Au sommaire du nouveau numéro des Potins:
- Un huissier lyonnais soupçonné d’avoir détourné des fonds
- Tram-train: coup d’arrêt pour Lozanne
- Grand stade: NKM réservée
- Hôtel-Dieu: question de fonds
- Rhône-Alpes: les AOC à déguster par le menu
- Najat, de Ségolène à François, en passant par Arnaud
- Durand a la mémoire qui flanche
Dernier numéro sorti
80.00 € | 21.00 € |
02nov. 2011
Les Potins sont sortis
21:57 - Par gérard Lespotinsdangele - Blog des potins - aucun commentaire
02nov. 2011
La Lettre de Ferney 285
21:45 - Par gérard Lespotinsdangele - la lettre de Ferney - aucun commentaire
27oct. 2011
Un gros camion
13:13 - Par gérard Lespotinsdangele - Souvenirs souvenirs - aucun commentaire
Jeudi midi Gérard Collomb inaugurait un gros camion et réciproquement. Le gros camion, il est dans la cour, place de la Comédie, entre l’Opéra et l’Hôtel-de-Ville, totalement silencieux. D’abord car il est à l’arrêt. Mais surtout parce qu’il est électrique, le plus gros camion électrique de livraison au monde, seize tonnes, dix-huit palettes, deux rétroviseurs, deux essuie-glaces.
Quant à Collomb, il n’est pas silencieux du tout et encore bien moins électrique. On le retrouve dans un salon de l’Hôtel-de-Ville, à la tribune, devant 150 costumes gris « heureux que Lyon soit une ville pilote pour expérimenter le camion électrique ». Il ne s’en est pas fallu de beaucoup pour qu’il soit également heureux qu’elle expérimente la voiture électrique en libre service, il aurait suffi que le maire de Lyon le décide. Mais non. On nous explique que la ville n’est pas très adaptée à la voiture électrique. Et bien la voiture non, mais le camion, oui.
Alors aujourd’hui le camion électrique est venu inaugurer Lyon. Avec une autonomie de 100 km, il récupère de l’énergie pendant les décélérations, permettant de s’arrêter aux feux rouges presque sans freiner. Un navigateur intelligent guide le conducteur vers le trajet le plus dégagé et le plus économe, explique l’inventeur, Pierre-Henri Bigeard, le pdg de IFP Energies Nouvelles. Bon, reconnaît Stefano Chmielewski de Renault Trucks une fois que c’est son tour, « on m’a un peu volé le discours ».
Presque tout a été dit, parlons du reste. Il se prend à rêver d’un monde de camions électriques, effectuant les livraisons la nuit, silencieusement, sans déranger les voisins. Et même le ramassage des ordures ménagères. Et le ramassage scolaire aussi ? Parce que c’est bruyant, les mômes !
Le temps est venu de remettre les clefs du camion à Francis Lemor, le pdg de la société de transports SFE-TFE. Les clefs sont plantées dans un coussin de velours comme une légion d’honneur qui servirait à quelque chose. Francis Lemor s’en empare et prend le micro : « Pourquoi ici à Lyon, alors que ce n’est pas la seule ville qui s’intéresse au développement durable ? ». Collomb doit commencer à se demander s’il a bien fait de l’inviter. Et le modèle lyonnais alors ? Ici on fait campagne pour Hollande et on vote Aubry, quand ce n’est pas le contraire. On est à droite et on vote Collomb. Voilà pourquoi on s’intéresse au camion électrique, CQFD.
SFE-TFE est une belle entreprise fondée sur des valeurs étonnantes : l’enthousiasme, le respect, la rigueur et la performance. Soyons juste, on l’imaginait mal revendiquer : l’amateurisme, l’inefficacité, le j’en-foutisme et le carriérisme. Aucune société ne pourrait tenir. Un parti politique, à la rigueur.
