POTINS DE LA SEMAINE

Candidate

On est prié de croire Caroline Collomb sur parole quand elle jure ne pas être entrée en politique pour avoir un mandat. Aux Potins, on transmet l’info à ses camarades socialistes qui s’étaient indignés quand au moment des élections régionales elle avait fait de l’incruste en obtenant une bonne place éligible sur la liste de Jean-Jack Queyranne. Il est vrai que c’était au temps de l’ancien monde, quand madame était encore militante au PS. 

Climat

Quoi qu’il en soit, le résultat des prochaines élections municipales dépendra en grande partie de l’image de Macron et de LREM. Si d’aventure, l’opinion était à nouveau aussi bien disposée qu’au moment des dernières législatives, la mairie de Lyon serait plus facile à décrocher. Comme on dit, avec l’étiquette macroniste, même une chèvre réussirait à se faire élire. Reste qu’il faudrait beaucoup d’imagination pour confondre une chèvre et Caroline Collomb. Surtout côté caractère.

Espoirs

Un macroniste plein d’espoir, c’est Julien Ranc qui fait figure de champion des macronistes à Tassin-la-Demi-Lune. Quand on regarde le résultat des législatives dans cette commune, on se dit qu’il peut effectivement conquérir la ville. À moins bien sûr que, comme aux dernières législatives, LREM passe un accord de dernière minute avec le Modem ce qui en juin dernier a permis à Cyrille Isaac-Sibille de décrocher (enfin) un siège de député.

Inquiet

Maire de Limonest et membre de l’exécutif métropolitain, Max Vincent n’est pas du style à abandonner ses administrés. En 2020, cela fera tout juste un peu plus de trois décennies qu’il sera le maire de sa ville. S’il espère bien retrouver alors son siège pour un nouveau bail de six ans, il s’inquiète en revanche de la nouvelle loi qui ne permettra plus à chaque commune d’avoir au moins un élu au conseil métropolitain. Il s’en est encore inquiété vendredi dernier, lors de la séance publique. « Tu n’as qu’à démissionner en guise de protestation », lui ont conseillé quelques élus. Démission : visiblement c’est un mot qui ne figure pas dans le vocabulaire personnel du bon Max.

Puni

Comme l’ont rapporté Les Potins la semaine dernière, le Conseil d’État a finalement désavoué Laurent Wauquiez en validant le premier vote sur la commission permanente de la Région. Voilà qui prive la majorité d’un siège ; en l’occurrence celui du Modem François-Xavier PénicaudWauquiez devrait toutefois se consoler dans la mesure où le même Pénicaud est le seul élu de sa majorité à ne pas avoir voté le budget à la Région.

Puni (2)

En validant le premier vote, le Conseil d’État a offert un siège supplémentaire à la liste présentée par le Front National. Pas sûr toutefois que les lepénistes soient ravis. Il faut en effet savoir que c’est le docteur Pierre Delacroix qui récupère ce siège à la commission permanente. Lequel a récemment claqué la porte du groupe que préside Christophe Boudot et siège désormais comme non inscrit. Amusant, non ?

Ambiance

Visiblement, Laurent Wauquiez a été plus atteint qu’il veut bien le dire par la polémique qu’ont suscitée ses déclarations devant les étudiants d’EM Lyon. La semaine dernière, les élus de la majorité qu’il avait réunis pour évoquer le dossier de la future loi sur l’apprentissage l’ont trouvé nettement moins flamboyant qu’à l’habitude. Il est vrai que, pour cette réunion, il était accompagné de son ancien vice-président aux transports Patrick Mignola, désormais député macroniste de choc.

Couleurs

À propos de député macroniste, Thomas Gassilloud organisait lundi dernier à Charbonnières une grande réunion d’information sur le numérique. Outre le maire de la commune Gérald Eymard et le député Bruno BonnellGassilloud avait également convié Juliette Jarry, la vice-présidente de la Région. Laquelle figurait en bonne place sur l’invitation dont le graphisme et les couleurs bleu et jaune rappelaient étrangement les documents de campagne de nombreux candidats La République En Marche.

