temps de bronzer, c’est dire si elles étaient en état d’urgence. Angel Boss inaugurait sa première Revue de presse à la Comédie Odéon. D’habitude il égratigne les politiques, là il s’agissait de les tailler en direct.

Collomb n’était pas venu et tout le monde le regrettait avec une hypocrisie touchante. Mais bon, il s’était déjà fait remarquer sur cette même scène le vendredi d’avant, avec une blague sur Nora Berra... ça lui avait coupé l’envie de rire.

Marc Fraysse, Jean-Yves Sécheresse, Philippe Grillot, Roland Bernard, Etienne Tête... la gauche et la droite socialistes étaient là.  Des auteurs de théâtres  occasionnels (Erick Roux de Bézieux). Des peoples lyonnais. Et la moitié de l’équipe des Potins, ça n’aurait pas suffi à remplir la salle, mais ça pouvait contribuer à vider le bar.

Sur scène Angel Boss est à gauche, tout arrive. A droite, quatre comédiens : Alexandra Bioly, David Pagliaroli, Thierry Fillon et Maxence l’imitateur, quatre élèves impétueux qui viennent filer des coups de griffe avec des sourires de sainte Nitouche. Tout commence par des chansons : « Dans la ville faut pas s’en faire, Collomb s’en ira,  vos petits misères lui sont étrangères... ». S’il a les oreilles qui sifflent il n’aura qu’à se dire que c’est les pétards du Nouvel An chinois.

Recevons plutôt Nora Berra. L’ex-ministre exfiltrée revoit sa vie défiler devant ses yeux pendant qu’Angel Boss trace sa biographie, et d’habitude ce n’est pas bon signe. Oui elle a fréquenté très tôt les virus et Jean-Louis Touraine, elle a dû combattre sur tous les fronts. Sera-t-elle candidate aux primaires pour les municipales : « Qui vivra Berra ». Ah ! Elle a préparé des gags. Et alors cette altercation avec Collomb ? « Il ne contrôle plus ses saillies », confie-t-elle avec l’innocence d’un enfant de chœur qui vient de se torcher le vin de messe.

Le public aussi s’y met. Il profite lâchement qu’on ne le voit pas pour balancer des horreurs. On parle de Brumm et de son goût pour les voitures de luxe. « A gauche aussi, il y en a qui aiment ça... », susurre Angel Boss, perfide. « Tou-raine, Tou-raine ! », fait le public. Ben faut pas se gêner ! Si vous avez d’autres révélations, c’est le moment, j’en connais qui prennent des notes.

Second invité : Gwendal Peizerat. C’est Charming de Shrek, mais avec un cerveau.  « Le play boy qui fait fondre la glace ». Les comédiens s’amusent un peu avec lui. Pour l’interviewer, on aura droit à des imitations de Collomb, de Hollande, de Nelson Monfort. Et même Jean-Michel Aulas, avec un décorticage enfumé du financement du Grand stade : « Monsieur Angel, vous avez vos chiffres moi j’ai les miens, ça ne coûtera pas un centime aux Lyonnais ». « - Il y a tout de même le prêt du conseil général ! ». « - Quarante euros ». « - Quarante MILLIONS ! ». « - Vous avez vos chiffres, moi j’ai les miens... ».

Gwendal Peizerat est très à l’aise. « Vous lisez l’Equipe, vous, Gwendal ? ». « - Non, jamais, c’est aussi mauvais pour un sportif que pour un politique de lire votre journal ». Les gens sont contents. La droite applaudit quand elle pense  que la gauche ne la voit pas. La gauche applaudit car elle sait que Collomb ne la voit pas. Tout le monde s’est bien défoulé pendant deux heures.

On chante une dernière chanson malveillante et on se retrouve au bar, l’air dégagé,  de toutes façons on n’a rien fait de mal, on s’est contenté de rire. Et puis les vacheries, c’est comme la pluie, tant que ça tombe pas sur soi, on s’en fout. La Revue de presse est lancée. Manquerait plus qu’ils y prennent goût. A suivre en mars...

