10sept. 2009
A (l’Hôtel)-Dieu la santé ?
15:24 - Par gérard Lespotinsdangele - Blog des potins - 2 commentaires
L’Hôtel-Dieu, c’est un peu comme les rillettes Bordeau-Chesnel. Vous connaissez leur slogan : nous n’avons pas les mêmes valeurs. Avec le départ des HCL du site programmé pour le premier semestre 2011, le mot d’ordre est de « redonner aux Lyonnais » un Hôtel-Dieu qu’ils ont largement contribué à édifier et à entretenir par leur générosité. Reste à savoir comment.
Alors que le comité de pilotage sur l’avenir du site va (enfin) se réunir le 25 septembre, huit mois après sa mise en place, Gérard Collomb avait exprimé lors des municipales de 2008 une conception toute personnelle de ce « don aux Lyonnais » (les plus fortunés) à base d’hôtel quatre étoiles et de boutiques de luxe.
Réunis sur le sujet en mars dernier, le conseil de quartier Bellecour-Cordeliers posait une bonne question : « notre quartier doit-il devenir une vitrine pour les touristes ou bien rester un quartier à vivre ? ». Regrettant l’abandon total d’une antenne médicale d’urgence, ces habitants étaient plutôt en demande d’espaces d’accueil social et de commerces de proximité que de palace et d’échoppes déjà promises (sans succès) pour le quartier Grôlée. La pétition lancée cet été par des acteurs médicaux / sociaux pour y créer un centre de promotion de la santé unique en France va dans leur sens (lire à ce sujet le dossier des Potins publié cette semaine).
Les habitants du très bourgeois 2e arrondissement obligeant le maire socialiste à troquer le (petit) comité de pilotage pour la démocratie participative afin de promouvoir un projet social et solidaire en lieu et place d’un programme bling-bling, franchement ça aurait de la gueule. Décidément, ils n’ont pas les mêmes valeurs.

2 commentaires
je sais pas mais c'était pas déjà un quartier pour touristes le second?Broliquier est un peu notre Taj Mahal dont les foules viennent de loin contempler les reussites.
On voit là toute la limite de la politique de Gérard Collomb. Lorsque Dubai semblait ensoleillée, les projets bling et tap à l'oeil se multipliait comme le nombre (pléthorique) des membres de son cabinet.
Hélas !! Un poil de crise financière et le modèle lyonnais accouche d'une souris malade : Non seulement point de projets Bankable à l'hotel dieu mais également la révolte du peuple de gauche (le vrai) qui ne parvient pas à comprendre que l'on saborde ainsi l'accueil de proximité pour les dépendances et addictions de toutes natures.
Il est amusant d'observer que dans la liste des signataires de la pétition, trés nombreux sont les signataires du même bord que notre bon Gérard. Est ce à dire que le désavoeu et la rancoeur sur Lyon ne s'exprime plus guère que sur internet tant les concernés savent qu'ils risquent gros à contester publiquement l'omniscient Gérard Collomb.