Bernard veut verbaliser les nuisances sonores


Attention, danger !


Le maire de Lyon et nombre de ses adjoints ne semblent pas mesurer à quel point l’insécurité galopante et les incivilités innombrables constituent l’une des principales inquiétudes des citoyens. Ces derniers n’en peuvent plus d’entendre parler (y compris par le Garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti) de « sentiment d’insécurité » comme si la situation n’était finalement pas si grave et qu’il ne s’agissait que d’une question de ressenti. Entre les agressions physiques aux conséquences dramatiques et irrémédiables et les violences routières qui constituent de véritables assassinats, on a largement dépassé le stade du simple « sentiment ». Force est d’admettre que Lyon est devenue une ville dangereuse, une ville où les parents sont inquiets pour leurs enfants, où les maris se font du souci pour leurs épouses.
Bien sûr, la situation n’est pas nouvelle ; elle ne date pas de la victoire de Grégory Doucet. Il n’en reste pas moins que dans six ans, c’est aussi sur son action en ce domaine que le maire sortant sera jugé. Et nul ne se souviendra que la situation a dégénéré avant son élection ; qu’elle s’est en réalité aggravée quelques semaines plus tôt, au lendemain du déconfinement.
En ce domaine, le président de la Métropole semble plus lucide que son collègue lyonnais. Même s’il continue à ne pas envisager de créer une police métropolitaine, Bruno Bernard se dit disposé à intervenir « en complément des communes ». Il est également prêt à s’investir pour développer une police des transports ce qui ne sera pas un luxe quand on connaît les risques auxquels sont exposés les passagers et les conducteurs des bus.
De même Bruno Bernard est conscient des nuisances sonores que subissent les habitants du centre ville. Entre les grosses cylindrées qui s’amusent à faire rugir leurs chevaux et les rodéos nocturnes de motos, la situation est insupportable dans certaines rues de la Presqu’île. Et pas seulement. Pour y remédier, il propose de développer la vidéo-verbalisation à travers l’implantation de radars sonores. « J’en ai déjà parlé au préfet », nous a-t-il confié. À sa place, on en parlerait également à ses potes écologistes dont on connaît les réticences en matière de video-surveillance. On parie que Doucet et ses proches ne seront pas les plus faciles à convaincre.

GA