Mais chez SFE-TFE « le développement durable fait partie de notre ADN ». Mazette ! Comme Carrefour dont un directeur dira : « c’est dans nos gènes ». Quand on voit toutes ces entreprises programmées pour la défense de l’environnement, on se demande d’où vient la pollution.
Mais la cérémonie touche à sa fin. Et l’assistance : à sa faim. Il est temps que le buffet ouvre. Les 150 costumes gris qui opinaient gravement pendant le discours de leurs chefs se détendent un peu. Ils picorent des sushis, des bulles de foie gras en brochette, des pincées de jambon cru aux pruneaux, des embrochées de saint-Jacques, arrosées d’un champagne qui fanfaronne aux couleurs de Pignol. Et pendant ce temps là, Stefano Chmielewski est retourné cajoler son camion, il lâche une bombe devant la presse. La crise, le chômage partiel, les salariés en ont abusé, l’absentéisme a bondi de 5 à 12%, ceux qui font ça sont des « voleurs ». Ce qui lui vaudra un communiqué vengeur de la CGT dont toutes les lignes commencent par un méprisant : « ce monsieur ». Et ben ! Si son camion ne fait pas de bruit, lui, il en fait !
Timéo Danaos
27oct. 2011
Dans l’ombre du Stade des Lumières
13:09 - Par gérard Lespotinsdangele - Souvenirs souvenirs - aucun commentaire
26oct. 2011
Les Potins sont sortis
21:12 - Par gérard Lespotinsdangele - Blog des potins - aucun commentaire
Au sommaire du nouveau numéro des Potins:
- Grand stade : Aulas joue à qui veut gagner des millions
- Petit Fontanière: le Département un floué consentant
- Lyon-Mag: Brunet-Lecomte « mouché » par Latouche
- Ces grosses légumes lyonnaises oubliées
- UMP : une semaine pour faire oublier les deux dimanches socialistes
- Une vice-présidente de la Région accuse l’administration de faux
- Ces clubs qui phosphorent à droite
26oct. 2011
La Lettre de Ferney 284
21:01 - Par gérard Lespotinsdangele - la lettre de Ferney - aucun commentaire
26oct. 2011
Le coup de bâton
13:46 - Par gérard Lespotinsdangele - Blog des potins - aucun commentaire
Donné, avec une poignée des bulletins
de vote, par les soutiens rhodaniens de Martine Aubry à ceux qui poussent des
cris d’orfraie à l’UMP. Remarque piquante d’un militant socialiste :
« A droite, ils
peuvent bien dire que nos primaires citoyennes n’ont pas rassemblé tant de
monde que ça, aux dernière cantonales l’UMP a fait encore moins de voix ». Au soir du 27 mars, le
parti présidentiel totalisait 1 581 825 suffrages à l’occasion du
second tour des cantonales. Certes, seule la moitié des Français votait. Mais
même en multipliant le score par deux il n’y a pas de quoi pavoiser quand on
sait que les primaires ont rassemblé entre 2,6 et 2,8 millions
d’électeurs. Ou alors cela veut dire que le score de l’UMP était encore plus
mauvais que ce qui a été dit à l’époque.
26oct. 2011
Collomb s’égosille mais les Lyonnais restent sourds
13:44 - Par gérard Lespotinsdangele - Blog des potins - aucun commentaire
On ne l’a pas assez dit ! La victoire de François Hollande, c’est bien lui, Gérard Collomb, qui en a été l’un des principaux artisans. Avec une modestie à faire pâlir d’envie Alain Bideau, le maire de Lyon s’est précipité dimanche soir pour se réjouir. « L’appel que j’ai lancé sur Lyon a été entendu » nous a-t-il expliqué. Quelle influence ! Quelle autorité ! Nous en restons sans voix… On aurait tort de penser que l’appel de Collomb n’a été entendu qu’entre Saône et Rhône. Bien au contraire. Son organe porte loin, très loin. Disons même qu’il porte de mieux en mieux à mesure que l’on s’éloigne de la place Bellecour et de l’Hôtel-de-Ville. A Lyon même, Hollande n’a séduit qu’un peu plus de 51% des électeurs. Sur l’ensemble du département du Rhône, le score s’améliore avec 54%. Et il frise les 57% pour l’ensemble du territoire.
