Avec Les Potins, un branleur peut toujours en cacher un autre…

Vendredi soir dernier, Les Potins ont lancé leur dernière production. En l’occurrence le cinquième tome de la grande saga des Branleurs qui est à la grande littérature ce que Mac Do est à la gastronomie. Après Collomb et les 40 branleurs, La Revanche des branleurs, Les branleurs font leur cour et Les branleurs rentrent en primaire, voici donc le cinquième épisode de cette belle épopée. Le KKKlan mate les branleurs prouve s’il en était besoin que les deux auteurs de ces pièces en cinq actes en alexandrins sont comme les mineurs d’autrefois. Ou comme les pères de Star Wars. Quand Gérard Angel et Érick Roux de Bézieux ont trouvé un bon filon, ils l’exploitent jusqu’à plus soif.
Une fois encore, Roland Bernard bon prince s’était dévoué pour accueillir la petite sauterie dans son hôtel Best Western Charlemagne. Quelques élus que l’on peut croiser au fil des dialogues de cette dernière livraison avaient répondu présents. On reconnaissait notamment le président du Conseil départemental Christophe Guilloteau, le député Patrice Verchère, le maire du 6e Pascal Blache, le maire de Rillieux Alexandre Vincendet, le conseiller municipal lyonnais Stéphane Guilland, son collègue Emmanuel Hamelin ou l’attaché de presse de Laurent Wauquiez, Frédéric Poignard.

Avec la mauvaise foi dont il est coutumier, Gérard Angel a expliqué à sa façon l’absence des deux principaux héros que sont les deux K : Georges Képénékian et David Kimelfeld.

« C’est ma faute », a-t-il avoué tout penaud. En fait l’invitation avait été envoyée à l’attention de « Monsieur le maire de Lyon » et « Monsieur le président de la Métropole ».

Quelle erreur ! En lisant ces intitulés, le facteur qui est très au fait des réalités politiques locales a bien évidemment transmis directement les deux courriers place Beauveau. Depuis qu’il a été promu ministre d’État, ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb a effectivement démissionné de ses deux mandats locaux. Mais il n’y a bien que Emmanuel Macron à croire qu’il n’exerce plus le pouvoir. De Paris, il continue à tout diriger, à transmettre ses ordres aux deux K. Et chaque week-end il revient entre Saône et Rhône leur pourrir la vie en jouant les vedettes lors des inaugurations.
À défaut de s’être déplacé, Gérard Collomb n’était pas totalement absent. Un membre éminent de sa famille avait pris discrètement place dans la salle.
Cette année, Les Potins ont imité la SNCF. Avec eux, un branleur c’est comme un train ; ça peut toujours en cacher un autre. L’hebdomadaire a réuni dans un petit opuscule quelques-unes des caricatures de Gérard Collomb publiées depuis une douzaine d’années.

Sous le titre Le petit Collomb Irritable, l’album nous offre quelques-uns des costards que lui taille régulièrement votre hebdomadaire satirique. Collomb est effectivement un bon client. Tour à tour chaleureux, autoritaire, amical, impitoyable, c’est un vrai plaisir de lui gratter le poil. Et il serait dommage que toutes ces caricatures ne le suivent pas aussi à Paris

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