29déc. 2009
Si Ferney m'était conté: Episode 4, Le président des Brosses est tout sauf un sentimental
18:08 - Par gérard Lespotinsdangele - la lettre de Ferney - un commentaire
Malgré la trêve des confiseurs, Les Potins continuent leur galerie de portraits avec le président des Brosses, à un peu plus de deux mois des élections au conseil provincial.
Autant Choiseul est colérique, emporté, souvent excessif, autant le président des Brosses reste toujours calme et pondéré. Les secrétaires et serviteurs qui travaillent à ses côtés dans son palais de Charbonnières peuvent en attester ; même lorsqu’il a de bonnes raisons d’être courroucé, des Brosses ne se laisse jamais aller à hurler dans les couloirs, à tempêter contre le malheureux qui passe par là. C’est tout juste si on peut distinguer une crispation sur son visage.
On aurait tort de prendre cela pour de la faiblesse. Sous son abord fort urbain et toujours courtois, le président du Conseil provincial est tout sauf un sentimental. Quand Choiseul pique l’une de ses fameuses colères, c’est juste un mauvais moment à passer. Le lendemain, il aura tout oublié. Et s’il s’aperçoit qu’il a dépassé la mesure et trop humilié sa victime de la veille, il lui tend la main en signe de paix. L’affaire en reste là. Depuis bientôt une décennie qu’il veille aux destinées de Lyon, force est de constater qu’il a su garder auprès de lui la quasi-totalité de ses plus vieux serviteurs. Ceux-là mêmes qu’il a parfois méchamment mal traités mais dont il sait se faire pardonner. Et quand d’aventure l’un finit par décider de s’en aller vers d’autres cieux, il part avec regret et sait que Choiseul versera quelques larmes au moment des ultimes adieux.
Au Palais provincial de Charbonnières, c’est l’inverse. Qu’un serviteur vienne à déplaire au président et son sort est scellé. Aucun cri, aucun méchant reproche ne s’abattra publiquement sur lui. Il sera purement et simplement écarté sans état d’âme. Des Brosses a cette capacité de ne mettre aucun sentiment, pas la moindre affection dans ses relations avec ses gens. Ils sont là pour servir du mieux qu’ils peuvent. Ils arrivent, ils partent, grand bien leur fasse. Quand voici quelques années sa plus fidèle secrétaire a choisi de le quitter, des Brosses n’a pas eu la moindre parole de regret. C’est dire !
un commentaire
Desbrosse pêche quand même par tiédeur excessive.Bien qu"ami de la candidate du parti des amis du peuple,il n'est pas Poitvenin mais aurait pu très bien pu mettre ses chausses dans le marais si il avait vécu quelques siécles plus tôt.