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Keyword - Arnaud Montebourg

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08nov.

Najat, de Ségolène à François, en passant par Arnaud

Orpheline de sa candidate Ségolène Royal, Najat Vallaud-Belkacem n’a pas mis longtemps à se ranger derrière le vainqueur de la primaire citoyenne. Jeudi dernier, France Inter annonçait sa nomination au titre de porte-parole de François Hollande, preuve que le futur adversaire de Nicolas Sarkozy sait laisser quelques places de choix à celles et à ceux qui ont soutenu son ex-compagne.

Bien sûr, Najat Vallaud-Belkacem aurait préféré la victoire de sa championne. Certains la voyaient déjà décrocher un maroquin en cas d’installation de Ségolène à l’Elysée. Aujourd’hui, elle ne se fait plus guère d’illusions. Son espoir réside beaucoup plus dans la possibilité de décrocher une bonne circonscription pour les futures législatives. Comme l’ont raconté Les Potins, elle a un moment lorgné sur Villeurbanne où la députée sortante Pascale Crozon était prête à jeter l’éponge. Le maire Jean-Paul Bret s’y est formellement opposé. Pour être sûr de ne pas voir débarquer sur ses terres cette proche de Gérard Collomb, il a même convaincu Pascale Crozon de repartir au combat.

Autre hypothèse un temps caressée par Najat, une candidature dans la circonscription de Jean-Jack Queyranne. Le président du conseil régional sera concerné par les règles du PS sur le non-cumul des mandats. Il va devoir choisir entre la présidence de la Région et son siège de député. Mais, même s’il abandonne le Parlement, la bataille est loin d’être gagnée d’avance pour Najat ; elle devrait d’abord convaincre les militants socialistes de la préférer à Annie Guillemot. La mairesse de Bron l’a officiellement annoncé ; elle se verrait bien elle aussi briguer la succession de Queyranne.

Il existe toujours une possible candidature dans la quatrième circonscription du Rhône. C’est-à-dire dans celle dont Dominique Perben est le député et qui passe pour être ingagnable par la gauche. En 2007, Najat y a déjà tenté sa chance. Malgré ce qui a été alors considéré comme un excellent score, elle avait été largement battue (56,5% contre 43,5%) par l’ancien ministre des Transports.

Selon certaines confidences, Najat regarderait du côté de la Saône-et-Loire. Elle se verrait suppléante d’Arnaud Montebourg, persuadée qu’il fera son entrée au gouvernement en cas de victoire aux présidentielles. Elle y gagnerait son billet pour l’Assemblée nationale.

Un élément plaide en faveur de cette hypothèse : Najat entretient grâce à son mari Boris Vallaud d’excellentes relations avec Montebourg. Celui-ci n’est autre que le directeur général des services du conseil général de Saône-et-Loire que préside Montebourg.

Gérard Angel

14oct.

A Lyon, inutile de faire tout un fromage de Hollande


Finalement, ce n’était certainement pas un hasard. Les récents scores des écologistes dans le 1er, la victoire de Raymonde Poncet aux cantonales dans le 4e, tout cela s’inscrit dans un mouvement désormais bien enraciné sur le terrain. Le remplacement de Dominique Bolliet par David Kimelfeld n’y aura rien changé. Arnaud Montebourg obtient d’excellents résultats dans ces deux arrondissements où il dépasse allégrement les 20% : 24% dans le 1er, 21% dans le 4e.

Voilà qui semble bien confirmer que les militants et électeurs écolos se sont assez largement mobilisés pour ces primaires citoyennes. Et qu’ils ont majoritairement apporté leurs voix à Monteboug. Et dans une moindre mesure à Martine Aubry. Que François Hollande soit à la peine n’a guère dû contrarier la mairesse du 1er Nathalie Perrin-Gilbert et le député Pierre-Alain Muet. Ils ont toutes les raisons de se féliciter du score de leur candidate qui arrive largement en tête dans ces deux arrondissements en frôlant (à la Croix-Rousse) ou en dépassant dans le 1er la barre des 40%.

Sur l’ensemble de la ville, Aubry devance d’une courte tête un Hollande pourtant soutenu par la très grande majorité des élus. Bien sûr, Collomb pourra toujours se consoler en constatant que son 9e arrondissement a donné la préférence à Hollande. En regardant les résultats de plus près, on constate que le 9e est l’arrondissement où les électeurs ont été proportionnellement les moins nombreux à se déplacer : tout juste 2 000 contre 2 500 dans le 1er où la population est pourtant près de deux fois moins importante. Voilà qui constitue incontestablement un revers pour Collomb.

Autre grand perdant de ces primaires, le Parti radical de gauche ; sur l’ensemble du département, il atteint tout juste 0,5% des suffrages, c’est-à-dire la moitié de son score national. Pire ! Il recueille à peine 350 suffrages (250 sur Lyon). Ces chiffres risquent de peser demain au moment des négociations autour les législatives. L’investiture de Thierry Braillard est loin d’être gagnée dans la 1ère circonscription. Là comme ailleurs, le PRG sera en position de faiblesse lorsque viendra l’heure de discuter de sa place aux futures élections municipales et territoriales. Avec une poignée de suffrages sur la ville, les radicaux seront demain mal placés pour réclamer deux postes de conseillers municipaux à Lyon, dont un adjoint qui est en même temps membre de l’exécutif régional, une vice-présidence du Grand Lyon et un conseiller général.

