Et Hop, un droit de réponse !

La maire de Vénissieux écrit aux Potins

Le 17 juillet dernier, Michèle Picard nous a adressé le droit de réponse suivant, que nous publions intégralement :

« DROIT DE REPONSE de Michèle Picard, maire de Vénissieux, Vice-Présidente de la Métropole de Lyon.

Dans un article publié le 03 juillet 2020 signé de Pierre Gandonnière, vous relatez les propos de Monsieur Farid Ben Moussa mettant en cause le financement de ma campagne électorale lors des élections municipales de Vénissieux.

Monsieur Farid Ben Moussa conteste le résultat des élections, ce qui est son droit.

L’écart des voix entre nos deux listes, près de 5%, me rend sereine, le juge électoral n’a pas pour habitude de remettre en cause le verdict des électeurs lorsque celui-ci est si net.

Dans le cadre de ce contentieux, Monsieur Farid Ben Moussa m’accuse d’avoir financé ma campagne en utilisant l’argent de la commune.

C’est chose grave, et si de tels faits étaient avérés, ce n’est pas le juge de l’élection qu’il faudrait saisir, mais le juge pénal, ce dont Monsieur Farid Ben Moussa se garde bien.

Il dénonce un « abus de biens social » qui aurait été commis au préjudice de la commune. L’abus de biens social est une infraction pénale qui ne peut concerner que des sociétés commerciales mais ne s’applique pas aux communes.

Cette erreur de vocabulaire en dit long sur le sérieux des analyses juridiques de Monsieur Farid Ben Moussa. Sans doute est-ce pour cela qu’il « est seul à attaquer» mon élection, ses colistiers se montrent autrement plus prudents.

Contrairement à ce qu’affirme Monsieur Ben Moussa, un maire est tout à fait en droit d’adresser des cartes de voeux à la population de sa ville ainsi qu’aux partenaires de la commune. C’est ce que de nombreux maires font. 

Un maire n’est pas condamné à utiliser des cartes de voeux laides, mais peut faire preuve d’originalité, de créativité. C’est ce que nous faisons, depuis de nombreuses années, à Vénissieux, ville de culture et de beauté . 

Mettre en oeuvre la solidarité avec les plus fragiles lors de la crise du corona n’a rien d’électoral, c’est le rôle d’un maire, à Vénissieux comme dans toutes les autres villes.

Prétendre que 150 000 euros de fonds publics aurait été utilisés pour ma campagne est hautement fantaisiste et laisse craindre que les talents de comptable de Monsieur Farid Ben Moussa soient comparables à ses talents de juriste .

Le juge de l’élection est saisi, il tranchera.

Contester le compte de campagne des élus est le dernier recours des candidats battus au terme d’une campagne loyale, projet contre projet, et d’un vote dont personne ne conteste la sincérité, pas même Monsieur Farid Ben Moussa.

Pour ma part je me réserve le droit d’user de l’article 226-10 du code pénal relatif à la dénonciation calomnieuse .

Les Potins sont sensibles à l’honneur que leur fait Michèle Picard par cette démarche. Bien que l’information soit également parue dans plusieurs autres journaux, ils sont les seuls à être destinataire d’une lettre recommandée. Enfin, depuis le temps qu’ils essaient en vain d’obtenir des réponses aux questions qu’ils posent à la mairie de Vénissieux, en voilà une. PG