Pantouflage : Gérard Collomb a recasé son ex-directrice de cabinet chez les pompiers


Merci Gérard ! Merci Jean-Yves !


Grâce à ces deux protecteurs, Arabelle Chambre-Foa n’aura pas mis longtemps à retrouver un boulot bien payé. L’ancienne directrice de cabinet de Gérard Collomb vient d’être embauchée comme directrice juridique au SDMIS, le service départemental-métropolitains d’incendie et de secours. Pour mener à bien cette opération copino-pantouflage, l’ancien maire de Lyon s’est appuyé sur son pote Jean-Yves Sécheresse ; lequel a un temps espéré qu’un mandat de sénateur viendrait récompenser sa diligence.
En tant que président du SDMIS, Sécheresse s’est précipité avant que soit élu son successeur (ce qui devrait être le cas début octobre). Sans en parler à personne, il a donc organisé le recrutement avec la bénédiction du contrôleur général Serge Delaigue. Un discret appel à candidature a été lancé. En plein confinement, ne se faisant plus d’illusion sur l’issue du scrutin métropolitain, Arabelle Chambre-Foa a envoyé son cv. Comme nous l’a expliqué sans rire Sécheresse, tout le monde est tombé d’accord pour considérer qu’elle correspondait le mieux au poste à pourvoir.
Selon nos informations, Bruno Bernard n’a guère apprécié d’avoir été mis devant le fait accompli. Le nouveau président de la Métropole a d’autant moins apprécié qu’au lendemain de son élection, lors d’un rendez-vous en tête à tête avec Gérard Collomb, ce dernier s’est bien gardé de l’informer. Bernard pourra toujours se consoler en se disant qu’il n’a pas été le seul maltraité dans cette affaire. En tant que président du Conseil départemental, Christophe Guilloteau est l’autre financeur des pompiers. Et là encore, personne, ni Collomb, ni Delaigue, n’ont jugé utile de l’informer de cette embauche qui est tout sauf anodine.
Respectant une tradition qui a cours en politique, Bernard avait pourtant demandé à Collomb s’il souhaitait que son successeur l’aide à recaser certains collaborateurs. À sa plus grande surprise, aucune demande ne lui a été présentée. Collomb s’est contenté d’évoquer vaguement le cas de Chambre-Foa ; il s’est bien gardé d’évoquer son embauche chez les pompiers alors que le SDMIS est majoritairement financé par la Métropole.
Que Collomb ait volé au secours de son ex-directrice de cabinet prouve au moins qu’il n’est pas rancunier. Il a visiblement oublié qu’Arabelle Chambre-Foa est l’une des principales responsables de sa déconfiture électorale. Pendant toute la campagne, elle s’est efforcée d’écarter toutes celles et tous ceux qui criaient casse-cou et plaidaient pour un vrai rajeunissement des troupes. Elle a préféré s’entourer d’élus qui, comme Renaud George n’avait aucune compétence pour diriger une campagne électorale.
Avec Richard Brumm, elle est aussi l’une de ceux qui, lors du départ de Collomb place Beauvau, n’ont eu de cesse de persuader le ministre que son successeur à la Métropole n’avait qu’un objectif : le trahir. Son action a ensuite rendu impossible une réconciliation avec David Kimelfeld.
G.A.