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19nov.

Brunet-Lecomte s'en prend au secret des sources journalistiques

Philippe Brunet-Lecomte a la rancune tenace. L’ancien patron du fort peu regretté Lyon-Mag vient à nouveau de se faire méchamment renvoyer dans ses cordes par la justice. Défait en première instance (lire ici) dans le procès en diffamation qu’il a fait aux Potins, il vient d’être à nouveau débouté par la cour d’appel de Lyon (Jugement.pdf).

Est-ce une façon mesquine de se venger ? Ce qui est sûr, c’est qu’il a saisi le parquet pour tenter de forcer un journaliste à révéler ses sources. Brunet-Lecomte est connu pour sa férocité envers ses ennemis qu’il n’hésite pas à traîner dans la boue. En revanche, dès qu’il s’agit de sa petite personne, l’homme a des pudeurs de pucelle. Les Potins ont pu le constater. Dans un article en date du 15 mai 2008, nous avions brossé à travers la lettre de Ferney un portrait éloquent du personnage nommé pour la circonstance le comte Bruney: « Mieux, il insulte, il éructe, il menace, il fait régner la terreur. Voilà plus de dix années que ces méthodes s’apparentent à ce que quelques juristes éminents pourraient qualifier de chantage ».

Philippe Brunet-Lecomte qui semble n’avoir éprouvé aucune difficulté pour se reconnaître avait alors porté plainte contre Les Potins. Il prétendait que nous avions « porté atteinte de façon flagrante à son honneur et à sa considération ». La justice en a décidé deux fois autrement. Après le tribunal correctionnel le 2 juin dernier, la cour d’appel a, le 12 novembre, confirmé notre relaxe et débouté Brunet-Lecomte de toutes ses prétentions.

Cette double défaite lui est probablement restée sur l’estomac. Quelques jours plus tard (mercredi 18 novembre pour être précis), Gérard Angel était, en tant que directeur de la publication des Potins, convoqué dans les locaux de la police judiciaire. La raison ? Une plainte de Philippe Brunet-Lecomte ; il exige de savoir comment nous nous  sommes procuré certains documents comptables relatifs à son ancien journal et que nous avons publiés dans nos colonnes voici quelques mois. Au XVIIIe siècle, il aurait probablement demandé qu’on convoque le bourreau pour nous appliquer la Question.

Brunet-Lecomte ignore visiblement que les journalistes dignes de ce nom ne révèlent jamais leurs sources. Ce secret des sources est aujourd'hui considéré « comme l'une des pierres angulaires de la liberté de la presse » par la Cour européenne des droits de l'Homme. Nous n’avons bien évidemment rien dit au policier (au demeurant fort aimable). Même si ces documents nous avaient été transmis par un ancien salarié de Lyon-Mag, ou par Brunet-Lecomte lui-même, nous aurions fait preuve du même mutisme.

 

10juin

Philippe Brunet-Lecomte ou l’élégance du hérisson









La ficelle est un peu grosse. Philippe Brunet-Lecomte pense peut-être me flatter en me gratifiant du même traitement que Philippe Barbarin, Nicolas Sarkozy, Gérard Collomb, Christian Latouche et Jean-Michel Aulas. Le voilà qui me fait le coup du tutoiement dans une de ces lettres dont il a le secret. Le voilà donc qui m’offre la paix des braves et réitère son invitation à déjeuner.

 Ce qui est bien avec le fondateur de Lyon Mag, c’est qu’on connaît la fin du film. Il commence par les insultes, les procès d’intention, les mensonges et la diffamation. Tel un goret tout excité, il ne résiste pas au plaisir de plonger dans la fange. Il est même allé jusqu’à me déguiser en nazi. Bien sûr, son petit jeu s’est retourné contre lui. Comme ont dit dans les cours de récré, « c’est celui qui dit qui y est ».

 Dès que le temps se gâte, changement de stratégie. Il nous fait le coup du tutoiement et de la main tendue. Son plaidoyer larmoyant du chef de l’entrepreneur qui s’est saigné pour faire vivre son magazine a de quoi faire sourire. Il parle modestement de sa « petite bicoque » achetée à crédit. Vous en connaissez beaucoup des « petites bicoques » qui, le 20 juin 2007, ont pu accueillir une soixantaine de convives pour fêter l’anniversaire du maire de Lyon ?

Sortez vos mouchoirs ; et pendant que vous y êtes, pleurez sur ses revenus qui n’ont jamais dépassé 5 000 euros par mois. Au fait ? Philippe Brunet-Lecomte aurait-il oublié l’ampleur de ses notes de frais ? Aurait-il oublié que quelques semaines avant de planter les créanciers de Lyon Mag en laissant un passif de plusieurs millions d’euros, il n’a pas hésité à se faire rembourser 1 360,87 euros  (septembre-octobre 2008) de frais de mission-réception. Sans oublier 673,70 euros d’essence et 516,99 euros de frais de déplacement.

 Un mot sur le récent jugement auquel Brunet-Lecomte fait allusion. Suite à un article paru dans Les Potins (La Lettre de Ferney ci-contre), il avait saisi le tribunal de grande instance. Les magistrats l’ont vertement renvoyé dans ses cordes.

Enfin terminons sur une note humoristique. Le patron de feu Lyon Mag compte sur mon « élégance » pour publier l’intégralité de son courrier. Soit ! Je choisis simplement l’élégance du hérisson… pour son côté piquant bien sûr.

 

Gérard Angel


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