Cinquante personnalités présentes au déjeuner des présidents de Marguin

S’il était un lieu où il était particulièrement chic d’être lundi 23 avril, c’est bien le restaurant Le Président où règne l’incontournable Christophe Marguin. En hommage au nom de son établissement du 6e arrondissement, celui qui préside depuis quelques siècles (et pour autant encore) les Toques blanches avait organisé le premier « déjeuner des présidents ». Il avait convié une cinquantaine de Lyonnais qui occupent un poste donnant droit au titre de président. On s’en doute, le président de l’OL Jean-Michel Aulas avait aussitôt répondu présent. Il n’était pas le seul. L’assemblée ressemblait à un condensé des meilleurs numéros de Lyon People qu’auraient toutefois désertés les shampoineuses de chez Dessange et les vendeurs de Mercedes. L’horloger Jean-Louis Maier était finalement le seul gros annonceur du magazine que dirige Marco à avoir obtenu son carton d’invitation.

On reconnaissait dans le désordre le milliardaire Bruno Rousset (April), le promoteur Jean-Christophe Larose (Cardinal) et son ex associé Pierre Nallet, l’héritière Carrefour Sophie DefforeyLaurent Fiard (Medef), Guy Benhamou (Casino Le Pharaon), le toujours fringant Jean-Claude Lavorel, le retraité Roland Tchenio, le très métallique Éric Jacquet, le maire de Lyon Georges Képénékian, l’ancien président de la CCI et toujours patron du groupe Serfim, Guy Mathiolon, le maire du 6Pascal Blache, la très culturelle vice-présidente de la Région Florence Verney-CaronLaurent Constantin (TLM), le sénateur François-Noël BuffetSerge Manoukian, la patronne de la Caisse d’épargne Stéphanie Paix, l’avocat André Soulier venu en voisin, le général Pierre Chavancy qui devrait bientôt quitter ses fonctions de gouverneur militaire, etc.

S’il était également de la fête, le cuisinier Jacky Marguin (le père de Christophe) n’en était pas la vedette. Ce rôle est revenu au double président du Conseil régional et de LR, Laurent Wauquiez. Cet honneur fait au patron national de l’opposition de droite n’étonnera pas ceux qui connaissent les inclinaisons politiques du maître des lieux. Il est d’ailleurs le seul, avec le préfet de région Stéphane Bouillon qui était également de la fête, à avoir été invité à prononcer un petit discours en guise de mise en bouche.

Au-delà de son côté gastronomique, ce déjeuner a donné l’impression à nombre de convives qu’il marquait la fin de l’ère Collomb à Lyon. On imagine bien que l’actuel ministre de l’Intérieur a d’autres zadistes à fouetter que de venir participer à ce genre de pince-fesses. Il n’en est pas moins significatif qu’aucun de ses très proches, à commencer par Richard Brumm ou Fouziya Bouzeda, n’ait été convié à ce déjeuner hors normes.

Cette situation n’était bien évidemment pas faite pour déplaire à Laurent Wauquiez qui n’a pas boudé son plaisir en constatant que les présents se pressaient nettement plus autour de lui que de son « ami » Georges Képénékian.

Laisser un commentaire