La ficelle est un peu grosse. Philippe Brunet-Lecomte pense peut-être me flatter en me gratifiant du même traitement que Philippe Barbarin, Nicolas Sarkozy, Gérard Collomb, Christian Latouche et Jean-Michel Aulas. Le voilà qui me fait le coup du tutoiement dans une de ces lettres dont il a le secret. Le voilà donc qui m’offre la paix des braves et réitère son invitation à déjeuner.

 Ce qui est bien avec le fondateur de Lyon Mag, c’est qu’on connaît la fin du film. Il commence par les insultes, les procès d’intention, les mensonges et la diffamation. Tel un goret tout excité, il ne résiste pas au plaisir de plonger dans la fange. Il est même allé jusqu’à me déguiser en nazi. Bien sûr, son petit jeu s’est retourné contre lui. Comme ont dit dans les cours de récré, « c’est celui qui dit qui y est ».

 Dès que le temps se gâte, changement de stratégie. Il nous fait le coup du tutoiement et de la main tendue. Son plaidoyer larmoyant du chef de l’entrepreneur qui s’est saigné pour faire vivre son magazine a de quoi faire sourire. Il parle modestement de sa « petite bicoque » achetée à crédit. Vous en connaissez beaucoup des « petites bicoques » qui, le 20 juin 2007, ont pu accueillir une soixantaine de convives pour fêter l’anniversaire du maire de Lyon ?

Sortez vos mouchoirs ; et pendant que vous y êtes, pleurez sur ses revenus qui n’ont jamais dépassé 5 000 euros par mois. Au fait ? Philippe Brunet-Lecomte aurait-il oublié l’ampleur de ses notes de frais ? Aurait-il oublié que quelques semaines avant de planter les créanciers de Lyon Mag en laissant un passif de plusieurs millions d’euros, il n’a pas hésité à se faire rembourser 1 360,87 euros  (septembre-octobre 2008) de frais de mission-réception. Sans oublier 673,70 euros d’essence et 516,99 euros de frais de déplacement.

 Un mot sur le récent jugement auquel Brunet-Lecomte fait allusion. Suite à un article paru dans Les Potins (La Lettre de Ferney ci-contre), il avait saisi le tribunal de grande instance. Les magistrats l’ont vertement renvoyé dans ses cordes.

Enfin terminons sur une note humoristique. Le patron de feu Lyon Mag compte sur mon « élégance » pour publier l’intégralité de son courrier. Soit ! Je choisis simplement l’élégance du hérisson… pour son côté piquant bien sûr.

 

Gérard Angel