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23mai

Mais où sont les éléphants ?

Veillée d’armes à la préfecture. Les salons sont dorés mais déserts. A 19 h 30 seule Surf TV a installé un plateau pour interviewer toutes les personnalités qui voudront bien passer, si d’aventure. C’est dire la misère.

Au buffet des journalistes une salade méli-mélo, des croque-monsieur taillés en pointe, des saucisses fourrées qu’un ex-directeur du FMI n’aurait pas reniées. Et... le grand retour du flan caramel ! C’est sûr, il sait. Le préfet a bénéficié des confidences des Suisses, des Belges et des Québécois, il connaît le résultat avant tout le monde et il a pris ses dispositions.

De fait, à 20 heures, le visage de François Hollande apparaît sur les écrans et quelques timides applaudissements vont se perdre dans la hauteur des plafonds. Bref on s’emm... Mais où est la fête ? Il y a bien un vainqueur quand même. « Au Transbordeur », souffle quelqu’un. D’ailleurs, il paraît que toute la Fédé s’y est déjà donné rendez-vous. Tramway-bus. En effet, l’endroit est plein comme un œuf et beaucoup plus animé.

21 h 30, dans la grande salle, la foule tape du pied en cadence en faisant vibrer la  tribune alors que depuis Furiani, on aimerait mieux que non. Hollande apparaît sur un écran géant, entouré de Tulle. « Il n’y aura qu’une seule nation... », « Ouêêêê ! » crie la foule. « ...l’école de la République... », « Ouêêê ! » encore et plus fort. « ... la transition écologique... », « Ouêêê ! » beaucoup moins fort.

Il règne la chaleur d’une étuve juste avant qu’on referme le couvercle sur les haricots. Par bonheur un léger souffle frais tombe du plafond de temps en temps. Vérification faite, il ne s’agit pas de climatisation, mais d’une drapeau FH qu’un militant agite juste au-dessus, frénétiquement. On ne sait pas si François Hollande décoiffe, mais pour l’instant il brasse de l’air.

Fin du discours sur l’écran. Alors tous ceux qui étaient en haut des tribunes se prennent d’envie de descendre et ceux qui étaient en bas le contraire, ce qui crée des difficultés de transit intestinal dans les escaliers.

Au Transboclub, un groupe de rock a entrepris de musicaliser l’ambiance. Il se lance dans une reprise en version punk d’une chanson de Joe Dassin : l’Amérique. Il suffit de passer la mélodie au mixeur et de remplacer la rythmique par un bruit de train. On cherche Jacky Darne. Il faut qu’il parle. Il dit qu’il est content, que les socialistes ont gagné, mais qu’il reste les législatives, alors au boulot. Bref ce n’est pas un orateur, mais il n’y avait personne d’autre.

Où sont les éléphants ? Ils doivent bien être réunis quelque part. En tous cas pas avec les militants de base. Le bruit court : « il y a un rassemblement spontané à Bellecour ». Ca doit être là. Re-bus. Des jeunes scandent « le changement, c’est maintenant », et effectivement, ils changent à Charpennes. On trouve aussi une jeune fille avec une valise. Ca y est, les riches s’enfuient déjà ? Non, elle n’a pas l’air. Et puis un bus, pour s’expatrier en Suisse...

Bellecour, les camions de police sont à l’affût pour sécuriser l’endroit. Plus d’un millier de jeunes sont réunis près de la statue de Louis XIV. Un garçon est même monté sur le socle avec un drapeau français qu’il agite juste sous les [......] du cheval. Qui n’en a pas, d’ailleurs, ni en bronze ni en or. Ca klaxonne de partout. Vers la rue du Président Edouard-Herriot quelques centaines de jeunes font des haies d’honneur aux voitures en brandissant des portraits de François Hollande. Ici peu de militants, juste le peuple, mais toujours pas de notables socialistes. A croire que pour ces retrouvailles entre la gauche et son électorat, ils ont décidé de consommer le mariage chacun de leur côté.

Timéo Danaos

29fév.

En attendant François

Un meeting de François Hollande, sans François Hollande on ne pouvait pas rater ça. L’espace Jean Couty était plein. 300 participants selon les capacités de la salle, et 500 selon le comptage de nos confères du Progrès qui ont un peu lâché la cuillère dans le pot.

Lancer la campagne de François Hollande émoustillait les militants socialistes et les ramenait au temps d’un autre François, la plupart étaient d’ailleurs d’époque mitterrandienne. Pas tous. Les premiers rangs étaient agrémentés de jeunes du MJS, reconnaissables à leurs pull-overs incertains et leurs mèches brouillonnes. Et quelques drapeaux lessivés par les manifs.

