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17juin

Sarko en veut au conseil général du Rhône

Il a quoi contre notre département, le Président ? Pourquoi rêve-t-il de décapiter son exécutif ? En tout cas, c’est maintenant une certitude, il en veut… des ministres issus du conseil général. Les aura-t-il ? C’est une autre histoire.

Voilà qu’après avoir convoité son président, l’éternel ministrable Michel Mercier, Le Figaro nous apprenait mardi que le Chef de l’Etat lorgne également sur son premier vice-président, Dominique Perben. Que les Rhodaniens se rassurent (et les élus se désolent), Nicolas Sarkozy n’envisage pas a priori de faire rentrer l’ensemble de l’exécutif du Département au gouvernement. Ça aurait de la gueule, pourtant (défense de rire, s’il vous plait).

Reste quand même une question : comment va fonctionner le conseil général si les deux premiers membres de l’exécutif deviennent ministre ? Il semblerait en effet que la fonction puisse leur donner quelque activité.

Si Michel Mercier consacre à son ministère tout le temps qu’il passe actuellement à l’Elysée, ça lui donnerait déjà de quoi faire. Mais quand même, entre Paris et Thizy…

Que Jean-Luc da Passano, le deuxième vice-président du conseil général, ne commence pas à se frotter les mains pour autant. Si ça se trouve, c’est le directeur général des services du Département, Pierre Jamet, qui va continuer à tout gérer.

Et l’important et incontournable secteur de la vie associative (défense de rire à nouveau, s’il vous plait), pierre angulaire de la politique départementale, quid ? Ce maroquin, ça voudrait dire qu’on ne verrait plus Dominique Perben à Lyon ? Honte à ceux qui estiment que ça ne changerait pas grand chose ! On sait bien que Sarko veut repousser l’âge de la retraite. Mais jusqu’à quand ils vont faire trimer Simone André pour continuer à suppléer Perben lors du forum des associations ?

08juin

Le Modem fait Faure

Voilà qui évitera les atermoiements. Les Potins (n°175) évoquaient récemment le ticket Fabienne Faure - Azouz Begag dont rêvaient certains au Modem pour les régionales de l’an prochain. En fait, ce sont surtout les amis de l’ancien ministre de Villepin qui imaginaient ça. L’actuelle présidente du groupe Modem à la Région n’était pas vraiment demandeuse. D’autant que Fabienne Faure est une militante convaincue du mandat unique, ajoutaient les opposants à ce ticket. Et comme elle va être élue députée européenne... adieu le conseil régional et Begag, ricanaient-ils.

Ce matin, Fabienne Faure est libérée de ce dilemme. Même en étant deuxième de liste juste derrière Jean-Luc Bennahmias, elle n’a pas été élue hier. Heureusement que le Modem avait (bien imprudemment) proclamé il y a quelques semaines être le seul parti à faire campagne dans le Rhône... Si les autres formations politiques s’y étaient mis, les Oranges seraient définitivement au (fin) fond du panier.

Le Rhône, terre centriste, c’est aujourd’hui bon pour les livres d’histoire. En récoltant péniblement 36 233 voix dans le département, Jean-Luc Bennahmias retrouve son propre score de 2004... lorsqu’il était chez les Verts. Soit 22 000 voix de moins que la tête de liste UDF de l’époque, Thierry Cornillet. Le bide est du même ordre à Lyon. Ici, la greffe écolo-centriste n’a pas pris. Car quand on voit que le Modem fait encore moins bien dans la circonscription qu’en France, ça confine à l’erreur de casting.

Ce matin, Michel Mercier, le président du conseil général, doit se dire qu’il a bien fait de commencer à sauter du train orange (qui n’a plus rien des premiers TGV) en marche.

05juin

Y va voter quoi Mercier dimanche ?

En voilà une question qu’elle est bonne comme aurait dit Coluche. On a glosé sur les interrogations électorales de Bernard Kouchner, mais on pourrait tout autant le faire à propos de Michel Mercier. A la différence du ministre des Affaires étrangères, lorsqu’il se trouve dans l’embarras, le président du conseil général du Rhône sait se faire discret afin de garder toutes ses ambiguïtés.

Le 30 mai, plutôt que de venir à la grand réunion publique avec François Bayrou à Lyon, il avait mieux à faire à Thizy. D’ailleurs, qui l’a vu faire campagne à l’occasion de ces européennes ? Personne. A l’instar de Bernard Kouchner, il était peut-être trop occupé à lire les programmes électoraux pour choisir son bulletin de vote... UMP. Qui sait ?

Tout cela ne l’empêche pas de demeurer trésorier national du Modem. Un pied dedans et un pied pas loin du gouvernement. Il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Si près du maroquin, ce serait ballot de braquer le Chef de l’Etat en affichant son soutien au parti dont on vient. D’un autre côté, au Modem la critique demeure mezza voce puisque le patron du groupe centriste au Sénat n’a pas (encore) quitté le parti. A ce niveau d’ambiguïté sarko-centro-compatible, voilà notre élu en liberté... (très) surveillée.

Il y a quand même une différence entre Bernard Kouchner et Michel Mercier. L’un est déjà rentré au gouvernement et l’autre pas (encore ?). Que tout cela ne vous empêche pas d’aller voter le cœur léger. Soyez rassurés : la politique est affaire de convictions.

27mai

Grand stade: Meunier, tu dors ?

C’est ce qui s’appelle prendre un but d’entrée. Le match retour concernant le caractère d’intérêt général du futur Grand stade de l’OL commence à peine que la doublette Forissier-Meunier est déjà menée au score. Le moins que l’on puisse dire, c’est que nos deux élus - souvent très volubiles - ne s’en sont pas vantés.

Jean-Michel Aulas peut se frotter les mains, c’est François Fillon en personne qui a repris la balle au bond. Comme l’indique le communiqué de Matignon «le gouvernement soutiendra les initiatives parlementaires visant à clarifier la législation et apporter les précisions attendues par les clubs et les collectivités locales en permettant la reconnaissance du caractère d’intérêt général des enceintes sportives destinées à permettre l’organisation de l’Euro 2016 de football ». Collomb, Fillon : même combat !

Michel Mercier n’a plus qu’à ressortir son amendement retoqué fin janvier : le gouvernement a déjà déroulé le tapis rouge. La balle est maintenant dans le camp du maire de Meyzieu Michel Forissier et du député du Rhône Philippe Meunier. A eux de nous montrer que des élus UMP sont mieux placés pour se faire entendre d’un gouvernement de droite qu’un maire socialiste de Lyon et un président centriste du conseil général du Rhône. A moins qu’on ne leur ait déjà demandé de regagner les vestiaires...

Meunier aura en tout cas du mal à nous refaire le coup du travail dominical. Malgré les grands principes brandis en étendard, le farouche opposant de la 13e circonscription s’est mué en cosignataire de la nouvelle proposition de loi... à partir du moment où elle excluait l’agglomération lyonnaise. Pour faire voter un amendement déclarant les stades de foot d’intérêt général sauf dans le Rhône, il va lui falloir un peu plus que le soutien de Michel Forissier.



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