Gérard Collomb : de Lyon à Beauvau sans passer par Saint-Fons

N’en déplaise aux macronistes et à tous ceux qui se sont mis opportunément En Marche pour suivre le nouveau Président de la République, il existe encore bel et bien une différence entre la droite et la gauche.
À droite, on parle de la tentation de Venise quand l’envie vous prend de tout laisser tomber, d’abandonner la politique pour fuir du côté de la Cité des Doges. Alain Juppé qui a connu pareille tentation et a fini par y résister en a fait un livre.
Plus discret, Gérard Collomb a lui aussi vécu une telle période de découragement. C’était il y a vingt-cinq ans, lorsqu’un Michel Noir triomphant à la mairie de Lyon ne lui laissait guère d’espoir de faire une carrière municipale digne de ce nom entre Saône et Rhône. « À défaut de caviar, mangeons du foie gras » s’est un moment dit Collomb. Le sénateur-maire de Saint-Fons Franck Sérusclat semblait alors disposé à lui laisser sa mairie.

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