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Keyword - Nora Berra

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22fév.

Et François Turcas vira au rouge...

Que du beau linge lundi dernier au Double Mixte pour célébrer la fête de l’entreprise. Tout le monde embrasse tout le monde, on est si content de se retrouver, on ne s’est pas vus depuis les derniers vœux, ça doit bien faire deux ou trois jours. D’Anne-Sophie Condemine à Richard Brumm, en passant par Gérard Collomb, Michel Havard, Nora Berra et même la chaise vide d’André Gerin. La CCI, le Medef et la CGPME réconciliés jusqu’à la prochaine escarmouche.

Le voilà, il s’avance, la patron de la CGPME, c’est lui qui invite, sous un tonnerre d’applaudissements. Il remercie tout le monde, salue le philosophe avec qui il a débattu dans l’après-midi, l’anoblit au passage : « André Comte de Sponville ». Il a le verbe généreux, François. Il fustige le moral en berne des troupes françaises, la palme de la morosité pour ce pays plus pessimiste sur son propre sort que les Pakistanais ou les Afghans.

La faute à qui ? « Au capitalisme sauvage qui depuis des années a ruiné l’économie réelle ». Pas moins de trois anciens de Goldman-Sachs président aujourd’hui aux destinées de l’Europe, en Grèce, en Italie, à la BCE.

Faut-il faire la révolution ? Pendre les patrons avec les tripes des curés ? Mais non. François Turcas n’a pas viré rouge. Rubicond, ça pourrait venir... La solution n’est pas le NPA mais la PME. « Nous sommes d’incorrigibles producteurs d’optimisme (...) les forces vices de la 5e puissance économique du monde ». Bref on les aura.

Les onze trophées de l’entreprise vont maintenant pouvoir être remis, en direct sur TLM, avec la grâce de Céline Boff du Progrès. Et d’Anne Glémorec d’Euronews. « Quel sens a cette fête de l’entreprise ? », demande-t-elle à Pierre Fanneau, du Progrès. « Bonsoir », répond-il, avant d’expliquer que 2012 sera l’année de l’internet pour Le Progrès, aussi vrai que 2011 fut celle de la pâte à papier.

Et le philosophe ? Il est monté sur scène. Il vient de participer à une table ronde sur le bonheur au travail. Mais c’est intéressant, ça ? Anne lui tend le micro, grave erreur. Il le prend. Il le garde. Il explique, il développe. On est parti pour un cours de fac. Anne se décompose sur place. A chaque mot de plus de cinq syllabes, TLM perd 10 000 téléspectateurs. « Et oui le bonheur au travail n’est pas naturel, il faut le construire peu à peu et c’est de la responsabilité des managers, et c’est un enjeu majeur s’ils veulent garder les meilleurs salariés »...

Et le bonheur à l’antenne d’Anne et Céline vient de se barrer en courant. Le timing de l’émission est fichu maintenant, on ne rattrapera plus le retard (noter sur un carnet : ne jamais donner la parole à un philosophe). On va devoir cavaler pour les dix trophées suivants : une enveloppe, un film, une question, une photo. Envoyez l’environnement, la responsabilité sociale des entreprises... le jongleur. Non, ce n’est pas un nouveau trophée mais un artiste du cirque Medrano venu en intermède jongler avec des baballes devant un public habitué à en faire autant avec les chiffres.

Et la cérémonie reprend : le développement territorial, la TPE... la femme. Non, ce n’est pas un artiste du cirque Medrano, mais une vrai femme, Nadine Ferri, une entrepreneure. Et elle a bien fait de venir, tous les autres lauréats sont des hommes, on commençait à se demander pourquoi ça s’appelait le Double « Mixte ». Ca y est, on arrive au bout. Malgré le Comte de Sponville. « Vous pourrez suivre la rediffusion sur TLM à partir de 21 h 30 », annonce Céline Boff. Il est déjà 22 h 15. Le mot de la fin pour François Turcas : « Vivement 2013 ». Ce sera aussi le mot de la faim. Vivement le buffet.

Timéo Danaos

10mar.

La requinquette du pouvoir

Jeudi soir, c’était le grand raout de la droite lyonnaise. Michel Havard avait réuni tous ses amis, même ceux qui ne l’étaient pas, ou qui l’étaient peu, et ceux qui ne demandaient qu’à le devenir si d’aventure il se faisait élire maire de Lyon à la place du maire d’Aujourduy. Six cents personnes réfugiées sur l’Embarcadère, et pourtant il n’a pas pris l’eau, et pourtant il pleuvait dru. La droite de maintenant : Philippe Cochet, Nora Berra. La droite d’hier : Henry Chabert, Jean-Michel Dubernard (venu prêter main-forte). Et même la droite hors d’âge, à l’abordage ! La droite du centre : Fabienne Lévy. Et la droite de passage : tiens Victor Bosch !

