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Keyword - Queyranne

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17juin

Lundi, c’était la chanson de Roland

On a failli rincer le linge. La météo, qui fut joueuse pendant tout le mois de mai, avait promis d’arroser avec nous la Légion d’honneur de Roland Bernard, lundi soir au Dock 40. Mais finalement, grand chamboule tout entre les cumulo-nimbus, les stratus, et les cubitus. Ou les radius. Bref, tous les bras cassés de nuages qui dérèglent le temps. Aucun ne se met d’accord pour savoir qui y va et qui n’y va pas, et le ciel reste bleu.

Tant mieux pour nous. Car il y avait du beau linge. Quelque 700 invités qui se profilèrent sagement un à un devant des hôtesses aux blanches robes, pour décliner leur identité et leur titre de séjour temporaire au pince fesse. Queyranne, Mauduy, Collomb, Daclin, Soulier, Brumm, une bonne partie du conseil municipal. La profession, incarnée par Laurent Duc. Alain Eck représentant l’éternité de France 3. Jean-Pierre Vacher la perpétuelle résurrection de TLM. Et Jacques Haffner, Dieu sait quoi. Tous accueillis par un solide mojito. Il faut toujours reprendre des forces avant les discours.

Gabriel Paillasson ouvre le bal. Il est double-MOF en pâtisserie et glace, un vrai papa gâteau.  Il se charge de la pièce montée pour retracer l’histoire de la Légion d’honneur de 1802 à nos jours, avec toutes ses strates, ses galons, ses rubans, ses rosettes. Gérard Collomb célèbre 30 ans d’amitié avec l’honoré. En 1977, lui embrassait la carrière politique en devenant conseiller municipal, Roland embrassait Marie-Claude et l’épousait. Puis vient Nora Berra, secrétaire d’Etat à Toutuntadchoses. Elle retrace la carrière de l’impétrant, des championnats d’athlétisme au Paris-Dakar, des peintures industrielles à sa reconversion dans l’hôtellerie-restauration : Axotel, Charlemagne, Grand Hôtel des Terreaux, le Chalut.

Roland Bernard fut le premier des Perrachois à croire à la Confluence, alors qu’elle n’était encore qu’une queue de lézard oubliée derrière les voûtes. Mais c’est au titre de ses engagements dans la solidarité et la diversité, que : « au nom du Président de la République », voilà Roland transformé en brochette au revers de son veston. Il est ému. Il prend la parole. Avec ses cheveux frisés et son sourire à la Pierre Perret, on croit toujours qu’il va chanter une chanson, Les jolies colonies de vacances ou pire encore. Pas le genre. Pas de chanson de Roland.

Il se lance dans la philosophie, évoque les valeurs du sport : loyauté, humilité. Cite un proverbe africain : « si tu veux marcher vite, marche tout seul, si tu veux marcher loin, marche avec les autres ». Il insiste « à plusieurs, tout devient possible ». Collomb fait semblant de ne pas avoir entendu. Il évoque Marie-Claude, et juste à cet instant un énorme bouquet de roses atterrit comme par magie dans les bras de la dame. Tout le monde se lève, applaudit.

Bruno Gignoux doit avoir des projets pour sa fin de soirée. Il repart avec une étiquette « RESERVE » dans le dos, qu’il a dû arracher par mégarde au dossier de sa chaise. Roland Bernard n’en finit pas d’être congratulé. Nora Berra est aussi la reine de la fête. Véritable Miss Lyon, dans sa robe et souliers mauves, tout le monde veut se faire prendre en photo avec elle. Même Michel Dulac, le fleuriste, abandonne ses velléités de Spartacus, plus attiré par les glaïeuls que par les gladiateurs.

La fête continue jusqu’à ce que la nuit tombe. Rosé-blanc-rouge. Petits fours et canapés emberlificotés. Jambon à l’os de chez Gast. Fromages de MOF. On rentre par le tramway. On rencontre de plus en plus d’élus dans les transports publics ça permet de bavarder. Et puis c’est le seul endroit où on est sûr de ne pas croiser Rivalta.

Timéo Danaos

27mai

Le développement durable, c’est long, surtout vers la fin

On allait porter en triomphe les héros du développement durable, nus sur un bouclier en rotin, vêtus d’une simple feuille de vigne non sulfatée, couverts de pétales de tournesol qui se dressent délicatement vers la lumière. Les premiers « Trophées » ouvraient à la Cité internationale, patronnés par Le Progrès et le Barreau de Lyon, qui n’y connaît rien non plus.

