La galerie de portraits de Ferney se poursuit. Les Potins vous content aujourd'hui l'épopée d'un grand adepte de balle au pied, l'abbé Philippe Ancian, qui préside aux destinées du club lyonnais.Keyword - Aulas
15janv.
Si Ferney m'était conté: Episode 7, en matière d’écus, l’abbé Philippe Ancian est insatiable
09:59 - Par gérard Lespotinsdangele - la lettre de Ferney - aucun commentaire
La galerie de portraits de Ferney se poursuit. Les Potins vous content aujourd'hui l'épopée d'un grand adepte de balle au pied, l'abbé Philippe Ancian, qui préside aux destinées du club lyonnais.27sept.
Aux chiottes l'arbitre ?
10:45 - Par gérard Lespotinsdangele - un commentaire
Si, si, Les Potins peuvent s'intéresser au foot sans parler du Grand stade de l'OL. Bon, on va pas vous faire l'exégèse de la journée de Ligue 1 de ce week-end. Y en a qui font ça mieux que nous. Il s'agit plutôt de saluer ce qui s'apparente à un épisode de Mission impossible: faire réfléchir les supporters et les sportifs. Canal Plus diffuse mercredi après la soirée de Ligue des Champions un ovni intitulé Les Arbitres.
Premier indice du caractère non identifié de l'objet: il est financé par l'Uefa, pas connue pour prendre ainsi des risques. Deuxième indice: ce documentaire qui colle aux basques de trois arbitres durant l'Euro 2008 est réalisé par la joyeuse équipe de Strip Tease qui fait les beaux jours de France 3 depuis plus de 15 ans. On retrouve donc ce style dépouillé, voire cru, narrant sans fard des tranches de vie, caractéristique de l'émission belge. Ce n'est donc pas à proprement parler un docu de propagande. Les mauvaises langues assurent d'ailleurs que c'est parce que Strip Tease est inconnue en Suisse, siège de l'Uefa, que l'équipe a pu être choisie en toute méconnaissance de cause.
Le résultat est édifiant. Même Michel Platini, le patron de l'Uefa sans lequel ce film n'aurait pas pu voir le jour, passe au Strip Tease. L'ancien numéro 10 est la vedette du scène mémorable d'échanges avec les arbitres où son accent anglais fait des ravages. Malgré cet aval présidentiel, "on a été à l'ouvre-boite tous les jours sur l'Euro 2008", assure l'un des promoteurs du film tant les restrictions de circulation existaient avec la ribambelle d'officiels de l'Uefa. Ça valait toutefois le coup: non seulement on suit les arbitres de l'hôtel au terrain en passant par les vestiaires mais surtout, les incultes comme nous découvrent la réalité de leur sacerdoce. Pressions, menaces, tension: on est loin de l'esprit sportif tant vanté. On comprend pourquoi, même après son montage, la diffusion du film n'allait pas de soi pour tout le monde à l'Uefa, malgré son évidente qualité. La vraie trouvaille du docu, c'est de nous faire écouter les échanges permanents entre les quatre arbitres via leurs émetteurs HF. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il y a de l'électricité dans l'air sur le terrain. Pour arbitrer sereinement, vous repasserez.
Comme souvent avec Strip Tease, les principaux acteurs n'ont pas pour autant le beau rôle. La dramaturgie (osons !) du film se construisant autour d'une erreur d'arbitrage. Mais bon, pour les joueurs, entraineurs, (pseudo) supporters et autres dirigeants (y compris politiques), c'est pire. Il parait qu'à la Fédération française de foot on s'est ému de quelques gros mots ou de voir un débriefing autour d'une bière (vous comprenez, l'esprit sportif). Franchement, y a bien plus indécent dans le film. C'est d'ailleurs bien là que l'avant première du film à Lyon manquait d'audace. Au lieu d'avoir des arbitres pour le débat d'après projection, les organisateurs auraient pu inviter des joueurs ou des dirigeants connus pour leur mauvais esprit vis à vis des arbitres (qui a parlé de Jean-Michel Aulas ?). A la vue du film, on aurait compris qu'ils déclinent.
Le DVD du film sera disponible avec L'Equipe Magazine du 31 octobre.
07juil.
En avant-première du prochain numéro: pourquoi Aulas n'a pas l'argent pour son Grand stade
20:55 - Par gérard Lespotinsdangele - En avant-premiere - aucun commentaire
Problème du naming, départ du principal sponsor et de ses hôtels, prix du foncier: au moment où les équipements sportifs privés vont êtr déclarés d'intérêt public, c'est pas gagné. Pour en savoir plus, achetez les articles.
03juil.
OL: la Bourse ou la vie
16:18 - Par gérard Lespotinsdangele - Blog des potins - 4 commentaires
Ceux qui se faisaient encore quelques illusions sont aujourd’hui édifiés. Jean-Michel Aulas préfère la Bourse au sport, le fric à l’aventure et au spectacle. En vendant le joueur emblématique de son club, Jean-Michel Aulas montre qu’il n’a rien à cirer des supporters de l’OL ; seuls comptent les millions d’euros qu’il encaisse avec le départ de Karim Benzema.
Bien sûr, on n’a pas attendu cet événement pour découvrir que le foot professionnel est gangrèné par l’argent. L’entrée en Bourse de l’Olympique lyonnais en a été la preuve la plus éclatante.