Timéo Danaos

20fév. 2013

Les Potins sont sortis

Au sommaire du nouveau numéro des Potins:
- Conseil général : vers une hausse de plus de 18% des impôts
- Tassin: duel UMP-UDI en vue
- Sécurité : dans le 2e, circulez y a rien à voir
- Quand le Grand Lyon est à fond... de teint
- L’UMP dans la chambre d’appel
- Avec l’Hôtel-Dieu, des restos toujours plus nombreux

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20fév. 2013

La Lettre de Ferney 347

20fév. 2013

L’architecture est un beau métier

Dress code : orange. C’est la couleur des bâtisseurs. Les invités qui se pressent sous les chapiteaux blancs de la place Bellecour ont fait la razzia sur les cravates et foulards de cette couleur. Les marchands sont contents, elle n’est pas facile à caser.

Queyranne est prévu pour 18 h 50. En attendant « si vous voulez bien passer de l’autre côté », comme dit le médecin à un malade incurable. De l’autre côté, c’est rue Duhamel, la nouvelle maison des architectes de Rhône-Alpes, qu’on inaugure. Visite avec Queyranne, justement. Un escalier métallique noir grimpe jusqu’au deuxième étage, élégant mais étroit, on n’aimerait pas y croiser un troupeau de buffles ou une équipe de rugby féminine.

En haut des salles blanches, chaises à dossier orange, ça respire la lumière. Un petit mot d’accueil du président régional Victor-John Vial-Voiron. Une réponse courte de Queyranne et cela aurait suffi à notre bonheur. Il s’agit maintenant de couper le ruban en bas de l’escalier, l’endroit est exigu, il ne faudrait pas en profiter pour se trancher la cravate. Sourire, flashes. Retour sous la tente. Là ce sont les vrais discours.

Victor-John Vial-Carron s’encourage sans conviction : « je vais essayer de faire vite ». C’est « court » qu’il fallait faire. On apprend que Hegel aurait dit « l’architecture est un art mais c’est aussi le premier, car c’est le seul dans lequel on vit tous les jours ». Et que c’est un bien beau métier. Lionel Carli enchaîne. Le président national remercie la président régional et l’appelle John. Peut-être que ça lui rappelle ses cours d’anglais. Tant que John is in the kitchen, in the bedroom ou in the living room, c’est que John est dans l’architecture. Des moustaches en guidon de course et un look de faucheur de marguerites, il fustige le décret scélérat de mai 2012* qui scie les pattes des architectes en haut de leur échelle.

Broliquier. En tant que maire du 2, c’est lui qui accueille. Il rêve de fustiger lui aussi. Collomb qui n’est pas là. « Je regrette l’absence du bâtisseur des bâtisseurs mais revenons à notre sujet ». Car l’architecture est un bien beau métier. Buna. C’est lui qui remplace Collomb. Il est content que cette maison se soit installée dans un ancien garage. Ca prouve qu’on circule bien dans le quartier et qu’on n’a pas de problèmes de stationnement. Broliquier mijote à feu doux. La modernité vers la Confluence et le patrimoine derrière nous, le périmètre de l’Unesco. Buna tourne les pages d’un document, mais manifestement il ne les lit pas. Qu’est-ce que c’est ? « On essaie d’impulser depuis 13 ou 14 ans un souffle architectural très fort ». En tous cas il ne feuillette pas un calendrier, il y a 13 ans on était encore sous Raymond Barre, si l’on ose dire. « Le Partenariat public-privé est une bombe à retardement pour les finances publiques. En plus il a pour effet de broyer la qualité architecturale... ». Applaudissements nourris. Avant qu’il ne s’emmêle les truelles : « C’est David contre Goliath et on sait qui a gagné ». Ben... David, justement.

Peu importe, voici Queyranne. Il redresse les micros, se cramponne à la proue du navire, larguez les amarres ! La Région vient de voter son budget. Elle maintient son niveau d’investissement à 700 millions. Nous perdons l’équivalent d’un département tous les dix ans englouti par l’urbanisation. Il faut construire la ville sur la ville. Ce n’est plus une allocution, c’est une conférence. Décidément, l’architecture est un beau métier. Buffet. Tout le monde va congratuler les archis en grignotant des petits riens du tout préparés par l’Institut Vatel. Ca pépille dans tous les coins. Pendant que l’ordre des architectes s’est mis en position de désordre, on plie les gaules et on rentre au bercail.