La réalité fut plus austère. On arrive à 17 heures dans l’atelier 3 « se déplacer en ville ». Le vert est plus qu’à moitié vide : 30 personnes éparpillées dans une salle de 300. Josiane Beaud, de la SNCF, a sa tête des mauvais jours. Elle porte un costume couleur mayonnaise, qui n’arrive même pas à égayer la salade. Le directeur des services départementaux se lance dans un joyeux plaidoyer pour le covoiturage « qui ne coûte presque rien aux finances publiques ».

Seul Bernard Rivalta se montre d’humeur guillerette. Il n’arrête pas de plaisanter aux dépens (si l’on ose dire) de Queyranne : « quand je dis qu’il me doit des sous, il me doit des sous ». On imagine une petite fée du Sytral qui lui glisserait à l’oreille : « Et toi, mes 161 000 euros, quand est-ce que tu me les rends ? ». Mais ce n’est pas le moment de la ramener. Bernard l’Artiche n’est pas tendre avec la profession « contrairement à ce qu’ont expliqué certains journalistes imbéciles, on n’est pas dans le mur ». On n’est pas dans la dentelle non plus. Et voilà qu’un quidam fait remarquer que sur les invitations à cette « journée du développement durable », on mentionnait bien les deux parkings P1 et P2, mais nullement les trois lignes de bus. Personne ne semblait s’en être aperçu, donc tout le monde est venu en voiture. CQFD.

La grande cérémonie des trophées était annoncée à 19 h 30, retransmise « en direct sur TLM ». Elle démarre vers 20 h 15. Les téléspectateurs se sont-ils tapés des écrans de pubs pour patienter ? Ils ont dû en manger, de la salle de bains Yves Perdosa !

Coté cour un salon, fait de fauteuils en rotin (ah, quand même !). Coté jardin, un bar décoré de feuillages en nylon et de faux palmiers en plastique. Une jeune hôtesse joue les utilités, habillée en feuille. Artificielle, bien sûr. Sandrine Audin (TLM) et François Guttin-Lombard (Le Progrès) présentent les lauréats un par un. Ou plutôt un parrain. Une entreprise couve de son aile chaque trophée, ce qui lui permet de diffuser un film à sa gloire sur les antennes de Tout-Lyon-tout-le-temps. Puis elle se soumet aux questions incisives des deux journalistes : « Etes-vous concerné par le développement durable ? » ou « Est-ce que vous pensez que votre entreprise doit montrer l’exemple ? ».

Le buffet devait sonner comme une délivrance. Erreur. On a voulu bien faire les choses. Contre un mur, un étal de marché propose des choux-fleurs, des poireaux, des carottes, des poivrons. Ce sera tout pour les grosses légumes. Collomb a ouvert la séance ce matin, il parait qu’il y avait un peu de monde. Mais la moitié du public est partie avec lui. Même Rivalta a dû se tirer avec les radis.

Il règne une ambiance aussi joyeuse que lors du premier enterrement de Grand-Mère, dans ce hangar à cocktail. On a fait dans le naturel pourtant. Des jus de fruits d’agriculture raisonnée, des brochettes d’ananas. Au milieu des eaux minérales avec et sans bulles, trône une monstrueuse bouteille de Coca Cola, insolente, hérétique, mais fermée. On se rabat sur le beaujolais bio. On a failli le confondre avec un verre de jus de groseille, mais l’instinct du cocktailophile veillait. Finalement, on s’amuse plus chez les écolos. Mais là, il n’y en avait pas.

Timéo Danaos

08avr.

Il était beau, mon légionnaire...

« La légion d’honneur, ça ne sert à rien de la refuser, il faut se débrouiller pour ne pas la mériter ». Selon cette maxime de Maurice Maréchal*, Robert Batailly a tout faux. Après avoir été fait chevalier puis officier, il était cravaté lundi « commandeur de la légion d’honneur ». Ruban rouge autour du cou avec l’étoile à cinq rayons doubles, le roi n’était pas son cousin, l’Empereur, si. Tout le Musée Grévin des notables lyonnais était venu l’acclamer, qui des entreprises, qui de la politique, de l’armée, du clergé, de la gauche, de la droite, et aussi de la franc-maçonnerie, tant l’homme est connu pour porter le tablier.