Reste que même en ce domaine, les pratiques d’Aulas sont pour le moins contestables. Souvenons-nous. En début d’année, il évaluait Benzema à 100 millions d’euros. Moins de six mois plus tard, on connaît le prix réel : 35 millions d’euros. Trois fois moins qu’annoncé. Aulas a roulé ses actionnaires dans la farine, il leur a communiqué sciemment de fausses informations, ce qui est pour le moins gênant quand il s’agit d’une société cotée en Bourse.
On pourrait s’étonner du silence de l’AMF (l’Autorité des marchés financiers) qui ne trouve rien à redire de ces mensonges qui peuvent avoir des conséquences sur les cours de la Bourse. Il est vrai que la même AMF a laissé Aulas impunément raconter n’importe quoi dans la note financière distribuée au moment de l’introduction en Bourse. Pour séduire les actionnaires qui ont perdu depuis les trois quarts de leur mise, Aulas leur avait en effet promis une mise en service du Grand stade « au plus tard en début de saison 2010-2011 ». Et tant pis pour les gogos qui ont pris ces gros mensonges pour argent comptant.
12juin
L'OL Land sur fonds publics n'emballe pas les Français
18:58 - Par gérard Lespotinsdangele - Blog des potins - 3 commentaires
Tout dépend de la question. On se souvient du sondage commandé par Jean-Michel Aulas qui expliquait que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes avec le (futur) Grand Stade de l'OL à Décines. Et ce, malgré les opposants qui ne manquaient pas de donner de la voix, jusque dans les urnes à l'occasion des municipales. Certains avaient alors eu beau jeu d'expliquer que les habitants de l'Ouest lyonnais (par exemple) pouvaient tout à fait ne rien avoir contre ce projet puisqu'ils n'en subiraient pas les nuisances.
L'association Carton Rouge vient de démontrer que l'on peut tout à fait trouver une très large majorité de Français s'y opposant. Il suffit de casser sa tirelire pour réaliser un Sondage sur le Financement du futur stade de football lyonnais.pdf qui met en exergue l'apport d'argent public à un projet privé lucratif. La réponse est sans appel: 71% des sondés sont contre. Au moment où nos collectivités se débattent dans des difficultés financières et peinent à financer des programmes autrement plus cruciaux (notamment dans le social), c'est bien le moins.
Voilà une enquête d'opinion réalisée par CSA qui tombe à pic alors qu'un amendement gouvernemental au projet de loi sur le tourisme doit justement permettre de déclarer ces enceintes privées d'intérêt général... et ainsi permettre aux collectivités locales de mettre au pot. Ce n'est pas le député de la 13e circonscription du Rhône Philippe Meunier qui nous démentira, lui qui se bat (un peu seul) contre cette possibilité à l'Assemblée. Voilà qui va nous permettre de voir si nos élus, à commencer par le Chef de l'Etat dont on dit qu'il en est très friand, gouvernent avec les sondages.
12juin
Le sport et l'argent foo(t)
09:37 - Par gérard Lespotinsdangele - Blog des potins - 5 commentaires
Malheureusement, la lucidité a des limites. Dès qu’il s’agit de foot, on n’entend plus personne. L’Espagne est en pleine récession. Des millions de chômeurs s’interrogent pour savoir comment ils vont pouvoir simplement nourrir leur famille. Qu’importe ! Le Real de Madrid dépense 93 millions d’euros pour recruter un joueur présenté comme le Jean-Marie Messier ou le Daniel Bouton du ballon rond.
L’Espagne n’a pas le monopole de l’indécence. Lyon n’a rien à envier à Madrid. Quel élu osera dénoncer les salaires de 400 000 euros par mois ? Ou les 100 millions d’euros réclamés par Aulas pour accepter de laisser partir Benzema ?
Et que l’on ne vienne pas nous dire qu’il s’agit d’argent privé. Sans les finances locales qui ont intégralement payé le stade de Gerland, l’OL serait resté un petit club amateur. Sans les subventions des collectivités qui vont devoir couler à flots, l’OL Land de Décines ne pourrait pas voir le jour. N’en déplaise au public et aux élus. L’argent n’est pas plus moral quand il dégueule sur Govou ou Juninho que lorsqu’il tombe dans les fouilles d’Antoine Zacharias qui s’empresse d’aller planquer son fric en Suisse.
10juin
Philippe Brunet-Lecomte ou l’élégance du hérisson
12:18 - Par gérard Lespotinsdangele - Blog des potins - 18 commentaires
La ficelle est un peu grosse. Philippe Brunet-Lecomte pense peut-être me flatter en me gratifiant du même traitement que Philippe Barbarin, Nicolas Sarkozy, Gérard Collomb, Christian Latouche et Jean-Michel Aulas. Le voilà qui me fait le coup du tutoiement dans une de ces lettres dont il a le secret. Le voilà donc qui m’offre la paix des braves et réitère son invitation à déjeuner.
Sortez vos mouchoirs ; et pendant que vous y êtes, pleurez sur ses revenus qui n’ont jamais dépassé 5 000 euros par mois. Au fait ? Philippe Brunet-Lecomte aurait-il oublié l’ampleur de ses notes de frais ? Aurait-il oublié que quelques semaines avant de planter les créanciers de Lyon Mag en laissant un passif de plusieurs millions d’euros, il n’a pas hésité à se faire rembourser 1 360,87 euros (septembre-octobre 2008) de frais de mission-réception. Sans oublier 673,70 euros d’essence et 516,99 euros de frais de déplacement.
Enfin terminons sur une note humoristique. Le patron de feu Lyon Mag compte sur mon « élégance » pour publier l’intégralité de son courrier. Soit ! Je choisis simplement l’élégance du hérisson… pour son côté piquant bien sûr.