Décidément, Collomb a raison de se pousser du col et de jouer les fiers-à-bras. Seuls les jaloux, les aigris et les potes de Michel Havard refuseront de reconnaître l’influence politique de la parole collombienne.
Bien sûr, ce deuxième tour des primaires vient confirmer le constat médical inquiétant déjà fait la semaine précédente : nombre de Lyonnais souffrent d’une forme aiguë de surdité profonde. Certains arrondissements sont plus touchés que d’autres par cette épidémie qu’il conviendrait de soigner rapidement. C’est principalement le cas dans le 1er arrondissement où l’électeur de gauche pourtant de bonne volonté n’a visiblement pas entendu l’appel de Collomb. Sur les terres de la mairesse Nathalie Perrin-Gilbert, Martine Aubry s’impose avec plus de 60% des suffrages. Il en va de même sur le plateau de la Croix-Rousse et même dans le 7e arrondissement. Comble de malheur, la maladie n’épargne pas plus le fief historique de Collomb. L’appel lancé par le maire n’a guère réveillé les électeurs. Le 9e est demeuré l’un des arrondissements où l’on a proportionnellement le moins voté pour ces primaires.
Cette surdité qui frappe Lyon pourrait être vite oubliée si elle ne risquait pas demain d’entraîner quelques conséquences politiques. Si François Hollande remporte la prochaine élection présidentielle, il ne manquera pas de remercier le maire de Lyon pour l’aide qu’il lui a apportée. Et comment mieux le remercier qu’en le laissant éloigné du gouvernement, histoire de lui éviter d’être touché par le désamour qui risque fort de s’abattre sur nos futurs dirigeants lorsque, après les promesses de la campagne, ils seront confrontés aux réalités et n’auront d’autres solutions que d’imposer la rigueur au pays ?
Gérard Angel
20oct. 2011
Les Gérards du cinéma
18:11 - Par gérard Lespotinsdangele - Souvenirs souvenirs - aucun commentaire
Samedi, c’était soirée people à l’Amphithéâtre de la Cité Internationale. Tout ce que Lyon compte de notables qui comptent les uns sur les autres voulait être vu, pour avoir l’impression d’être pour quelque chose dans la remise du prix Lumière à Gérard Depardieu, le Falstaff du cinéma français.
On use de stratagèmes honteux pour se retrouver pas trop mal placé, dans les premiers gradins, de manière à pouvoir surveiller tout ce qui se passe. Les invités de marque arrivent par la porte de droite, leur image est immédiatement retransmise sur écran géant, sauf quand le cadreur ne les connaît pas, notamment quand il s’agit de hautes personnalités lyonnaises dont la notoriété n’a pas dépassé le bout de leurs chaussures, là pas d’images, raté!
Mais Clovis Cornillac est chaleureusement applaudi, Laurent Gerra aussi, Albert Dupontel, Edouard Baer... Sitôt entrés, des confrères se précipitent pour faire semblant de les interviewer. Edouard Baer et Benoît Delepine sont tout heureux de se retrouver, ils font mine de se rouler un patin pour la plus grande joie des photographes.
Depardieu arrive, monumental, coiffé à la d’Artagnan, corpulent comme Porthos, gascon comme Athos et séducteur comme Aramis. Un trois mousquetaires à lui tout seul. Le public se lève et l’acclame debout. Alors lui se met aussi à adresser des petits signes de la main et finit par applaudir le public. Il est accompagné de Fanny Ardant et immédiatement toutes les femmes la détestent. Malgré les années qui ont passé, elle arbore toujours une silhouette impeccable, souple comme une liane, serrés dans une jupe fourreau verte et un bustier noir, une coiffure casque très 60’s revival, un port de reine. Enervante.
