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08juin

En avant première du prochain numéro: la vérité sur le recrutement de Thomas Collomb

Bernard Rivalta s'est livré à une véritable "danse du ventre" car pendant qu'on parle de cet emploi, on ne parle pas d'autre chose au Sytral. Pour en savoir plus, rendez-vous dans la boutique pour acheter l'article.

25mai

Rivalta: responsable et coupable

Ouf ! La morale est sauve. Enfin, si l’on peut dire. En Angleterre, une pareille affaire se serait immanquablement soldée par la démission du coupable. Quoi qu’il en soit, l’arrêt de la Cour administrative d’appel remet les pendules judiciaires à l’heure. Il est vrai que le premier jugement du tribunal avait largement de quoi heurter le bon sens. Tout en reconnaissant l’illégalité des indemnités que s’était versées Bernard Rivalta (il y en avait quand même au total pour 160 000 euros), les magistrats avaient accepté que le président du Sytral garde le pognon.

 L’élu socialiste n’en demandait pas plus : il perdait effectivement son honneur mais il conservait le magot La décision n’avait pas seulement heurté le bon sens. Elle avait également gratouillé l’épiderme de nombreux juristes surpris que l’on puisse impunément taper dans la caisse d’un syndicat financé avec de l’argent public. Monsieur Dupont ou madame Durant à qui les allocations familiales réclament le remboursement immédiat d’un trop perçu n’auront pas manqué d’apprécier…

Un grand merci donc à la Cour administrative d’appel qui fait œuvre de bon sens. L’illégalité des indemnités ne faisant aucun doute (même les potes de Rivalta ne le contestent pas), elle en tire les conclusions qui s’imposent. L’argent mal acquis ne doit point profiter et il faut le rendre. La justice administrative n’en a d’ailleurs pas fini avec Bernard Rivalta.

Le patron du Sytral n’est pas homme à bouder les petits (et gros) avantages que peut lui offrir son poste. Voiture de luxe (le plus gros modèle de chez Renault), chauffeur, restaurants, voyages au bout du monde, etc : rien n’est trop beau pour que Rivalta puisse se pousser du col et jouir du même train de vie que le maire de Lyon, ou les présidents du Conseil général ou régional. Il y a quelques mois, il s’est fait attribuer une carte de crédit affaire gold dont le plafond de dépense a été porté à 25 000 euros hors taxes. Là encore, aucun texte ne semble autoriser une telle pratique. Un recours devant la justice a été introduit.

Cette fois, les juges du tribunal administratif y regarderont peut-être à deux fois avant de couvrir Bernard Rivalta.


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