A droite de l’estrade, dans le grand salon doré de la préfecture, il y a quelques rangées de chaises pour les invités vintage. Ses conscrits ne sont plus de la première jeunesse, il est né en 1934. Et les discours allaient être longs, très longs. La salle comptait au moins autant de rosettes que le Parc de la Tête d’Or, quelques rubans bleus du Mérite, des épinglettes du Rotary, et même des distinctions plus énigmatiques, comme des crocodiles brodés sur des polos. Vu l’âge des participants, leurs coiffeurs respectifs nous offraient un festival de couleurs qui n’existent pas dans la nature, mais qu’on trouve couramment au rayon des jouets, sur la tête des poupées. Des champs de blés, des vieilles souches, des pruniers, des acajous, des écureuils, des flamboyances acryliques, des hérissons en nylon noir, et même une curieuse choucroute qui a dû rester coincée sur son crâne, depuis la période Bardot. Si Louis la Brocante passait par là, il aurait raflé le lot.

Mercier parle. Il salue Batailly qui est un « pays ». Comme lui, il vient de Bourg-de-Thizy où sa mère tenait le bistrot de l’Hôtel-de-Ville. Est-ce là qu’a germé l’idée de s’inscrire au Parti radical ? Il paraît que la politique s’y faisait à table. Aujourd’hui, c’est plutôt dans l’arrière cuisine. Mercier retrace toute la carrière de Batailly, commencée sous Doudou terminée sous Gégé, à la ville et au département. A ses côtés Nora Berra, chargé des aînés et donc en plein repérage. C’en est assez, tu l’a bien mérité, dit en substance Mercier avant de le cravater fermement.

Puis viennent les remerciements. Batailly lit un véritable annuaire téléphonique de tous ceux qui ont joué un rôle dans sa carrière. La liste est aussi longue qu’un comité de soutien à Queyranne, en comptant ceux qui n’ont rien demandé. On comprend pourquoi les mamies s’étaient dépêchées de squatter un siège. Elles en profitent pour hiberner en attendant la fin de la sonnerie aux vivants.

Enfin, c’est le cocktail et tout le monde s’achemine précautionneusement vers les buffets sur un plancher tout de même ciré. C’est la fête. Sauf pour Robert Batailly pour qui le disneyland continue. Tout le monde veut le congratuler à commencer par Queyranne et Collomb. Embrassades, accolades fraternelles, chacun veut se faire photographier avec lui. On se croit commandeur de la Légion d’honneur et on se retrouve Père Noël aux Galeries Lafayette.

Le crémant de bourgogne est de retour, avec son compatriote le cassis. Dans un coin, un ecclésiastique broute une carotte accompagnée d’un jus de pêche de vigne. Deux mamies passent d’un buffet à l‘autre et réciproquement avec une gourmandise persévérante. Il y a aussi du beaujolais, du kir et du cognac. Bon-bon-bon. Ce n’est pas parce qu’on est l’invité d’un franc-maçon. Mais il s’agit tout de même de garder le compas dans l’œil et de rentrer d’équerre.

Timéo Danaos

 

* Maurice Maréchal, fondateur du Canard Enchaîné.

01avr.

Pince-moi électoral chez le préfet

Décidément les réceptions électorales du préfet tournent au goûter de vieux. Au buffet : du jus d’orange, du Perrier à grosses bulles et du Coca light. Aucune chance de s’enivrer et on ne risque pas de grossir. Il est encore tôt, TLM n’en finit pas de brancher ses fiches et d’essayer ses lumières. Les radios bourdonnent dans la pièce d’à côté, elles n’ont pas grand chose à dire mais savent meubler le silence avec du rien. Toute la presse locale et un peu nationale s’ennuie avec un professionnalisme maintenant parfaitement rodé.

S’enivrer d’une victoire, ça se fait pourtant. Queyranne est tout de même bien-réélu, mais comme d’habitude, ses joies sont toutes intérieures. Quand il monte les marches en velours rouge, il affiche le même sourire calme que pour inaugurer un TER électrique. Les médias l’accaparent et il donne de bonne grâce cent fois la même réponse à cent fois la même question. Les plus ravis sont les attachés de presse, eux aussi viennent de sauver leur poste. Gagné par leur enthousiasme, nous allons fêter ça avec un cocktail tonique : jus d’orange mélangé au Perrier à grosses bulles. Soyons fous.

Puis vient Elisa Martin, du Front de Gauche, chevelure flamboyante. « Ralliez-vous à mon panache rouge »... Elle porte tout de même un presque-tailleur d’un rose adouci. Les négociations ont dû bien se passer. Les médias se précipitent pour lui poser la question à laquelle elle ne peut pas répondre : et maintenant ?

