01juin 2006
Sarko avait bien choisi ses petits protégés
09:21 - Par gérard Lespotinsdangele - Souvenirs souvenirs - aucun commentaire
Le directeur de l’école supérieure de police de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or Patrick Joubert mérite au moins une statue. Et peut-être même une canonisation de son vivant.
Jugez-en plutôt. Dans le cadre de la discrimination positive qui lui est si chère, Nicolas Sarkozy a voulu créer une classe spéciale de préparation au concours de commissaire de police où l’on accueille des jeunes issus des quartiers difficiles. Il s’agit de la classe préparatoire intégrée abritée dans les locaux de l’école de Saint-Cyr. Nos plus fidèles lecteurs se souviennent probablement que nous en avons déjà parlé (Les Potins n° 25 du 2 mars 2006).
Malgré les promesses du ministre de l’Intérieur, personne n’a été dupe. La nouvelle filière avait pour but de donner un sacré coup de piston (pardon de pouce) à des jeunes susceptibles d’illustrer la discrimination positive. Et montrer que grâce à Sarkozy, le métier de commissaire n’est plus réservé aux seuls fils de bonne famille.
Avouons-le : les résultats dépassent de très loin tous les espoirs les plus optimistes.
Cette année, 991 jeunes se sont inscrits au concours permettant d’intégrer l’école des commissaires de police de Saint-Cyr. Parmi eux, 456 ont répondu présent pour passer les épreuves. Au final, 60 ont été déclarés admissibles aux épreuves de l’oral. Soit entre 6 et 13% selon le chiffre que l’on retient.
Si l’on observe en revanche les résultats obtenus par la classe préparatoire intégrée, les chiffres explosent littéralement. Avec 6 admissibles sur un total de 13 élèves, on frise les 50% ; très exactement 46%.
L’exploit est d’autant plus méritoire que ces jeunes n’ont eu réellement que trois mois pour préparer le concours. Voilà bien qui va dans le sens du génie de Patrick Joubert. Obtenir en si peu de temps des résultats bien meilleurs que ceux des écoles prestigieuses qui accueillent les élèves pendant un an, voilà qui constitue un exploit dont on imagine volontiers qu’il est source de légitime fierté pour l’intéressé lui-même.
P. Gie
Les Potins n°38 (1/06/06)

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