Casino

Un mot sur Charbonnières. Voilà plusieurs années que la commune cherche une solution concernant les redevances versées par le casino. Historiquement, ces recettes étaient à travers un syndicat réparties à égalité entre Charbonnières et La Tour de Salvagny. Las ! Cet accord qui satisfaisait tout le monde est régulièrement dénoncé par la Chambre Régionale des Comptes. Les magistrats qui n’ont visiblement rien de plus important à faire considèrent que la loi prévoit que ces recettes reviennent à la commune sur laquelle est implanté le casino. En l’occurrence La Tour de Salvagny. Finalement, les deux communes viennent de se mettre d’accord sur une répartition : 53% pour La Tour, 47% pour Charbonnières.  Reste que si un contribuable de La Tour saisit la justice administrative pour contester cette convention, rien ne dit qu’il n’obtiendra pas gain de cause.

Candidat

Candidat au poste de secrétaire fédéral du PS, Yann Crombecque fait feu de tout bois pour rappeler son existence à ses camarades. Notre élu villeurbannais vient de pondre un communiqué pour s’émouvoir de « la participation du député de la sixième circonscription (Bruno Bonnell) à une réunion publique de l’électorat chrétien traditionaliste Lyonnais ». Et d’expliquer que « faute d’être présent à l’Assemblée Nationale et sur la circonscription, Bruno Bonnell a choisi de porter une parole radicalement conservatrice, oubliant au passage l’importance de la laïcité dans notre République ».

Camarade

La semaine dernière, le Conseil départemental réuni en commission permanente a accueilli David Kimelfeld. Accompagné de ses deux vice-présidents Jean-Luc Da Passano et Michel Le Faou, le patron de la Métropole a présenté en détail les projets en matière d’infrastructures routières. Les conseillers départementaux ont pu ensuite poser des questions. Sheila McCarron en a profité pour titiller durement Kimelfeld sur le dossier des bus. De l’avis de quelques élus présents, cela ressemblait à un règlement de comptes entre ex-camarades du PS. Tous deux ont quitté le parti, mais pas pour les mêmes raisons. Kimelfeld a rejoint La République En Marche alors que McCarron considère que les socialistes ne sont pas assez à gauche... Visiblement, Kimelfeld n’a nulle envie de voir son ex-camarade le rejoindre. « Surtout, tu la gardes », a-t-il glissé à l’oreille de Christophe Guilloteau pendant son intervention.

Croisement

À quelques heures près, Gérard Collomb aurait pu croiser Christian Philip au Niger. L’ancien premier adjoint de Raymond Barre est depuis le week-end dernier à Niamey pour participer à la semaine de la francophonie. C’est l’ambassadeur de France Marcel Escure qui l’a invité. Les deux hommes se connaissent depuis que Philip s’occupait de la francophonie à l’Élysée sous Nicolas Sarkozy quand Escure occupait un poste similaire au Ministère des affaires étrangères.

Coopération

Même à 4 000 kilomètres de la France, Gérard Collomb ne risque pas d’oublier Lyon. Lors de sa rencontre avec les autorités de la ville d’Agadez, le gouverneur a évoqué l’actuelle exposition sur les Touaregs au Musée des Confluences. En réponse, Collomb a souhaité qu’une coopération économique puisse s’établir entre Agadez et la Métropole lyonnaise. Espérons qu’il a pensé à en parler à David Kimelfeld.

Espion

Pour son déplacement au Niger, Gérard Collomb était comme toujours accompagné de son collaborateur Arthur Empereur. Ce dernier qui se promène toujours avec son appareil photo n’a pas oublié le dernier voyage en Albanie. Lors d’une visite d’usine, alors qu’il mitraillait son patron de ministre, il a failli être arrêté pour espionnage.

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