Alexandre Vincendet et Philippe Cochet veulent la peau de François-Noël Buffet

«Ce ne sont pas Vincendet et Cochet mais les électeurs qui ont montré qu’ils veulent la peau de Buffet ».
Ce proche des maires de Rillieux et Caluire n’y va pas par quatre chemins pour dézinguer celui qui menait la campagne métropolitaine pour Les Républicains. Il est vrai que le résultat est loin d’être un succès. D’où les critiques qui fusent contre la stratégie de campagne et le choix souvent calamiteux des hommes. Dans sa propre circonscription (Lônes et Coteaux), Buffet ne pointe qu’en seconde position avec un bien modeste 19,28 % des voix. Il est devancé par le candidat écologiste Jean-Charles Kohlhaas (20,36 %) et ne doit qu’à une poignée de voix de ne pas l’être par le kimelfeldien Jean-Luc da Passano. À Lyon, c’est la débandade. Le choix des têtes de listes s’est à de rares exceptions près révélé catastrophique. Inconnus sur le territoire où ils se présentaient, les Philippe Meunier et surtout Marc Degrange et Jean-Claude Lassale (7,51 % sur Lyon Sud) pointent souvent en cinquième position et sont éliminés dès le premier tour. Étienne Blanc a fait ses comptes. Si les candidats choisis par Buffet avaient réalisé le même score que ceux qui menaient ses listes dans les neuf arrondissements lyonnais, ils auraient tous dépassé les 10 %. « Il conviendra d’en tirer les conséquences », a-t-il expliqué devant ses compagnons du bureau politique. En clair, il plaide pour que le prochain coup (tout laisse à penser qu’on va recommencer le premier tour), on s’appuie sur des femmes et des hommes de terrain.

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