On prend du retard. Vers 19 h 30 Joëlle Portier tente un faux-départ en criant : « François Président » et en tapant dans ses mains. Bernique. Le temps que tout le monde dise bonjour à tout le monde : Thierry Braillard, Najat Vallaud-Belkacem, Gilles Vesco, Gilbert Chabroux, Jean-Paul Bret... ça y est.

On ouvre le bal par un film qui retrace les grandes heures du PS, images en noir et blanc, d’un François à l’autre, les grandes conquêtes de la gauche, la retraite à 60 ans, aujourd’hui subclaquante, les 35 heures, à l’agonie..., mais le François nouveau est arrivé et tout peut recommencer. Même les affiches se ressemblent, le même petit matin, la même campagne qu’en 1981, on a juste viré l’église. Le candidat lance à l’écran un vibrant appel : « Je vous donne rendez-vous avec la République ». Jusque là, tout va bien. « C’est une rose encore fragile que tient François Hollande », commence Jacky Darne et il énumère toutes les raisons d’y croire. Sandrine Frih, pour les radicaux : « vous pouvez compter sur les militants du PRG pour les deux campagnes ». On va compter sur les doigts, ça devrait suffire. « Au printemps nous ferons refleurir l’espérance », clame Queyranne. Il a interrompu une plénière du conseil régional pour livrer cette métaphore jardinière.

Le public est content. Vidéo. Toutes les huiles locales du PS viennent célébrer leur soutien en image : « le changement, c’est maintenant ». Heureusement, ils oublient de refaire cette drôle de chorégraphie popularisée par le web, en forme de signe « égal », une sorte de haka socialiste, un « yaka ». Les occasions de se rendre ridicule viendront toutes seules, il n’est pas nécessaire d’aller les chercher.

Gérard Collomb. Il s’avance résolument vers le pupitre. « Pas plus de dix minutes », crie une voix ironique. Merci, camarade. Collomb s’en fout, il dira ce qu’il veut. Pour une fois, c’est une exercice libre, il n’est pas obligé de saluer la moitié de la salle, et le préfet et les élus, et les corps constitués. Oui, il faut faire du porte à porte, mais sûrement pas en arrivant « l’évangile à la main », les 60 propositions. Non, « il faut d’abord écouter ce que les gens ont à vous dire ». Mais pourquoi, puisque le programme est déjà rédigé ? Et bien pour rien. Il faut le faire, c’est tout. La tâche sera rude. « François Hollande devra redresser la France. C’est un peu ce que nous avons fait à Lyon ».

Finalement si on pouvait étendre la communauté urbaine aux 101 départements français, on aurait déjà fait un grand pas en avant. Collomb parle. Il convoque Aristote, dans L’Ethique à Nicomaque qui déjà fustigeait l’accumulation de l’argent pour l’argent. Et bien, aujourd’hui François Hollande ne dit pas autre chose et Nicomaque n’a qu’à bien se tenir. Il faut changer la vie. Une nouvelle fois. Pas seulement gagner mais réussir, pour regagner en 2017 et ainsi de suite.

Le comité de campagne vient saluer. Rideau. Ou plutôt : buvette tenue par le MJS... Mais qu’est-ce que c’est ? Un vague vin blanc en cubi, de la charcuterie industrielle ? La prochaine fois il faudra confier tout ça aux radicaux. Eux ont une réputation à défendre en gastronomie. Gagner les élections, si c’est pour bouffer comme à la cantine...

Timéo Danaos

22sept.

Au bout du chemin, la fête de la rose

La fête de la rose, ça se mérite. Certes, les baffes aussi, mais c’est au contraire dans une atmosphère apaisée que s’ouvrait le grand raout socialiste rhodanien ce samedi au Fort de Saint-Priest. On était venu par le tram T2, jusqu’au terminus, ce qui en soi est déjà une promenade. Ensuite, il suffisait de suivre les affichettes fléchantes, du moins : celles qui n’avaient pas été arrachées ou retournées par le vent pour indiquer le contraire de la bonne direction.

Au bout d’un quart d’heure de jeu de piste on croyait être arrivé au bout, enfin une grille, enfin une entrée indiquant « Fort de Saint-Priest ». Nenni. Après la chicane, il fallait suivre d’autres flèches qui cheminaient par d’autres sentiers, ça n’en finissait plus, mais si quand même, ouf. Le fort est en vue. La conférence de presse est annoncée. On trouve Jacky Darne, premier secrétaire, assis à l’ombre, au bout d’une table où quelques dignitaires et quelques journalistes se côtoient. On pique-nique d’un poulet froid, de légumes crus et de taboulé, qu’on essaie d’apprivoiser avec des couverts en plastique tendre. Au moindre effort la fourchette pète une dent. Au moins si ça tourne au vinaigre, ils ne vont pas se blesser avec ça ! Ni avec le reste : les propos de Darne sont ronds.