Thierry Frémaux lance le film de promotion du festival du film. Puis Depardieu dit quelques mots. Oh, il ne va pas faire de discours « je ne prépare jamais de discours, on me donne des lignes et je les lis » (il y en a d’autres qui les sniffent). Mais là, le texte est de lui, il improvise au fur et à mesure.
Rendez-vous après le grand film : La femme d’à côté, de François Truffaut, où Fanny Ardant fit ses début en 1981 (...) Ca y est, c’est la cérémonie. Tout le beau monde est monté sur scène. Une vingtaine d’artistes et de réalisateurs, plus Gérard Collomb et Jean-Jack Queyranne. Pour une fois, les élus sont tombés sur plus bavards qu’eux, Thierry Frémaux ne lâche pas le micro, les officiels font de la figuration. Bertrand Tavernier rend hommage à Depardieu « des personnages qui écorchent l’écran ». Mais aussi d’autres plus inattendus, plus fragiles, dans lesquels « il se glisse par surprise (...) avec la légèreté d’une dentellière ». Une dentellière qui a un sérieux coup de fourchette.
Public debout. Depardieu est ému, même s’il fait semblant de faire le malin, tant d’hommages « ça sent le sapin », qu’il plaisante. Il remercie. Lyon, le prix, le public « c’est extraordinaire, le métier que vous faites en regardant les films ». Alors Collomb veut dire quelque chose.
Depuis que les deux Gérard sont côte à côte, on n’arrête pas de penser à Astérix et Obélix. Le petit malin prend donc la parole. « J’ai vu que dans votre jeunesse vous aimiez Eddy Cochran »... Et lui aussi. A quoi pense-t-il à la veille du premier tour des primaires socialistes ? C’mon everybody ? Ou alors Nervous Breakdown ?
Timéo Danaos
20oct. 2011
Tribune de Lyon et Terrasses de Saint-Pierre
18:06 - Par gérard Lespotinsdangele - Souvenirs souvenirs - aucun commentaire
20oct. 2011
Les Potins sont sortis
09:59 - Par gérard Lespotinsdangele - Blog des potins - un commentaire
Au sommaire du nouveau numéro des Potins:
- Projets du Puisoz : de quoi faire de l’ombre à la Confl uence
- Cap Canal: pas d’ENS au programme pour l’instant
- Place Tolozan: le sauvetage du Patineur dérape
- R3AP: débarquement programmé pour le DG
- Collomb s’égosille mais les Lyonnais restent sourds
- Imaginove veut envoyer les créatifs à l'usine (à projets)
- PS : les collombistes occupent le bureau de Darne
20oct. 2011
La Lettre de Ferney 283
09:18 - Par gérard Lespotinsdangele - la lettre de Ferney - aucun commentaire
16oct. 2011
Le coup de bâton
22:10 - Par gérard Lespotinsdangele - Blog des potins - aucun commentaire
Donné
avec une rosette bien lyonnaise au Grand Maître (Nicolas Sarkozy) et au Grand
Chancelier (Jean-Louis Georgelin) de la Légion d’honneur. Ils ont dû oublier
l’article 29 du Code de la plus élevée des distinctions nationales. Celui
qui demande une « enquête sur
l’honorabilité et la moralité du candidat » et même un extrait de
casier judiciaire. Sinon, comment expliquer que le par ailleurs sympathique
Henry Chabert ait pu être épinglé malgré sa - certes lointaine -
condamnation pour recel d’abus de biens sociaux ? Des insignes de
chevalier remis par Alain Juppé, qui a lui aussi connu les affres des
prétoires. Nous qui avions tant cru à la « République
irréprochable » chère au Chef de l’Etat...
