Sus aux Adrets !

Guillaume Riva soigne la bonne réputation de cette table historique du Vieux-Lyon

C’est sans doute le restaurant le plus mystérieux de Lyon… et l’un des plus fréquentés. Rue du Bœuf, les Adrets s’est longtemps appelé Le Tire-cul-Les Adrets. Au 16è siècle, le baron des Adrets était un Dauphinois à la tête d’une troupe de Réformés qui a saccagé et pillé le tout-Lyon catholique et royaliste. Comment ce cruel cavalier domine encore l’entrée du 38 de la rue du Bœuf reste une énigme. Et pourquoi tire-cul ? Peut-être enivrés par quelques pots de beaujol’pif suivis d’un sorbet Gnafron au marc de Bourgogne, certains croient voir dans ce tire-cul un hommage à la libido frénétique de l’un des propriétaires. Cela dit, « tire-cul » a disparu du nom il y a une vingtaine d’années, les cuisiniers se concentrant sur les fourneaux davantage que sur la gaudriole. Si bien que dans cette rue qui compte aujourd’hui trois restaurants étoilés, Jérémy Galvan, Au 14 février et la Cour des loges (en vente depuis décembre), Les Adrets sont devenus une oasis de classicisme. Trouver quelqu’un qui en ressort déçu est mission impossible.

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