Que la primaire s’annonce belle, sous la ferme tutelle de la Haute autorité idoine composée de 300 casques bleus. On attend, qui sait ?, « peut-être quatre millions d’électeurs ! », s’enthousiasme Jean-Pierre Mignard, le porte-parole du machin. Après avoir frayé avec Royal sans défrayer avec Hollande, il se réfugie dans une position suisse : neutre. Il veut veiller à l’équilibre de la balance entre les candidats, sans être pris pour un fléau. Oui, reprend Franck Heurtrey, autre dignitaire de l’ordre, ces primaires sont un moment historique, « le paysage politique en sera à jamais bouleversé ». Du moins : si la gauche gagne. Dans le cas contraire c’est surtout les socialistes qui seront bouleversés. Il suffit.

Les festivités doivent commencer sur la terrasse. La « terrasse ». Une sorte de parking goudronné, chauffé à blanc par le soleil ; on y a disposé des chaises en métal noir, il y règne déjà une ambiance de plancha sur le point de grésiller. Ici et là des stands, des panneaux d’expo en forme de grille, des tables avec des piles de tracts que le vent s’amuse à disperser. Chaque candidat aux primaires a son kiosque. Tiens, l’ambassade de Martine vient de s’effondrer, soufflée par une rafale. « Pas grave, Martine rebondit toujours », se rassure un militant. No comment.

Les chaises sont vides, tout le monde est resté à l’abri sous les arbres quand Martine David, prend le micro pour souhaiter la bienvenue à la centaine de militants hélioproof plantés comme des pâquerettes sur le gazon. « Le soleil brille, et il chauffe ! », se plaint-elle. Ben oui, mais il ne fallait pas s’habiller en noir ! Scrongneugneu, l’enjeu est de taille, car « il faut mettre fin à la duperie sarkozyste ».

Les militants comprennent, ils savent que c’est là qu’il faut applaudir. Puis Jean-Pierre Mignard se ré-enthousiasme, la primaire se passera bien car « nous saurons traiter nos électeurs mieux que nous ne nous traitons entre nous ». Rassurant. « Et si nous réussissons la primaire, la moitié de la colline présidentielle sera acquise ». Pour autant que cette colline soit mieux fléchée que le Fort de Saint-Priest, c’est jouable. Ensuite tout le monde se retrouva en ateliers où on ne sait pas bien ce qui se passa, à part qu’il y faisait plus frais. C’était la fête de la rose, à vous les studios. On n’y a pas vu beaucoup de fête et encore moins de roses. Une soirée dansante était prévue, mais on n’est pas resté. Trop de festivités d’un coup...

Timéo Danaos

08avr.

Dimanche l’abstention était au buffet

Pour un pince-fesse, au début, ça pince mou et ne fesse pas grand chose, mais ça va changer. Jusqu’à 20 h 15, il ne se passe rien à la préfecture en cette soirée électorale de second tour.

Des journalistes errent au hasard comme des chiens sans croquettes. Certains portent une oreillette à  l’oreille, mais même à l’oreille il ne se passe rien. Aucune puce, rien. Le préfet a installé des panneaux d’affichage dans la grande salle pour fixer les résultats au fur et à mesure qu’ils tombent. Rien à faire, le fur se fait attendre et la mesure reste désespérément vide.

Un jeune socialiste en service commandé photographie les quelques résultats ruraux pour les envoyer au siège du PS qui s’en bat la rose. Même le buffet des journalistes fait la gueule. On y trouve de pauvres sandwichs triangulaires, on dirait un pique-nique de francs-maçons pendant un débat sur la mixité. On se console avec la mousse au chocolat et la crème caramel, les valeurs refuges. Les préfets passent et elles demeurent. Les deux piliers du Département. Un peu comme Mercier et Jamet mais en plus roboratif.

Tiens Mercier ! Il vient d’arriver dans la salle du trône auréolé de journalistes, il fait semblant de scruter les affichages pour que les caméras aient quelque chose a filmer. Il n’a rien à déclarer. Jean-Jack Queyrannne non plus mais cela ne l’empêche pas d’être interviewé  sur France 3.

Les invités arrivent de plus en plus avec de la pluie sur les épaules. Des bruits commencent à courir. Perben aurait été battu... Rah ! Personne ne s’effondre en larmes ! Les chiffres tombent. C’est vrai pour Perben mais aussi pour Bolliet, le maire du 4. Renversé sur le plateau par une écolo, il en est encore plus vert qu’elle. Et Richard Llung à Villeurbanne qui perd le match retour contre Béatrice Vessiller. Certains voudraient bien fêter ça au buffet, d’autres noyer leur chagrin. Bernique. Il faudra se contenter de Perrier (même pas Jouët), de jus d’orange en pichet et de Coca light. La République Weight Watcher. On va finir au pain sec et à l’eau.

