Bruno Charles se jette des fleurs devant les écolos

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Samedi 3 mars, Bruno Charles a présenté un bilan de sa délégation à la métropole teinté d'autosatisfaction au siège lyonnais d’Europe Ecologie - Les Verts (EELV). « Notre bilan est sans proportion avec le rapport de forces au sein de la Métropole, a constaté le vice-président chargé du développement durable et de la biodiversité. Aucun autre groupe politique ne peut en dire autant ». Au fil des diapositives de son powerpoint, projetées sur un écran géant coupant le local écologiste en deux, l’élu a passé en revue les actions qu’il a menées depuis 2015 : lutte contre l’étalement urbain, éducation à l’environnement, recensement et protection des plantes sauvages… Il faut dire qu’avec seulement 6 élus sur 165 (mais deux vice-présidents et deux membres de la commission permanente), EELV fait figure de nain politique au sein du conseil métropolitain. « Quand on n’a pas de poids, il faut passer par la société civile », a doctement expliqué Bruno Charles. Illustration avec le plan climat, qu’il chapeaute : « Les objectifs ont été votés en conseil de la Métropole après avoir été approuvés par les partenaires en conférence climat. Une fois que j’avais obtenu l’accord du MEDEF et de la CCI, la majorité ne pouvait pas aller contre ». Si l’échange avec la vingtaine d’adhérents présents a été réduit à la portion congrue après deux heures et demie d’exposé (« On pourrait un peu parler, nous ? » finira par se plaindre une militante), ceux-ci semblent se ranger derrière le diagnostic de leur élu. Tout au plus une militante aura-t-elle pointé un manque de dialogue entre les élus et la base du parti. Mais une inquiétude subsiste, à deux ans des prochaines élections métropolitaines : « Est-ce que les citoyens ont conscience de notre action ? s’interroge Bruno Charles. Il y a un enjeu à politiser ce que nous faisons pour produire de l’écho, alors que Collomb veut garder le bénéfice politique ».

Sébastien Grob