Enfin, la déroute de Ségolène Royal n’est certainement pas de nature à favoriser la carrière de Najat Vallaud-Belkacem. Vu le résultat de dimanche - dans le Rhône, elle est même devancée par Manuel Valls -, les places laissées aux royalistes ne seront pas nombreuses.

Gérard Angel

06avr.

Débat gauche sur la gauche

Levée de rideau au théâtre des Célestins. Lundi 4 avril, le magazine Marianne organise un débat sur la question « La gauche est-elle prête à relever la France » ?, en présence de Gérard Collomb, sénateur-maire PS de Lyon, Clémentine Autain, membre de la Fédération pour l’alternative sociale et écologique (en remplacement d’Arnaud Montebourg), Edwy Plenel, fondateur du site Médiapart, et Jean-François Kahn, co-fondateur de Marianne. Dans un décor d’échafaudage façon ravalement de façade, cinq sièges font face au public avec bouteilles d’eau et tables basses. Si c’est pour rejouer Les Brèves de Comptoir de Jean-Marie Gourio, c’est plutôt râpé. Ou alors, il fallait ramener les bouteilles du buffet du conseil communautaire qui avait lieu l'après-midi même. Du reste, ce soir, pour cette représentation unique et exceptionnelle, la troupe se produira à guichets fermés… Et pour cause ! L’entrée du théâtre est gratuite.

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23mar.

Quand Montebourg descend en Ville(urbanne), c'est plat

« Il est grand hein ? Et puis qu'est-ce qu'il est beau !  » Les pom-pom mamies étaient en folie, hier, à Villeurbanne, pour la venue d'Arnaud Montebourg dans le Rhône. Le « secrétaire national à la rénovation du Parti socialiste » avait quitté son atelier pour venir soutenir les candidats socialistes des trois cantons villeurbannais, dans une ambiance digne d'une apparition de Franck Michaël dans un club de scrabble.

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21janv.

L’impatience des jeunes socialistes



« Au PS, à 40 ans t’attends ; à 50 ans tu désespères ; à 60 ans, tu as tes chances ! ». Celui qui s’exprime de la sorte sait de quoi il parle. A tout juste 40 ans, le secrétaire fédéral aux élections Jean-Christophe Vincent constate qu’il ne fait pas bon aujourd’hui être jeune au Parti socialiste. C’est vrai au niveau national où les Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, Manuel Valls et autres Pierre Moscovici sont d’ores et déjà les grands perdants de la prochaine présidentielle. A 50 ans, ils sont déjà plus âgés que nombre de dirigeants de grandes démocraties. Las ! En France, ils sont priés de patienter quelques d’années. Leur heure n’est pas encore arrivée. En 2012, les vraies vedettes s’appellent Dominique Strauss-Kahn (61 ans), Martine Aubry (60 ans), Ségolène Royal (57 ans) ou François Hollande (56 ans).

Le constat n’est guère différent dans le Rhône où les deux principaux élus ont largement dépassé les 60 ans. Le maire de Lyon Gérard Collomb a 63 ans ; son camarade Jean-Jack Queyranne, président du conseil régional, en a deux de plus. L’un et l’autre sont pourtant bien placés pour comprendre l’impatience des jeunes générations. Collomb n’avait que 34 ans lorsqu’il a été élu député. Quant à Queyranne, il était devenu premier adjoint de Villeurbanne à 32 ans et député à 36 ans.

C’était l’époque où le Parti socialiste du Rhône misait clairement sur la jeunesse. Quand il devient premier secrétaire fédéral, Roland Bernard a tout juste 35 ans. Voilà deux ans qu’il est maire d’Oullins. Il sera député à 37 ans et sénateur à 42 ans.

En 1979, Yvon Deschamps prend les rênes de la fédération du Rhône. Il a 36 ans. Il restera en poste jusqu’en 1993. C’est alors la jeune Sylvie Guillaume qui lui succède. Elle a tout juste 31 ans. Ensuite, c’est adieu la jeunesse, bonjour l’expérience. Christiane Demontès approche la cinquantaine quand elle succède à Sylvie Guillaume. Elle-même sera remplacée en 2008 par Jacky Darne alors âgé de 65 ans.

On se gardera d’évoquer l’âge des parlementaires socialistes actuels. Dans le Rhône, tous ont plus de 60 ans ; y compris ceux qui, comme Pierre-Alain Muet et Jean-Louis Touraine, se verraient bien repartir pour un second mandat en 2012. Ils auront alors 67 ans.

A Lyon, Gérard Collomb semble bien décidé à tenter la passe de trois. En 2014, il n’aura effectivement que 67 ans. A tout juste 50 ans, le « jeune » David Kimelfeld, qui fait aujourd’hui figure de possible successeur, est prié de patienter. Avec un peu d’espoir, il peut espérer s’asseoir dans le fauteuil de maire avant d’atteindre l’âge légal de la retraite.

Gérard Angel



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