Toute la droite ? Non, car un petit coin de Broliquie résiste encore et toujours à l’appel du large, du moins : du large rassemblement. « Qu’est-ce qui nous rassemble ? », se demande d’ailleurs Dominique Perben au micro. Il est venu passer le flambeau. Pas celui de la victoire, le malheureux, il le cherche encore ! Ce qui nous rassemble, « c’est la ville et son passé fabuleux. Elle a inventé les prud’hommes, découvert la Chine ». Pas le même jour, bien sûr ! Mais le maire d’Aujourduy est un cran en-dessous de ce qu’il faudrait.

Heureusement s’avance Michel Havard. Il monte sur scène. Il remercie Dominique Perben, sous des applaudissements mous, voire un rien rancuniers. « Je serai candidat à la mairie de Lyon », annonce-t-il. La foule se déchaîne : Habemus papam ! Jouez haut-bois, résonnez musettes ! Calmos... Michel Havard temporise : « il ne faut pas démarrer en fanfare car la route est longue ». Et on ne va pas la parcourir avec un hélicon autour du nombril, ça non. « Lyon recule », dénonce-t-il. Et que font les socialistes pendant ce temps ? Ah vraiment « ils feraient mieux de balayer devant leur porte et de se regarder dans la glace ». Encore faut-il avoir pensé à installer une glace devant sa porte, mais peu importe.

Demain le nouveau chef présentera un nouveau projet : la ville à vivre. Le voilà qui dévoile le logo de l’association qui le conduira jusqu’à son destin : Association Ensemble Pour Lyon. Ben c’est quoi ? On voit une sorte de rond avec des tas de petits bonshommes éparpillés dedans, des bleus foncés, UMP pur jus, des bleus clairs, radicaux hésitants  et des jaunes canari, peut-être des Modem décolorés.

« Pouvons-nous gagner ? ». Quatre personnes répondent : oui. Les autres ne savaient pas qu’il fallait prendre la parole. « Oui nous le pouvons ! », clame Havard, à condition que chacun apporte sa pierre à l’édifice. Sa pierre ou plutôt son petit caillou blanc. Car on vient de découvrir un plateau de balance contenant tout un tas de galets. Chacun est invité à venir en prendre un, et au fur et à mesure que le plateau se vide, normalement il devrait se passer quelque chose... mais il ne se passe rien. Alors un officiant caché derrière une colonne tire sur une corde et miracle ! Le plateau remonte pendant qu’un autre descend, un autre qui contient une maquette de l’Hôtel-de-Ville, enfin à portée de main, nous y voilà, alléluia ! Rien ne vaut les bonnes vieilles grosses ficelles.

Buffet. Car jusqu’à présent seuls les applaudissements ont été nourris. Une droite toute requinquée s’approche de tables couvertes de charcuteries, de pain, de vin rouge et de blanc, la campagne des municipales démarre et pour démarrer une campagne rien ne vaut un buffet campagnard. Michel Havard n’en finit pas d’être congratulé. Et il y a de quoi. Pendant que les ogres s’emparent du buffet, lui s’installe dans le rôle du Petit Poucet. N’empêche, il est le premier candidat qui, pour lancer sa campagne, propose à ses troupes d’aller prendre un gadin !

Timéo Danaos

16sept.

Collomb - Berra : rupture pour un jeûne

Gérard Collomb l’aura appris à ses dépens : l’ère de la droite lyonnaise étriquée et couille molle est révolue. Avec un culot et une détermination à faire pâlir de jalousie Dominique Perben et ses amis, Nora Berra a montré que Lyon va désormais devoir compter avec elle. Voilà des années que Collomb piétine allégrement ses adversaires UMP sans jamais s’attirer la moindre réaction. Cette fois, il est tombé sur un os. Ses efforts pour priver de parole la secrétaire d’Etat aux Aînés auront été vains. Sans se démonter, Nora Berra a su tranquillement s’imposer devant un Collomb vert de rage de perdre ainsi la face dans sa propre mairie.

La scène s’est déroulée à l’occasion du repas de rupture du jeûne organisé mardi soir dans les salons de l’Hôtel de Ville. Collomb n’a pas apprécié que le recteur de la Grande Mosquée Kamel Kabtane convie Nora Berra à participer à la fête. Il a encore moins apprécié quand celle-ci a fait savoir qu’elle prononcerait un discours. Pas question a fait savoir le maire de Lyon. Ses collaborateurs ont alors expliqué qu’il n’y aurait pas de discours, mais simplement un échange de toasts.

