Une claque pour les toques

Quel que soit le vote de la Métropole le 9 juillet sur la Cité de la gastronomie, le choix de l’exécutif est une nouvelle indication que l’influence des Toques blanches lyonnaises s’effrite : le projet auquel le président Marguin a participé a pris une claque. Ce personnage, qui s’auto-proclame « Poutine de la gastronomie lyonnaise », n’arrive plus à faire ce qu’il veut sur ses terres. Il espérait que cette Cité devienne son pré-carré. Sauf coup de théâtre, c’est raté.

Pour beaucoup, il y aurait une sorte d’incohérence si ce projet-là remportait in fine le morceau. Certes, l’association des Toques blanches est constituée de chefs de qualité. Mais on se souvient qu’en 2006, avec un bureau constitué de Christopje Marguin, Mathieu Viannay, Joseph Viola et Frédéric Berthod, elle s’est liée à des industriels de l’agro-alimentaire, comme Nestlé et Brake, qui livrent aux restaurateurs toutes sortes de produits, entre autres des surgelés. Alors qu’aujourd’hui, chez les plus grands chefs comme chez les sans grade, la tendance est aux circuits courts, à la production locale et artisanale. À cela s’ajoute la dimension internationale, et donc pas spécialement lyonnaise, de la Cité de la gastronomie. Celle-ci devra aussi intégrer un important volet nutrition et santé. Ce n’est pas la spécialité des sponsors des Toques blanches lyonnaises.

Harry Covert

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