Un ALGO peut en cacher un autre (ils sont deux)

 

Le duo d’humoristes fait ses dents au Boui Boui

L’un est plutôt grand et l’autre aussi. Avant qu’ils ne déboulent sur scène une voix off avertit le public, qu’au cas où on ne comprendrait pas tout “un service après blagues est mis à votre disposition”. Ils se présentent : “s’il y en a qui ne nous connaissent pas, c’est à dire tout le monde”. Et d’où sortent-ils ? Pas trop de l’école. Ou alors vite. “On n’est pas resté longtemps au collège”. On s’en doutait un peu. Trop de différence de rythme. C’était dans les années 2000, on écoutait Tokyo Hotel et ça aussi, c’est une bonne raison de tailler la route. Les petits boulots. Le Mac Do. Ah non, le Mac Do ça n’a pas marché. Suite à un regrettable malentendu. Le recruteur leur a demandé de citer deux défauts, ils ont cru qu’il fallait citer les siens. Des petits boulots donc. De l’intérim. Une mission aux Antilles dont ils reviendront avec une conception de l’effort et de la fatigue entièrement revisitée. “Ce ne sont pas les Antillais qui sont trop lents, c’est le temps qui passe trop vite”. Mentalistes. Ils se lancent dans une expérience de transmission de pensée dont on était sûr qu’elle allait échouer. Après toute une série de simagrées, ils font écrire à une spectatrice le nom d’un pays et le nom d’un animal. Celui des deux qui n’a rien vu doit deviner. Et bien c’était “Danemark”, le pays, ce n’est pas la peine de faire languir le lecteur plus longtemps. Il a trouvé, Al. Quant à l’animal, il a un peu queutté le truc, faut dire que la fille avait choisi un animal marin, or “Eléphant”, ce n’est pas vraiment marin. Bien sûr il peut toujours prendre son bain, et puis il y a des éléphants de mer, mais quand même ce n’est pas ça. Un sur deux c’est déjà bien.On connait des voyants  extralucides dont on ne dira pas le nom (Marmor) qui s’en contenteraient volontiers. Et qui ne sont pas humoristes. Du moins : volontairement. Algo (Alban et Hugo) racontent des histoires qui leur sont peut-être arrivées, c’est possible, rien qu’à les voir, on sent qu’ils les attirent. Ils chantent des chansons marseillaises, mais ça doit être juste pour emmerder Christophe Mahé ou Francis Cabrel. Ils parlent avec le public “c’est pas parce que tu te recoiffes que tu vas perdre dix ans”. Sales gosses. Ou “Sport Commerce”, un pauv’ spectateur pour qui ils vont chanter spécialement une chanson qu’il aurait préféré que non. L’avantage d’un duo qui fonctionne c’est que les sketches répondent de l’un à l’autre, rebondissent comme des balles de ping pong (oui, je sais, il faut dire : tennis de table). Les deux loustics s’entendent comme une association de malfaiteurs, pour la plus grande joie du public. Ils sont au Boui Boui, le samedi en fin d’après midi (17h45)

Timeo Danaos

Boui Boui Café Théâtre, 7 Rue Mourguet, 69005 Lyon, Téléphone : 04 72 05 10 00

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