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Keyword - Nora Berra

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16sept.

Collomb - Berra : rupture pour un jeûne

Gérard Collomb l’aura appris à ses dépens : l’ère de la droite lyonnaise étriquée et couille molle est révolue. Avec un culot et une détermination à faire pâlir de jalousie Dominique Perben et ses amis, Nora Berra a montré que Lyon va désormais devoir compter avec elle. Voilà des années que Collomb piétine allégrement ses adversaires UMP sans jamais s’attirer la moindre réaction. Cette fois, il est tombé sur un os. Ses efforts pour priver de parole la secrétaire d’Etat aux Aînés auront été vains. Sans se démonter, Nora Berra a su tranquillement s’imposer devant un Collomb vert de rage de perdre ainsi la face dans sa propre mairie.

La scène s’est déroulée à l’occasion du repas de rupture du jeûne organisé mardi soir dans les salons de l’Hôtel de Ville. Collomb n’a pas apprécié que le recteur de la Grande Mosquée Kamel Kabtane convie Nora Berra à participer à la fête. Il a encore moins apprécié quand celle-ci a fait savoir qu’elle prononcerait un discours. Pas question a fait savoir le maire de Lyon. Ses collaborateurs ont alors expliqué qu’il n’y aurait pas de discours, mais simplement un échange de toasts.

Ce programme a été suivi à la lettre. Vers 21h30, Kamel Kabtane se lève pour prononcer quelques paroles. Gérard Collomb lui répond brièvement. Ensuite, c’est au tour de l’ambassadeur du Qatar. Difficile de parler d’un simple toast alors qu’il s’agit déjà d’un vrai discours que lit le diplomate avec application.

Pendant ce temps-là, Nora Berra a ostensiblement sorti son discours. Collomb fait mine de ne rien voir. Quand l’ambassadeur termine son propos, le maire se lève pour le raccompagner. « Je reviens » promet-il à l’assemblée. Aussitôt, sur ordre de son cabinet, la valse des serveurs reprend. « Dépêchez vous de servir » entend-on du côté de l’office. L’objectif est clair : tout faire pour empêcher Nora Berra de parler.

A 22 heures, les collaborateurs du maire se frottent déjà les mains. Les musiciens se sont remis à jouer et les convives ont le nez plongé dans leur assiette. Qu’importe ! Nora Berra montre alors qu’elle ne manque pas de cran. Elle se lève, se dirige vers la tribune, demande aux musiciens de lui passer le micro. Et la voilà qui pendant un quart d’heure va prononcer un discours au demeurant fort bien troussé.

En face du maire, le député Michel Havard boit du petit lait. Nora Berra le venge publiquement des petites vexations que se plait à lui infliger régulièrement Collomb. Attention ! Il n’est pas sûr que le député UMP ne soit pas, demain, la prochaine victime de sa camarade de parti. En agissant comme elle l’a fait, Nora Berra a endossé l’habit de principale adversaire du maire de Lyon. Encore deux ou trois coups comme celui-ci, et l’Elysée pourrait bien considérer judicieux de la charger de mener la prochaine campagne municipale à Lyon.

16juil.

Nora Berra n'a pas froid... aux yeux

Stop ! Arrêtons les polémiques indignes. C’est vrai à la fin. Il faut être particulièrement de mauvaise foi pour utiliser la santé précaire d’une élue afin de la déstabiliser politiquement. Après Le Canard Enchaîné mercredi, c’est au tour du Progrès de ce jeudi d’en remettre une couche. Voilà donc notre secrétaire d’Etat aux Anciens Nora Berra qui se retrouve épinglée à cause d’une malheureuse grippette qui a, c’est vrai, un peu traîné en longueur.
Nora Berra est tombée malade au lendemain des élections municipales. Le collègue médecin auquel elle a fait appel n’est certainement pas homme à rédiger des certificats de complaisance. Son arrêt de travail pendant près de six mois - entre le 28 mai et le 6 novembre 2008 - était donc bien évidemment lié à son état de santé.
Qui s’en étonnerait d’ailleurs ? Les lecteurs des Potins l’auront compris : la maladie de Nora Berra n’est que la conséquence directe de ses conditions de vie précaire juste avant les municipales. Certains ont insinué qu’elle n’a jamais habité la maison pour laquelle elle aurait antidaté un bail, histoire de disposer d’un domicile fictif dans l’arrondissement où elle était candidate. Que les choses soient claires. Tout cela n’est que mensonge. Comme nous l’avons raconté dans notre précédent numéro du 2 juillet, Nora Berra a vécu pendant près de six mois dans un modeste pavillon du 8e arrondissement sans eau, sans électricité et surtout sans chauffage. Pas étonnant qu’elle nous ait fait une méchante poussée de fièvre qui l’a gardée au lit pendant toute cette période.
Bien sûr, me direz-vous, son mal ne l’a pas empêché de participer à diverses réunions du conseil municipal et d’arrondissement. Ni de continuer à percevoir ses 1 294 euros d’indemnités mensuels. Et alors ? Ses détracteurs auraient-ils préféré qu’elle reste chez elle, au risque de voir son mal empirer dans une maison glaciale ? Nora Berra a choisi la bonne solution. Elle a multiplié les occasions d’aller se réchauffer à l’Hôtel de Ville et en mairie du 8e. Mieux ; elle est allée elle-même chercher chaque mois son indemnité dans les locaux de la trésorerie, grappillant ainsi quelques minutes de chaleur.
Le reste, tout le reste, n’est que jalousie.

30juin

Quand Nora Berra vivait sans gaz ni électricité

La toute nouvelle secrétaire d'Etat du gouvernement Fillon est arrivée à Lyon en 2007. Elle ne bénéficiait alors même pas du confort minimal. Pour en savoir plus, achetez l'article.



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