Mon Cher Ami,

C’est probablement la fin d’une époque. Sans vouloir peiner Choiseul, vous conviendrez avec moi que le renouvellement des conseils de Lyon et des villages alentours a pour lui des airs de déroute. À Paris et à Versailles, il faut entendre ceux qui, dans l’entourage de Sa Majesté, plaidaient depuis des mois pour que le Roy tourne le dos à son ancien ministre de toutes les polices. Pour eux, la sagesse consistait à soutenir le baron Keyserling que Choiseul avait en son temps lui-même choisi pour occuper le fauteuil de président du Conseil de Lyon et des villages alentours. Les conseillers du Roy refusaient d’écouter ceux qui expliquaient doctement que le baron restait très largement inconnu ; et qu’en l’absence d’un soutien officiel, Choiseul ne ferait qu’une bouchée de lui.

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