La satire politique fait aujourd’hui les beaux jours de Canal + et des cabarets parisiens. Les Lyonnais auraient bien des raisons de s’en offusquer ; leur ville qui a vu naître Guignol a toute légitimité pour revendiquer cet héritage.

Depuis plus de sept ans, Les Potins s’attachent à faire revivre chaque semaine cette tradition. C’est dans ce même esprit que pour fêter notre âge de raison, nous publions une comédie satirique en cinq actes et en alexandrins : Collomb et les 40 branleurs.

Le thème conviendra sans nul doute à son héros qui n’est autre que le sénateur-maire de Lyon. On sait depuis les dernières élections législatives qu’il aime à désigner lui-même ceux qui sont les plus aptes à représenter sa bonne ville de Lyon. Thierry Braillard et l’inconsolable Philippe Meirieu peuvent en témoigner. Dès lors, on ne s’étonnera pas qu’il ait à cœur de choisir celui ou celle qui, à Lyon et au Grand Lyon, pourrait le jour venu lui succéder. Entre ses quarante vice-présidents à la communauté urbaine (ceux qu’il surnomme lui-même au détour d’un vers « les 40 branleurs ») et sa vingtaine d’adjoints à la ville, il a l’embarras du choix.

On aurait tort de limiter cette quête à ce seul cercle de proches. La droite a quelques raisons d’espérer. Qui suit la politique lyonnaise sait que Gérard Collomb a parfois les yeux de Chimène pour son opposition. N’est-ce pas chez les sarkozystes qu’il est allé piocher son très économe adjoint aux finances Richard Brumm ?

Collomb et les 40 branleurs, comédie satirique en cinq actes et en alexandrin par Gérard Angel et Erick Roux de Bezieux, 70 pages, 6 illustrations originales de Patrick Fiche, 12 euros. A télécharger ici. Les acheteurs de la version numérique recevront également prochainement le livre par correspondance.