Timéo Danaos

 

*Décret n°2012-677 modifiant le code de l’urbanisme et limitant l’obligation du recours à un architecte.

13fév. 2013

Les Potins sont sortis

Au sommaire du nouveau numéro des Potins:
- Les circonscriptions menacées par l’arrivée de la proportionnelle
- Lignes de métro: drôle de ticket Havard-Buffet
- Primaire du PS : le maire de Tarare n’a pas laissé Valls sur le Caro
- Municipales à Lyon : Fenech se paie ses « amis » en beauté
- L’UMP à un train de sénateur
- A Ecully, la guerre des Trois n’aura peut-être pas lieu

 

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13fév. 2013

La Lettre de Ferney 346

13fév. 2013

Frigide Barjot croque des bugnes

On attend Frigide Barjot. Le local de l’UMP samedi s’est peu à peu rempli, mais elle reste remisée dans une pièce à côté du vestiaire. On a vu Laurent Argelier s’en échapper furtivement. L’interviewer qui buzze a-t-il réussi à lui arracher un lourd secret ? La salle est pleine de dames en fourrure, vraies ou fausses, des brunes et des blondes, vraies ou fausses. Des messieurs en costume et des jeunes gens bien mis, si l’on ose dire, vu le thème de la rencontre.

Emmanuel Hamelin papillonne, il rassemble ses troupes équitablement dans l’espace, et tout d’un coup ça y est elle est là, elle traverse la salle en croquant une bugne, rose comme un malabar en pleine machouille, dans une minijupe à se faire verbaliser sur le trottoir. « Je vous demande d’applaudir Emmanuel Hamelin », annonce-t-elle sous les acclamations de son public.

Alors le toujours-futur maire de Lyon remercie Virginie Merle (puisque c’est ainsi que ses parents A et B l’ont nommée), et il se lance. Tous les griefs contre Collomb y passent : la Confluence, l’Hôtel-Dieu, le Grand stade, pour un peu on pourrait croire que son groupe s’y était opposé. A ses côtés Frigide essaie encore d’attirer l’attention : « oui, nous étions 1 million 200 000, ça y est les chiffres sont tombés ! ». Du ciel ? Ceux de la préfecture de Paris affichent un résultat consolidé de 320 000.

En tous cas elle n’arrête pas de lui couper la parole. Oui elle a vu le Président, elle expliquera tout à l’heure. C’est bon, il peut parler maintenant Emmanuel ? Il développe son programme : faire venir le métro jusqu’à Montrochet, favoriser le développement de l’agglomération vers l’Est... Les gens l’écoutent. Frigide a compris. Assise un peu à l’écart, elle attend que ça passe, elle s’est éteinte, elle se frotte le nez, elle s’emmerde.

Ca y est. Emmanuel a fini. « C’est à moi ! C’était très intéressant ! », affirme-t-elle sans rire. Mais c’est à elle maintenant. Elle va pouvoir pourfendre le mariage gay dont les défenseurs défilent à deux pas de là, clairsemés, elle en est sûre. Hamelin a été un des premiers opposants, lui rappelle-t-elle : « Merci, Emmanuel, tu as eu le courage de résister à la vague avant même qu’elle n’arrive ». Et à la pluie avant qu’elle tombe.

C’est ici, dans cette ville à Lyon que le mouvement a commencé « encore une fois c’est de Lyon que la Résistance est partie ». Frigide porte d’ailleurs un T-shirt, très F.F.fille : « Les Français parlent au François ». Mais son mouvement est apolitique, la preuve : il y a des gens de gauche, voici Michel, il vient de chez Jean-Pierre Chevènement. Le problème de Michel, c’est qu’il cause. Plus moyen de l’arrêter. Il croit bien faire : « on est comme en 40 quand De Gaulle est parti à Londres, il y a une ligne de démarcation entre les pour et les contre ». Bon...

Alors lui il va falloir le faire taire dès que possible. Frigide a déjà viré le gay de service Xavier Bongibault pour moins que ça. Et puis elle n’a pas passé tout ce temps à manger des bugnes en attendant son tour pour se faire voler la vedette !