Très courtisé aussi Philippe Meirieu qui a eu raison de troquer sa moustache contre une carrière politique, et qui ne sait pas non plus. Sa récente expérience de l’écologie politique l’a au moins convaincu d’une chose, dans cette mouvance aux mille couleurs vertes, nul ne peut prévoir ce qui se passe.

C’est aussi ce que se disent Monsieur et Madame, Etienne Tête et Hélène Blanchard, enfin réunis en public après leur double campagne, l’une aux côtés du PS et l’autre au sein des écolos. S’ils avaient laissé les Verts régler leur différend politique, il aurait fallu mobiliser au bas mot : deux sous-courants, un groupe de travail, une commission des conflits, une caisse de peaux de bananes et quelques motions de censure.

Il manque toujours les UMP. On a bien croisé quelques Jeunes Pop au désespoir qu’on a essayé de consoler avec un : « Mais des branlées électorales, vous en aurez d’autres ! ». Ça ne les a pas réconfortés du tout. Nous accompagnons leur deuil d’un austère Coca light, insipide, inconsistant, comme un score qui ne tient pas au ventre.

Dans un coin Eric Lafond, seul comme un navire abandonné, accroché à son téléphone. Tente-t-il d’appeler des secours ? Silence radio. Pas d’Azouz Begag. Sans doute déjà en train de préparer son prochain livre : Un tabouret pour voir plus loin.

Ça y est, Françoise Grossetête est annoncée. Quand un candidat ramasse une veste, de quelle couleur est-elle ? Noire, si l’on en croit sa tenue. Elle a tout de même gardé au cou le foulard rose avec lequel son adversaire l’a étranglée. Noir aussi le tailleur de Nora Berra, tout sourire devant les caméras, et qui récite le bréviaire des spin doctors de la communication élyséenne : l’abstention, c’est la faute de la gauche, notre défaite, c’est la faute de la crise.

Bon, les perdants n’ont pas l’air effondrés. Quand ils clamaient partout qu’ils allaient gagner, ils ne devaient pas y croire beaucoup. Comme à toutes les promesses électorales. Les électeurs non plus, c’est pour ça que 48% ne sont pas venus. On aurait dû se terminer au Perrier, mais on n’a pas voulu abuser de l’hospitalité du préfet.

 Timéo Danaos

11mar.

Dur, dur pour les remplaçants

La scène se déroule dans le 8e. Ce jour-là, ce sont les associations qui sont en débat pour les régionales. C’est un peu à l’image de la campagne.

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11mar.

Verni soit qui mal y pense

Chaque semaine Les Potins d’Angèle refont le portrait des personnalités lyonnaises, et pour beaucoup moins cher que la chirurgie esthétique : 2 euros.

De la même manière, le résultat est parfois déconcertant, mais tant que les victimes s’efforcent, dans la vraie vie, de ressembler à leur caricature, tout va bien. On finirait même par se dire qu’ils sont pires en vrai.

Lundi soir au Cintra (à lire ici et à voir ), Les Potins avaient convié les élus lyonnais à un auto pince-fesse en forme de vernissage. Les dessins de Castillon et Fiche ornaient les murs, les vrais gens passaient devant. Il s’agissait de déterminer qui de la caricature ou du modèle était le plus ressemblant.

Castillon était aux anges. Pour une fois il avait toutes ses cibles préférées à portée de main. Armé de son carnet à dessins il croquait tout ce qui passait, avec la gourmandise d’un François Turcas devant un buffet de Pignol.

Très à son aise, Gérard Collomb avait l’air de s’inaugurer lui-même, un peu comme s’il était ses propres berges du Rhône. Il en profita pour souhaiter vingt ans de bonheur aux Potins, ainsi qu’à lui même à la tête de la ville. Au grand désespoir de Nora Berra, effondrée.

Queyranne, en pleine biennale d’art contemplatif, se découvrait en « Président des Brosses » et philosophait sur Pierre Desproges qui n’avait pourtant jamais vu un peigne.

Nora Berra, de plus en plus dame du monde, voulait se concilier les faveurs d’Angel Boss en lui offrant un portrait de lui-même, mi-ange, mi-démon. Angel Boss, patelin complimentait tout le monde mais, même quand il fait patte de velours, le matou garde ses griffes.

Tout le monde était venu. La droite, la gauche et la plupart des centres. On aperçût Michel Havard, sous un feuillage, près d’une plante en pot et de beaucoup d’autres qui croyaient ne pas l’être.

Le fan-club parisien de Nora Berra, découvrant le microcosme lyonnais avec l’air d’un énarque parachuté par erreur au milieu de la Ferme Célébrités.