14oct. 2011
A Lyon, inutile de faire tout un fromage de Hollande
14:03 - Par gérard Lespotinsdangele - Blog des potins - aucun commentaire
Finalement, ce n’était certainement pas un hasard. Les récents scores des écologistes dans le 1er, la victoire de Raymonde Poncet aux cantonales dans le 4e, tout cela s’inscrit dans un mouvement désormais bien enraciné sur le terrain. Le remplacement de Dominique Bolliet par David Kimelfeld n’y aura rien changé. Arnaud Montebourg obtient d’excellents résultats dans ces deux arrondissements où il dépasse allégrement les 20% : 24% dans le 1er, 21% dans le 4e.
Voilà qui semble bien confirmer que les militants et électeurs écolos se sont assez largement mobilisés pour ces primaires citoyennes. Et qu’ils ont majoritairement apporté leurs voix à Monteboug. Et dans une moindre mesure à Martine Aubry. Que François Hollande soit à la peine n’a guère dû contrarier la mairesse du 1er Nathalie Perrin-Gilbert et le député Pierre-Alain Muet. Ils ont toutes les raisons de se féliciter du score de leur candidate qui arrive largement en tête dans ces deux arrondissements en frôlant (à la Croix-Rousse) ou en dépassant dans le 1er la barre des 40%.
Sur l’ensemble de la ville, Aubry devance d’une courte tête un Hollande pourtant soutenu par la très grande majorité des élus. Bien sûr, Collomb pourra toujours se consoler en constatant que son 9e arrondissement a donné la préférence à Hollande. En regardant les résultats de plus près, on constate que le 9e est l’arrondissement où les électeurs ont été proportionnellement les moins nombreux à se déplacer : tout juste 2 000 contre 2 500 dans le 1er où la population est pourtant près de deux fois moins importante. Voilà qui constitue incontestablement un revers pour Collomb.
Autre grand perdant de ces primaires, le Parti radical de gauche ; sur l’ensemble du département, il atteint tout juste 0,5% des suffrages, c’est-à-dire la moitié de son score national. Pire ! Il recueille à peine 350 suffrages (250 sur Lyon). Ces chiffres risquent de peser demain au moment des négociations autour les législatives. L’investiture de Thierry Braillard est loin d’être gagnée dans la 1ère circonscription. Là comme ailleurs, le PRG sera en position de faiblesse lorsque viendra l’heure de discuter de sa place aux futures élections municipales et territoriales. Avec une poignée de suffrages sur la ville, les radicaux seront demain mal placés pour réclamer deux postes de conseillers municipaux à Lyon, dont un adjoint qui est en même temps membre de l’exécutif régional, une vice-présidence du Grand Lyon et un conseiller général.
Enfin, la déroute de Ségolène Royal n’est certainement pas de nature à favoriser la carrière de Najat Vallaud-Belkacem. Vu le résultat de dimanche - dans le Rhône, elle est même devancée par Manuel Valls -, les places laissées aux royalistes ne seront pas nombreuses.
Gérard Angel
13oct. 2011
Pince sans rire
23:23 - Par gérard Lespotinsdangele - Souvenirs souvenirs - aucun commentaire
On attendait ça avec un peu d’impatience : Georges Képénékian inaugurant l’humour lyonnais. Ca doit être tout terrain, un adjoint à la culture. Bien sûr on se doutait bien qu’il n’y aurait pas de champagne et de petits fours, mais des fours au théâtre...
Vers 15 h 30 dimanche, une foule bigarrée s’étirait devant la salle Rameau pour la finale de la Semaine de l’Humour, deuxième du nom. Dans la salle, deux fauteuils avaient été réservés, l’un pour Képénékian, et l’autre ? Et bien on ne sait pas. Peut-être pour un élu de dernière minute qui n’arrive plus à rire aux réunions socialistes. Le parterre était chaud-bouillant, ça bavardait dans tous les sens, les filles à jet continu, un peu comme les TV dans les magasins de bricolage qui déversent en boucle des conseils sur des sujets dont personne n’a rien à carrer.
