Fêtes Consulaires : la génération « K » prend la main

Inauguration vendredi dernier sans Collomb

C’était une grande première pour le pré-maire Képénékian et l’avant-président Kimelfeld, les deux successeurs désignés de Collomb, la génération K. Il devaient inaugurer de concert les fêtes consulaires ce vendredi à l’heure du thé. Après avoir été dûment argumenté par le cerbère, on passe la grille, car l’endroit n’est pas encore ouvert au public.

On se retrouve près de l’estrade. Tiens ils ont installé un podium tout en longueur comme pour les présentations de mode. D’ici à ce que Képé nous fasse un défilé de costumes folkloriques pour honorer ses hôtes, on ne demande qu’à voir. Michel-Pierre Deloche, Consul Général du Danemark, ouvre le bal au nom de tous les autres, consuls généraux, c’est-à-dire diplomates professionnels, et consuls honoraires, c’est-à-dire le contraire. « Quelques mots avant qu’il pleuve. » Il ne sait plus si ce sont les 17 ou 18e fêtes consulaires, mais il y a plus de cinquante pays représentés maintenant. Képé confirme. Il salue tout le monde et son maire qu’il représente encore pour quelque jours. Au même moment, le ministre de l’Intérieur doit être en train de lustrer la fourragère de la 21e promotion d’officiers de police à Saint-Cyr au Mont d’Or. On ne peut pas être partout. « Je suis vraiment très heureux d’ouvrir au nom de Gérard Collomb cette 16e édition… » Donc c’est 16.

 

Lyon est une ville ouverte, dit Képé. Depuis Lugdunum. (Il faut dire qu’à l’époque les Romains l’ont un peu ouverte à coups de catapultes, mais c’est pardonné, maintenant). Il parle comme ça, Képé, il faudra s’habituer : « chaque lien que nous tissons témoigne de la richesse de nos échanges ». Il remercie le Traité de Rome, qui vient d’avoir 60 ans. Sinon, il souhaite « de belles fêtes consulaires et nous allons continuer ». Bonne continuation. Maintenant commence le marathon des stands. Tous l’attendent et tous veulent l’accueillir, c’est tellement aimable à eux. Au début, c’est un café offert par le Guatémala. Tout va bien. Il est chaud, il est bon, il est fort. Mais l’Irlande a prévu du plus costaud. Le whisky West Cork, sec et en shooter, ça dégèle la banquise, et Képé n’est pas de glace. En Slovaquie on a sorti de petites burettes comme celles des curés, mais il y a peu de chances qu’elles contiennent de l’huile ou du vin de messe. D’après la couleur, cela pourrait être de la palinka, une douceur fruitée qui peut grimper jusqu’à 70°. Heureusement, les Belges carburent à la bière et aux cuberdons. Le cuberdon est une friandise qui ressemble à un petit berlingot conique, fait de gomme arabique et de framboise confite. C’est très bon. Après deux tranches de saucisson et un bout de saucisse, on est moins sûr, mais il faut essayer. Albanie : « ici la tradition, c’est d’offrir le raki ». Va pour la rakirikiki. C’est si gentiment proposé.

 

Bizarrement, aucun pays n’a pour spécialité l’eau de source et le jus de carottes !  Le Belarus revendique à la fois les dentifrices de marque Wünderdent, qui doit vouloir dire : la dent merveilleuse (on n’a pas essayé), les machines agricoles (on n’a pas essayé non plus, on voulait demander à Képé, mais il n’était plus là), les charcuteries roboratives et le saumon fumé des montagnes. Là on a essayé, il est parfait. Et la vodka, bien sûr. Le deal est de savoir si la vodka bélarusse est meilleures que la vodka russe juste à côté ou si c’est le contraire. Et ben franchement, à force d’essayer on est incapable de distinguer l’inverse du contraire et réciproquement ! Tiens on a perdu le maire ! Il est en train de donner une interview en français à la radio belarusse. C’est bon, on a le temps.

 

Timéo Danaos

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