Philippe Brunet-Lecomte a la rancune tenace. L’ancien patron du fort peu regretté Lyon-Mag vient à nouveau de se faire méchamment renvoyer dans ses cordes par la justice. Défait en première instance (lire ici) dans le procès en diffamation qu’il a fait aux Potins, il vient d’être à nouveau débouté par la cour d’appel de Lyon (Jugement.pdf).
Est-ce une façon mesquine de se venger ? Ce qui est
sûr, c’est qu’il a saisi le parquet pour tenter de forcer un journaliste à
révéler ses sources. Brunet-Lecomte est connu pour sa férocité envers ses ennemis
qu’il n’hésite pas à traîner dans la boue. En revanche, dès qu’il s’agit de sa
petite personne, l’homme a des pudeurs de pucelle. Les Potins ont pu le
constater. Dans un article en date du 15 mai 2008, nous avions brossé à travers
la lettre de Ferney un portrait éloquent du personnage nommé pour la
circonstance le comte Bruney: « Mieux, il insulte, il éructe, il menace, il fait
régner la terreur. Voilà plus de dix années que ces méthodes s’apparentent à ce
que quelques juristes éminents pourraient qualifier de chantage ».
Philippe Brunet-Lecomte qui semble n’avoir éprouvé aucune difficulté pour se reconnaître avait alors porté plainte contre Les Potins. Il prétendait que nous avions « porté atteinte de façon flagrante à son honneur et à sa considération ». La justice en a décidé deux fois autrement. Après le tribunal correctionnel le 2 juin dernier, la cour d’appel a, le 12 novembre, confirmé notre relaxe et débouté Brunet-Lecomte de toutes ses prétentions.
Cette double défaite lui est probablement restée sur l’estomac. Quelques jours plus tard (mercredi 18 novembre pour être précis), Gérard Angel était, en tant que directeur de la publication des Potins, convoqué dans les locaux de la police judiciaire. La raison ? Une plainte de Philippe Brunet-Lecomte ; il exige de savoir comment nous nous sommes procuré certains documents comptables relatifs à son ancien journal et que nous avons publiés dans nos colonnes voici quelques mois. Au XVIIIe siècle, il aurait probablement demandé qu’on convoque le bourreau pour nous appliquer la Question.
Brunet-Lecomte ignore visiblement que les journalistes dignes de ce nom ne révèlent jamais leurs sources. Ce secret des sources est aujourd'hui considéré « comme l'une des pierres angulaires de la liberté de la presse » par la Cour européenne des droits de l'Homme. Nous n’avons bien évidemment rien dit au policier (au demeurant fort aimable). Même si ces documents nous avaient été transmis par un ancien salarié de Lyon-Mag, ou par Brunet-Lecomte lui-même, nous aurions fait preuve du même mutisme.