Ça allait du : « Et tu crois qu’après 50 ans on peut continuer de se faire appeler Mademoiselle ? ». Chais pas. Faudrait demander à Deneuve. Au : « Alors tu le télécharges, ça coûte 20 euros et tu peux t’en servir autant que tu veux... ». On ne saura jamais ce que c’était. Mais comme le dit la pipelette on line : « alors y’avait un couple, la femme elle était au téléphone, elle arrêtait pas de parler, c’est abusé, non ? Question de respect ».
Bon on écoute un peu, ça passe le temps en attendant le retard. Le spectacle commence enfin et Képé n’est toujours pas là. Les finalistes ont dix minutes chacun pour séduire le public. Fabienne Durand est une grande bringue brune qui se lance dans un strip-tease ton-sur-ton avant de se risquer à un domptage de guitare en bois, au moment où Képénékian se glisse jusqu’à sa place discrètement. Puis Jérémy Charbonnel. Un Lyonnais d’origine qui avait commencé des études à l’Idrac, où il a croisé des tas de raisons de se tirer au plus vite. Il s’épanouit maintenant sur les scènes parisiennes.
Ainsi en est-il de nos meilleurs artistes : Gérard Collomb, Jean-Jack Queyranne, André Gerin, (Dominique Perben ?), ils sont beaucoup plus amusants à Paris qu’à Lyon. Mais Jérémy Charbonnel, on lui pardonne tout. Le garçon est drôle, insolent et pétillant de malice. Le jour où il revient à l’affiche il ne faudra pas le rater.
Les candidats ont terminé, c’est le tour de Didier Bénureau dans son nouveau spectacle. Tout le talent d’un grand du music-hall. Plus d’une heure d’humour grinçant et bousculant, derrière un sourire gentil à qui on donnerait le Bon Dieu sans confession. Car Didier Bénureau incarne avec perfection l’homme de foi : la mauvaise.
Après les levers de rideaux, les vedettes anglaises, américaines (voire : les travestis belges), on attend le clou du spectacle. Et ce fut Képénékian. Il monte sur scène, portant dans ses mains un machin, présenté comme le trophée qu’il devait remettre au lauréat. Il en profite pour saluer le « pari de l’émergence ». Et « Lyon, ville de l’humour et du café-théâtre depuis longtemps ». Effectivement, il y a bien longtemps que la municipalité ne s’en était pas aperçue, mais voilà qui est réparé.
A un moment, il a dû tenter de faire une blague, mais on n’est pas sûr. On l’a vu à sa concentration inhabituelle. Alors on a évité de rire. Dans le doute. « The winner is » : Jerémy Charbonnel. Les gens sont contents, lui aussi. Képénékian aussi, mais on n’est pas sûr, car ce qui se passe à l’intérieur ne se voit pas à l’extérieur. Thierry Buenafuente exulte. Tout s’est bien passé. Aucune personnalité vivante n’a été maltraitée pendant le spectacle. Ou alors, c’était pour rire. Et on recommencera l’année prochaine, même si « Le petit pantin », n’est plus là.