Emmanuel Hamelin remontant la foule comme un saumon en période de frai... trop tard, les listes sont faites.

Richard Brumm, satisfait que le cocktail ne coûtât rien au contribuable renonçant  du coup à compter les cacahuètes. Roland Bernard, passant de bras en bras, comme s’il n’en finissait pas de fêter sa légion d’honneur. Jean-Yves Sécheresse, en loden de gauche, tenue de rigueur des festivaliers d’hiver. Fabienne Lévy, en manteau lamé argent, prête à servir de porte anti-feu en cas d’embrasement généralisé. Aucun risque.

Au bar, le patron Jean-Michel Muller avait respecté scrupuleusement les équilibres politiques de cette ville raisonnable : 50/50, les kirs à droite, les communards à gauche. Et bien sûr, selon la stratégie dite du cross-over, la droite se jetait sur le communard pendant que la gauche se tapait le kir.

Tout le monde embrassait tout le monde, dans une grande papouillerie chaleureuse qui aurait presque fait oublier la distribution de ramponneaux au conseil municipal une heure plus tôt.

Tout le monde ? Non. Un petit îlot de centrisme résistait encore et toujours aux convenances : Azouz Begag n’était pas venu. La réincarnation facétieuse d’Edouard Herriot reculant devant le mâchon ! Et en plus au Cintra ! Il est vrai que cette respectable maison n’a jamais vu passer un tabouret Ikea. Mais après avoir vu et revu tous les dessins, dans un grand élan d’hypocrisie consensuelle, chacun déclarait trouver très drôle le clown qui lui ressemblait et se consolait en se disant qu’il existe une chose bien pire que d’être caricaturé. C’est de ne pas l’être.

Timéo Danaos

04mar.

Régionales: Sécheresse arrose à gauche et à droite

Trop fort, le président du groupe socialiste à la mairie de Lyon ! Pour les régionales, il a décidé de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier. Ainsi, sur son blog le voilà qui faisait mardi de la retape à la fois pour Jean-Jack Queyranne et Une Région d'Avance (à droite du post) et en haut, en bien plus visible pour... Nora Berra, photo à l'appui, la tête de liste UMP étant l'invitée de 20 minutes.fr. Côté soutiens, on ne pourra pas dire que Jean-Yves Sécheresse est aride.

07janv.

Les jeunes socialistes jouent les supplétifs de la police

Qu'on ne compte pas sur nous pour cautionner L'Art qui tarte et ses "actions subversives, presque directes, au service des causes perdues". On serait plutôt du côté de ceux qui trouvent indigne voire... tarte, l'entartage de Jean-Jack Queyranne mercredi soir à l'issue du débat sur les régionales organisé par Lyon-Capitale. Par contre, les jeunes socialistes ont montré à cette occasion qu'il y avait encore une marge entre leurs discours et leurs actes. Ils ont tout à fait le droit de dénoncer la politique sarkozyste du tout sécuritaire. Ca ne les empêche pas de se muer promptement en supplétifs des forces de police sans en avoir la légitimité.

Mercredi soir rue Sergent Michel Berthet, à proximité de l'amphithéâtre René Cassin où se tenait le débat, juste après l'attentat patissier dont a été victime JJQ, un groupe d'une dizaine de jeunes militants PS se lance à la poursuite des deux "terroristes" vite repérés dans une rue quasi déserte. Ils les encerclent et entament un interrogatoire plutôt musclé émaillé d'un langage fleuri. Les jeunes socialistes ont déjà repéré un "gêneur" avec une écharpe bleue qui ne laisse aucun doute quant au fait qu'il soit venu soutenir Françoise Grossetête. Julien Smati, qui est militant UMP de la 7e circonscription (celle de Queyranne...) intervient quand la "police socialiste" entame une fouille des entarteurs, certainement à la recherche d'images de "l'attentat". Mal lui en prend. Pas forcément imposant physiquement, le voilà à son tour molesté et avec une paire de mains autour du cou. Sympa. L'intervention d'un militant UMP plus costaud leur permet de s'échapper promptement.

Ironie de l'histoire, cette violence a été inutile puisque la vidéo de l'entartage s'est rapidement retrouvée en ligne sur lepost.fr. C'est minable mais bien fait pour eux.

29déc.

Si Ferney m'était conté: Episode 4, Le président des Brosses est tout sauf un sentimental

Malgré la trêve des confiseurs, Les Potins continuent leur galerie de portraits avec le président des Brosses, à un peu plus de deux mois des élections au conseil provincial.




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