Elle reprend la main. Elle déroule tout le plan de bataille qui mènera son camp jusqu’à la victoire, mais on n’en dira rien, secret-défense. Petit florilège quand même. Une nouvelle manif est prévue : « je vous laisse le choix dans la date ». Une petite contrepèterie, c’est frais, ça détend. « Ils n’ont pas de prise sur nous, ils peuvent toujours s’accrocher à ma minijupe ! ».  Ce qu’à Dieu ne plaise. Enfin : « ce n’est pas le mariage pour tous, c’est de la poudre aux yeux avec des paillettes... dans l’autre sens ». Tant que ce ne sont pas des plumes. Bref, c’était Frigide Barjot.

Et, si on ne craignait pas de faire la pub d’une chanson enregistrée en 2006*, et qu’on se garderait bien de qualifier de tube, car on pourrait confondre avec de la vaseline, on était à deux doigts de trouver ça amusant.

Timéo Danaos

 

* Fais-moi l’amour avec deux doigts,

de Frigide Barjot, 2006.

06fév. 2013

Les Potins sont sortis

Au sommaire du nouveau numéro des Potins:
- Grand stade : comment Aulas va boucler son financement
- Les collectivités peinent à lâcher Microsoft pour le logiciel libre
- Hôtel-Dieu : au diable les promesses électorales pour la santé
- Trafic fluvial : Carenco rame
- Des primaires... en mars 2014
- Collomb pressé de lancer sa campagne

 

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06fév. 2013

La Lettre de Ferney 345

30janv. 2013

Les Potins sont sortis

Au sommaire du nouveau numéro des Potins:
- Métropole : encore beaucoup de questions sans réponse
- Noir atteint d’anosognosie
- A89 - A6 : les voeux pieux de Carenco
- Bonnes résolutions : et si on déclassait l’A7 demain ?
- Municipales : Hamelin aussi nous vole nos rêves
- A cause d’Ehrmann, le chaos demeure

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30janv. 2013

La Lettre de Ferney 344

23janv. 2013

Les Potins sont sortis

Au sommaire du nouveau numéro des Potins:
- Redécoupage des cantons : la bataille au ciseau a débuté
- Grand Lyon: l’UMP rêve de s’en tirer à bon com(p)te
- Part-Dieu: la consommation énergétique à la loupe
- Sondage: Rhône-Alpes pour le bien et contre le mal
- Municipales : Havard et Hamelin vont avoir de la concurrence
- Conseil général : quand l’UMP vote pour l’ancienne copine de Royal

 

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23janv. 2013

La Lettre de Ferney 343

16janv. 2013

Les Potins sont sortis

Au sommaire du nouveau numéro des Potins:
- Demeure du chaos : le laisser-faire de Carenco
- Pas de seconde navette fluviale avant 2014
- Grand stade: Collomb n’a pas tiré les leçons de ses erreurs
- Aux origines de la municipalité lyonnaise
- Queyranne impatient
- L’UDI du Rhône accueillera Borloo le 21 février prochain

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16janv. 2013

La Lettre de Ferney 342

09janv. 2013

Les Potins sont de retour

Au sommaire du nouveau numéro des Potins:
- A la CCI aussi, les élus jouent les Arlésiennes
- Touraine se verrait bien au chevet de l'hôpital public
- Quand Voltaire venait jouer les vedettes à Lyon
- Mutation: Carenco toujours le bec dans l’eau
- 2013 : Mercier se tient (enfin) à ses bonnes résolutions
- Brumm, l’arme secrète de Collomb

 

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09janv. 2013

La Lettre de Ferney 340-341

20déc. 2012

Les Potins sont sortis

Au sommaire du nouveau numéro des Potins:
- Comment la droite a aidé Queyranne à sauver Erai
- Règlement de comptes à OK Sacvl
- La saga des primats
- Gastronomie: les nouvelles salades lyonnaises
- Deux jeunes loups pour le siège de Collomb
- A Vaulx-en-Velin, le Père Noël peut passer chercher la liste de Genin

 

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