Naming du Grand Stade : confronté à ses propres contradictions, Jean-Michel Aulas perd ses nerfs

Le président de l’OL s’en prend aux Potins pour éviter de s’expliquer sur ses multiples annonces bidons et promesses non tenues

Pour le grand Mamamouchi Aulas, il n’est de bons journaux que ceux qui se prosternent respectueusement devant sa Suffisance. Avec lui, la presse est libre ; libre de communier sans discuter au tout puissant Dieu foot. Libre de s’esbaudir devant l’immense talent du président de l’Olympique Lyonnais qui marchandise ses joueurs comme de simples logiciels de comptabilité.
Mais gare à celui qui ose rappeler quelques vérités ; qui ose écrire qu’Aulas a été largement nourri aux subventions publiques ; qu’il a ruiné les petits actionnaires qui lui ont aveuglément fait con ance ; qu’il les a menés en bateau avec des engagements qu’il n’a jamais tenus.

La semaine dernière, sans même mesurer son impudeur, Jean-Michel Aulas s’est félicité tous azimuts de la vente d’Alexandre Lacazette pour 53 millions d’euros. Pendant que la presse unanime a salué cette bonne affaire, Les Potins ont eu la mauvaise idée de publier quelques vérités sur la réalité du naming. Loin de nous laisser aveugler par le communiqué annonçant « la discussion exclusive » en cours avec Groupama, nous avons rappelé quelques vérités toutes simples, notamment sur les sommes en jeu. Il suffit d’effectuer quelques recherches sur Internet pour retrouver les déclarations péremptoires d’Aulas. Il annonçait dans un premier temps que le naming rapporterait entre 10 et 15 millions par an à l’OL. Il évoquait l’intérêt suscité par des grandes entreprises internationales et moquait avec mépris Bordeaux qui n’avait trouvé « que » la Matmut pour son stade.

Avec Groupama, c’est l’histoire de l’arroseur arrosé. Surtout si, comme nous l’écrivions, la réalité des chiffres montre au final que le naming du grand stade ne rapportera en réalité qu’autour de 3,5 millions d’euros.

Visiblement, nos informations sur les dessous de cette négociation qui traîne en longueur ont profondément énervé Aulas. Sans répondre sur le fond, il s’est fendu d’un communiqué méprisant sur le site de l’Olympique Lyonnais. Avec la morgue du parvenu qu’il est, il s’empêtre dans ses propres contradictions. Pour commencer, il évoque « le manque de crédibilité » de notre journal dont les ventes seraient selon lui inférieures au 420 salariés d’OL Groupe. Et d’expliquer : « Ce stade dans lequel joue l’Olympique Lyonnais depuis le 9 janvier 2016 a été construit grâce à un investissement privé de près de 450 millions d’euros, et malgré près de 110 procédures administratives souvent mises en avant et médiatisées par Les Potins d’Angèle ». Après 18 mois d’exploitation, la réalisation s’avère être une réussite, tant par la fréquentation du stade (plus de 2 millions de spectateurs) que par les événements organisés, les revenus générés, le re-financement officialisé il y a quelques jours en étant le dernier garant en date.
Dans sa publication de cette semaine, « Les Potins d’Angèle aborde le naming du stade, non pas avec le respect de cette stratégie entrepreneuriale gagnante mais avec le mépris d’un esprit étroit au demeurant doublé de fausses informa- tions issues de sa mauvaise foi légendaire ».

Si nous sommes à ce point quantité négligeable, on se demande bien pourquoi Aulas perd son temps à tenter de se justifier. Il est vrai que nous ne sommes pas les seuls à commencer à nous interroger sur les promesses jamais tenues du patron de l’OL. Il suffit de jeter un coup d’œil au cours boursier de l’OL. On voit que comme nous les actionnaires sont dubitatifs. Au point que malgré les cocoricos du grand Mamamouchi, le cours de l’action est reparti à la baisse. On est repassé au- dessous des 2 euros (contre 24 euros au moment de l’introduction).

J. Croypu

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