Ce programme a été suivi à la lettre. Vers 21h30, Kamel Kabtane se lève pour prononcer quelques paroles. Gérard Collomb lui répond brièvement. Ensuite, c’est au tour de l’ambassadeur du Qatar. Difficile de parler d’un simple toast alors qu’il s’agit déjà d’un vrai discours que lit le diplomate avec application.

Pendant ce temps-là, Nora Berra a ostensiblement sorti son discours. Collomb fait mine de ne rien voir. Quand l’ambassadeur termine son propos, le maire se lève pour le raccompagner. « Je reviens » promet-il à l’assemblée. Aussitôt, sur ordre de son cabinet, la valse des serveurs reprend. « Dépêchez vous de servir » entend-on du côté de l’office. L’objectif est clair : tout faire pour empêcher Nora Berra de parler.

A 22 heures, les collaborateurs du maire se frottent déjà les mains. Les musiciens se sont remis à jouer et les convives ont le nez plongé dans leur assiette. Qu’importe ! Nora Berra montre alors qu’elle ne manque pas de cran. Elle se lève, se dirige vers la tribune, demande aux musiciens de lui passer le micro. Et la voilà qui pendant un quart d’heure va prononcer un discours au demeurant fort bien troussé.

En face du maire, le député Michel Havard boit du petit lait. Nora Berra le venge publiquement des petites vexations que se plait à lui infliger régulièrement Collomb. Attention ! Il n’est pas sûr que le député UMP ne soit pas, demain, la prochaine victime de sa camarade de parti. En agissant comme elle l’a fait, Nora Berra a endossé l’habit de principale adversaire du maire de Lyon. Encore deux ou trois coups comme celui-ci, et l’Elysée pourrait bien considérer judicieux de la charger de mener la prochaine campagne municipale à Lyon.

16juil.

Nora Berra n'a pas froid... aux yeux

Stop ! Arrêtons les polémiques indignes. C’est vrai à la fin. Il faut être particulièrement de mauvaise foi pour utiliser la santé précaire d’une élue afin de la déstabiliser politiquement. Après Le Canard Enchaîné mercredi, c’est au tour du Progrès de ce jeudi d’en remettre une couche. Voilà donc notre secrétaire d’Etat aux Anciens Nora Berra qui se retrouve épinglée à cause d’une malheureuse grippette qui a, c’est vrai, un peu traîné en longueur.
Nora Berra est tombée malade au lendemain des élections municipales. Le collègue médecin auquel elle a fait appel n’est certainement pas homme à rédiger des certificats de complaisance. Son arrêt de travail pendant près de six mois - entre le 28 mai et le 6 novembre 2008 - était donc bien évidemment lié à son état de santé.
Qui s’en étonnerait d’ailleurs ? Les lecteurs des Potins l’auront compris : la maladie de Nora Berra n’est que la conséquence directe de ses conditions de vie précaire juste avant les municipales. Certains ont insinué qu’elle n’a jamais habité la maison pour laquelle elle aurait antidaté un bail, histoire de disposer d’un domicile fictif dans l’arrondissement où elle était candidate. Que les choses soient claires. Tout cela n’est que mensonge. Comme nous l’avons raconté dans notre précédent numéro du 2 juillet, Nora Berra a vécu pendant près de six mois dans un modeste pavillon du 8e arrondissement sans eau, sans électricité et surtout sans chauffage. Pas étonnant qu’elle nous ait fait une méchante poussée de fièvre qui l’a gardée au lit pendant toute cette période.
Bien sûr, me direz-vous, son mal ne l’a pas empêché de participer à diverses réunions du conseil municipal et d’arrondissement. Ni de continuer à percevoir ses 1 294 euros d’indemnités mensuels. Et alors ? Ses détracteurs auraient-ils préféré qu’elle reste chez elle, au risque de voir son mal empirer dans une maison glaciale ? Nora Berra a choisi la bonne solution. Elle a multiplié les occasions d’aller se réchauffer à l’Hôtel de Ville et en mairie du 8e. Mieux ; elle est allée elle-même chercher chaque mois son indemnité dans les locaux de la trésorerie, grappillant ainsi quelques minutes de chaleur.
Le reste, tout le reste, n’est que jalousie.

30juin

Quand Nora Berra vivait sans gaz ni électricité

La toute nouvelle secrétaire d'Etat du gouvernement Fillon est arrivée à Lyon en 2007. Elle ne bénéficiait alors même pas du confort minimal. Pour en savoir plus, achetez l'article.



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