Jean-Jacques David apparaît dans le grand salon, sous une véritable standing ovation. En même temps, c’est facile, tout le monde est déjà debout. Il est cornaqué par un Denis Broliquier plus radieux que Bernadette Soubirous quand elle a vu la Vierge. Il croit entendre l’horloge de l’Hôtel-de-Ville carillonner à ses oreilles.

Puis c’est au tour de Raymonde Poncet de faire son entrée. Les écolos lui ont orchestré un véritable triomphe. Ils sont sortis de la salle pour mieux rentrer avec elle et l’acclamer « Hourra ! bravo ! Hasta Siempre, Belle des Champs ». Elle porte encore au cou le foulard vert qui étouffa son adversaire. Elle avance bras dessus bras dessous avec Béatrice Vessiller, l’autre tatie flingueuse, la Calamity Jane de Villeurbanne. Tout le monde tombe dans les bras de tout le monde et réciproquement.

Emporté par cette explosion d’exubérance printanière, Jacky Darne lui-même, qu’on a connu plus taciturne, embrasse Béatrice Vessiller comme on embrasse une carrière d’expert comptable : « Je te félicite ». « Merci, ça me touche beaucoup », répond la dame étonnée que le Grand Pardon tombe en mars. Et à quelques pas de là, dans une discrétion toute relative, selon son habitude Michel Mercier serre plus de louches qu’il n’y a de soupe. Ce n’est pas parce qu’il tourne en rond qu’il perd le nord. Il fait des grâces aux nouveaux élus, minaude. Il n’a pas oublié que ce jeudi sera choisi le nouveau président du Département. Et qu’il s’en faudra de peu - aide-toi, le ciel t’aidera - pour qu’il ressemble à l’ancien.

Timéo Danaos

21janv.

L’impatience des jeunes socialistes



« Au PS, à 40 ans t’attends ; à 50 ans tu désespères ; à 60 ans, tu as tes chances ! ». Celui qui s’exprime de la sorte sait de quoi il parle. A tout juste 40 ans, le secrétaire fédéral aux élections Jean-Christophe Vincent constate qu’il ne fait pas bon aujourd’hui être jeune au Parti socialiste. C’est vrai au niveau national où les Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, Manuel Valls et autres Pierre Moscovici sont d’ores et déjà les grands perdants de la prochaine présidentielle. A 50 ans, ils sont déjà plus âgés que nombre de dirigeants de grandes démocraties. Las ! En France, ils sont priés de patienter quelques d’années. Leur heure n’est pas encore arrivée. En 2012, les vraies vedettes s’appellent Dominique Strauss-Kahn (61 ans), Martine Aubry (60 ans), Ségolène Royal (57 ans) ou François Hollande (56 ans).

Le constat n’est guère différent dans le Rhône où les deux principaux élus ont largement dépassé les 60 ans. Le maire de Lyon Gérard Collomb a 63 ans ; son camarade Jean-Jack Queyranne, président du conseil régional, en a deux de plus. L’un et l’autre sont pourtant bien placés pour comprendre l’impatience des jeunes générations. Collomb n’avait que 34 ans lorsqu’il a été élu député. Quant à Queyranne, il était devenu premier adjoint de Villeurbanne à 32 ans et député à 36 ans.

C’était l’époque où le Parti socialiste du Rhône misait clairement sur la jeunesse. Quand il devient premier secrétaire fédéral, Roland Bernard a tout juste 35 ans. Voilà deux ans qu’il est maire d’Oullins. Il sera député à 37 ans et sénateur à 42 ans.

En 1979, Yvon Deschamps prend les rênes de la fédération du Rhône. Il a 36 ans. Il restera en poste jusqu’en 1993. C’est alors la jeune Sylvie Guillaume qui lui succède. Elle a tout juste 31 ans. Ensuite, c’est adieu la jeunesse, bonjour l’expérience. Christiane Demontès approche la cinquantaine quand elle succède à Sylvie Guillaume. Elle-même sera remplacée en 2008 par Jacky Darne alors âgé de 65 ans.

On se gardera d’évoquer l’âge des parlementaires socialistes actuels. Dans le Rhône, tous ont plus de 60 ans ; y compris ceux qui, comme Pierre-Alain Muet et Jean-Louis Touraine, se verraient bien repartir pour un second mandat en 2012. Ils auront alors 67 ans.

A Lyon, Gérard Collomb semble bien décidé à tenter la passe de trois. En 2014, il n’aura effectivement que 67 ans. A tout juste 50 ans, le « jeune » David Kimelfeld, qui fait aujourd’hui figure de possible successeur, est prié de patienter. Avec un peu d’espoir, il peut espérer s’asseoir dans le fauteuil de maire avant d’atteindre l’âge légal de la retraite.

Gérard Angel



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