Timéo Danaos
13oct. 2011
« On marche sur des œufs »
23:17 - Par gérard Lespotinsdangele - Souvenirs souvenirs - aucun commentaire
12oct. 2011
Les Potins sont sortis
22:11 - Par gérard Lespotinsdangele - Blog des potins - aucun commentaire
Au sommaire du nouveau numéro des Potins:
- Semaine décisive pour le Grand stade... et l’UMP
- Erai valorise ses dépenses de l’exposition universelle de Shanghai
- Vente du Petit Fontanière: 670 000 euros sur le dos de la collectivité
- Maréchal, nous voilà... au Parc de la Tête d'Or
- A Lyon, inutile de faire un fromage de Hollande
- Cumuler nuit gravement à la santé (démocratique)
12oct. 2011
La lettre de Ferney 282
16:47 - Par gérard Lespotinsdangele - la lettre de Ferney - aucun commentaire
12oct. 2011
Le coup de bâton
16:41 - Par gérard Lespotinsdangele - Blog des potins - un commentaire
Donné, avec un bel ego
surdimensionné, à l’avocat lyonnais David Metaxas. A défaut d’être présent
professionnellement dans le dossier concernant le commissaire Michel Neyret,
notre play-boy des prétoires rentre par la fenêtre en multipliant les déclarations
à la presse. Un jour il confie « adorer l’homme et détester le
flic » ; un autre il dénonce les méthodes de la police, allant même
jusqu’à confier qu’il a refusé de défendre Neyret. Commentaire d’un ténor du
barreau : « Je ne vois pas comment il a pu refuser dans la mesure où
personne ne lui a rien demandé ». Comme quoi, c’est fou ce qu’on s’aime
chez les avocats lyonnais.
07oct. 2011
Borloo pose un lapin à Lévy
18:41 - Par gérard Lespotinsdangele - Blog des potins - aucun commentaire
C'est à désespérer ! La conseillère régionale radicale Fabienne Lévy a décidément la scoumoune. On se souvient de sa mauvaise humeur et de son mail assassin (voir Les Potins de la semaine dernière) après le déjeuner-débat organisé voici quelques jours par Marc Fraysse autour de Dominique Paillé. En froid avec l’ancien député de Villeurbanne reconverti dans le lobbying, notre élue du 1er arrondissement avait boudé et refusé d’être présente. Pas question toutefois de passer pour la troisième roue du carrosse radical du Rhône. Elle était convaincue tenir sa revanche. A Fraysse les troisièmes couteaux (merci pour Paillé qui est conseiller politique national du Parti radical) ; à elle le vrai patron du mouvement. En ayant décroché une visite de son président national, Fabienne Lévy se léchait les babines à l’avance. Elle se voyait déjà trôner à la une des journaux aux côtés de Jean-Louis Borloo dans les rues du 9e arrondissement où elle espère bien porter les couleurs radicales aux élections législatives de l’année prochaine.
Patatras ! Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas. La visite de Borloo vient de subir le même sort que sa candidature aux élections présidentielles. Sans prévenir personne, l’ancien ministre a tout envoyé promener : ses ambitions électorales, ses camarades de parti et même son apéro avec Fabienne Lévy.
L’affaire avait, il est vrai, déjà mal commencé. Dans un premier temps, la visite de Borloo avait été annoncée pour lundi dernier avant d’être reportée de quelques jours. C’est donc ce jeudi 6 octobre qu’il devait parler des jeunes et de l’insertion en allant faire un tour à l’école de Production de Vaise. Un point presse était prévu dans le quartier avant un passage (on imagine très médiatisé) sur le plateau de la Duchère où, précisait Fabienne Lévy, « Jean-Louis Borloo a beaucoup œuvré quand il était ministre de la Cohésion sociale et de la politique de la ville » .
Adieu Jean-Louis, bonjour Hervé. On ne sait pas si les radicaux lyonnais feront contre mauvaise fortune bon cœur en participant à la visite d’Hervé Morin.
Hasard des calendriers, l’ancien ministre et autre homme fort de l’Ares (Alliance républicaine, écologiste et sociale) sera à Lyon ce jeudi. Pour ne pas alimenter les rumeurs sur une brouille entre les deux hommes, une rencontre rapide avait été prévue.
En l’absence de Borloo, Morin a désormais le champ libre. Pas sûr toutefois que ceux qui, à Lyon, s’étaient rangés derrière le premier soient très nombreux à se rapprocher du second toujours décidé, lui, à se lancer dans l’aventure présidentielle. Il sera d’ailleurs intéressant de voir si Fabienne Lévy profite de l’occasion pour aller à sa rencontre.
Gérard Angel
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