16juil. 2009
Nora Berra n'a pas froid... aux yeux
10:50 - Par gérard Lespotinsdangele - Blog des potins - 7 commentaires
Stop ! Arrêtons les polémiques indignes. C’est vrai à la fin. Il faut être particulièrement de mauvaise foi pour utiliser la santé précaire d’une élue afin de la déstabiliser politiquement. Après Le Canard Enchaîné mercredi, c’est au tour du Progrès de ce jeudi d’en remettre une couche. Voilà donc notre secrétaire d’Etat aux Anciens Nora Berra qui se retrouve épinglée à cause d’une malheureuse grippette qui a, c’est vrai, un peu traîné en longueur.
Nora Berra est tombée malade au lendemain des élections municipales. Le collègue médecin auquel elle a fait appel n’est certainement pas homme à rédiger des certificats de complaisance. Son arrêt de travail pendant près de six mois - entre le 28 mai et le 6 novembre 2008 - était donc bien évidemment lié à son état de santé.
Qui s’en étonnerait d’ailleurs ? Les lecteurs des Potins l’auront compris : la maladie de Nora Berra n’est que la conséquence directe de ses conditions de vie précaire juste avant les municipales. Certains ont insinué qu’elle n’a jamais habité la maison pour laquelle elle aurait antidaté un bail, histoire de disposer d’un domicile fictif dans l’arrondissement où elle était candidate. Que les choses soient claires. Tout cela n’est que mensonge. Comme nous l’avons raconté dans notre précédent numéro du 2 juillet, Nora Berra a vécu pendant près de six mois dans un modeste pavillon du 8e arrondissement sans eau, sans électricité et surtout sans chauffage. Pas étonnant qu’elle nous ait fait une méchante poussée de fièvre qui l’a gardée au lit pendant toute cette période.
Bien sûr, me direz-vous, son mal ne l’a pas empêché de participer à diverses réunions du conseil municipal et d’arrondissement. Ni de continuer à percevoir ses 1 294 euros d’indemnités mensuels. Et alors ? Ses détracteurs auraient-ils préféré qu’elle reste chez elle, au risque de voir son mal empirer dans une maison glaciale ? Nora Berra a choisi la bonne solution. Elle a multiplié les occasions d’aller se réchauffer à l’Hôtel de Ville et en mairie du 8e. Mieux ; elle est allée elle-même chercher chaque mois son indemnité dans les locaux de la trésorerie, grappillant ainsi quelques minutes de chaleur.
Le reste, tout le reste, n’est que jalousie.

7 commentaires
L'ironie est nettement plus efficace que la méchanceté
A Lyon, la période mai-novembre n'est pas vraiment la plus froide de l'année...
Plus sérieusement, on fait beaucoup d'amalgame dans cette histoire. A ma connaissance, aucune disposition légale ou règlementaire n'interdit le cumul éventuel entre les indemnités d'élu et les indemnités journalières versées par la sécurité sociale.
Cette situation, qui est loin d'être un cas d'école, est vécue par de nombreux élus locaux chaque année lorsque ces derniers ont une activité professionnelle distincte de leur mandat (tout le monde n'est pas professionnel de la politique).
D'ailleurs, si ces indemnités devaient être considérées comme des salaires, il serait impossible de cumuler ces deux indemnités... mais la Sécu serait alors contrainte de les prendre en charge cumulativement, jusqu'à un certain plafond, qui , en l'espèce, ne serait sûrement pas dépassé. Avec près d'un demi million d'élus locaux au niveau national, la note pourrait être salée pour la branche maladie...
D'autre part, il me semble difficile de mettre sur un même pied l'exercice d'une activité professionnelle à plein temps avec le fait de siéger sept fois sur une période de 6 mois (soit un total d'environ 12 heures de présence au total) comme élu municipal, sachant que les élus touchent leurs indemnités qu'ils soient présents ou non.
Dès lors, je ne comprends pas où est le problème dans cette histoire, que ce soit d'un point de vue juridique ou moral...
En résumé, pendant près de 6 mois, Mme Norra a reçu des indemnités issues de nos impôts et dans le même temps des indemnités issues de nos cotisations sociales.
Félicitations !
On comprend mieux sa nomination au Secrétariat d'Etat aux "personnes vulnérables". Elle devrait exceller à ce poste vu ses dispositions.
quel curieux et long arrêt qui empêche de bosser mais ne bloque ni mondanités ni activité politique ni exercice d'un mandat au moment où le gouvernement se targue de faire la chasse aux congés maladie...espérons aussi que la sécretaire d'Etat va désormais faire un peu plus parler d'elle au rayon "politique" et "santé" et moins dans les rubriques "insolite et humour" et "affaires" des sites internet.
Dominique Perben aurait du être ministre de l'agriculture.Il a une ferme de boulets.
M. Rous,
L'adresse fictive, les cumuls d'indemnités d'élu et de la CPAM, ne sont-ils pas moralement discutable ?
Dans d'autres articles, il m'avait semblé avoir lu que Mme Norra était également médecin à Edouard Herriot. Une erreur ou un autre cumul ?
Potinor Lector, Rivalta a bien perçu ses indemnités de conseiller général et de président du Sytral alors qu'il bénéficiait de versements des ASSEDIC.D'ailleurs,Romain Blachier,vu que tu le connais bien,Rivalta a-t-il remboursé les 131 000 euros au Sytral,comme le tribunal administratif lui a enjoint?